L'Étudiant Libre

Le premier tour des élections présidentielles est passé. Comme d’habitude, il nous a apporté notre lot d’émotions, d’enthousiasme, parfois même d’exaltation. Et aujourd’hui, quoi ? Vraiment pas grand-chose. Un remake de 2017, qui sent déjà le moisi. Karl Marx disait que « l’histoire se répète toujours deux fois. La première fois comme une tragédie, la deuxième fois, comme une farce ». Voilà qui nous promet de belles années à venir, mais passons. Là n’est pas notre sujet.
Crédits : Pixabay

Cette élection, je dois l’avouer, je l’ai vécue d’un peu loin. Parce que je suis convaincue qu’elle n’est pas la clé de nos soucis. Et finalement c’est une bonne chose. Je suis écœurée de voir que rien ne change, mais cela ne me désespère pas pour autant, parce que l’échelle nationale n’offre aucune solution, et à mon avis, il faut se réfugier autre part.

Si vos votes n’ont pas porté leurs fruits, tournez-vous vers le concret ! Engagez-vous dans le local. Vous pourrez y voir la valeur de vos actions. Nos terres sont exsangues à cause d’une mauvaise gestion, depuis cinquante, soixante ans, voire parfois encore d’avantage. Il est en notre pouvoir de faire changer les choses à ce niveau-là. À force de choses concrètes, pas à pas, nous pourrons mener nos régions vers une meilleure gestion, d’abord, puis peut-être vers un meilleur avenir.

Notre système politique a certes des qualités, mais il a aussi beaucoup de défauts. Un en particulier : c’est un régime de technocrates. Nous sommes dirigés par une armée de fonctionnaires qui quittent leurs bureaux une semaine tous les cinq ans pour aller serrer à la main de trois paysans, en portant des bottes en caoutchouc, et qui, après cela, prétendent connaitre le peuple, voire même l’apprécier. Ce n’est pas ce que nous attendons d’eux, et s’ils ne nous donnent pas ce que nous attendons, il faudra que nous le prenions de par nous-même.

Et pour cela, nous engager dans le local. Parce que c’est d’abord et avant tout l’enracinement. Appartenir à un peuple, à une terre, dans la grande soupe des régions françaises. Savoir d’où l’on vient, pour savoir où l’on va. Nos terres ont de très nombreuses richesses que l’on foule au pied. Un patrimoine négligé à défendre, une histoire que l’on tend à oublier, une communauté qui se disloque, faute de pouvoir trouver quelque chose qui lie encore les uns et les autres.

Bien trop souvent, les hommes du XXIème siècle oublient la terre d’où ils viennent. Puisque nous prétendons servir et aimer notre pays, faisons vivre son âme, au lieu de rester fixés sur des élections qui, quels qu’en soient les résultats, ne nous apporterons aucune sorte de bien. La clé de notre avenir est là. À nous de la saisir, et alors seulement, nous pourrons nous dire utiles !

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Faustine Lambert

Faustine Lambert

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Et si le localisme était la solution ?
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