L'Étudiant Libre

La rumeur planait depuis quelques semaines. L’officialisation a été faite lundi 25 avril : Elon Musk, le patron de Tesla, est désormais le nouveau propriétaire du réseau social américain.

 

 

La nouvelle a été annoncée lundi 25 avril. Dans un communiqué, Twitter explique que le multimilliardaire Elon Musk rachète le réseau social au prix de 54,20 dollars par action, soit un total de près de 44 milliards de dollars. Le nouveau patron avait assuré la semaine dernière avoir sécurisé plus de 46 milliards de dollars pour financer cet achat. Pourtant, la direction du réseau social n’était pas favorable à cet achat. Vendredi 18 avril, 4 jours après la première offre d’achat d’Elon Musk, Twitter avait pris des mesures pour empêcher ce rachat, notamment en permettant d’acheter facilement les actions du patron de Tesla, si elles passaient au-dessus de 15%, alors qu’elles s’élevaient à hauteur de 9% du capital de la société, depuis le 25 mars. Il était alors devenu le plus grand actionnaire du réseau social. Il était également devenu le dirigeant de Twitter le 5 avril dernier. Mais le conseil d’administration de Twitter s’est réuni ce dimanche 24 avril pour de nouveau étudier la proposition du milliardaire, après que ce dernier s’est entretenu avec différents actionnaires. Quels changements ce rachat va faire apparaitre sur Twitter ? À la suite du rachat, il déclare que « la liberté d’expression est le fondement d’une démocratie qui fonctionne, et Twitter est la place publique numérique où sont débattues des questions vitales pour l’avenir de l’humanité. Je veux également rendre Twitter meilleur que jamais en améliorant le produit avec de nouvelles fonctionnalités, en rendant les algorithmes open source pour accroître la confiance, en vainquant les spambots et en authentifiant tous les humains ». Elon Musk désire faire de Twitter un réseau qui met en avant la liberté d’expression. Ainsi la modération va devenir moins radicale. Des comptes comme celui de Donald Trump avaient notamment été supprimés. L’ancien président américain a cependant annoncé qu’il ne reviendrait pas sur Twitter malgré ce rachat. Des nouvelles règles de modération verront donc le jour. Nous pouvons supposer par ailleurs qu’au nom d’une liberté d’expression parfaitement respectée sur Twitter, le rachat de la plateforme par Elon Musk empêchera une censure woke qui était devenue massive ces derniers temps. Il y a quelques semaines, le milliardaire évoquait également l’apparition d’un bouton pour éditer un tweet : On suppose donc que cette fonctionnalité devrait apparaitre. La longueur des tweets pourrait aussi être revue à la hausse, elle qui est aujourd’hui fixée à 280 caractères. Elon Musk veut aussi augmenter la confiance des utilisateurs envers le réseau social. Il souhaitera alors disposer l’algorithme de Twitter en « open source ». Ainsi, le calcul qui détermine ce qui s’affiche sur le fil d’un utilisateur serait public. Twitter devrait également sortir de la Bourse. Le nouveau propriétaire a expliqué dans une lettre datée du 14 avril que le réseau : « ne prospérera pas ni ne remplira sa mission sociétale dans sa forme actuelle. » Une sortie de la Bourse permettrait d’effectuer des modifications de la plateforme plus aisément. Quelles réactions ? Beaucoup d’utilisateurs « bienveillants » craignent que ce rachat soit une menace envers la démocratie D’autres pensent que le réseau social deviendra la porte ouverte au racisme ou à l’homophobie. Robert Reich, membre du parti démocrate aux Etats-Unis a dit dans une tribune relayée dans le Guardian que « Le véritable objectif de Musk n’a rien à voir avec la liberté des autres. Son objectif est sa propre liberté illimitée – la liberté d’exercer un pouvoir énorme sans avoir à rendre de comptes aux lois et règlements, aux actionnaires ou à la concurrence du marché – c’est pourquoi il est déterminé à posséder Twitter ». Il ajoute que « Contrairement à ses ambitions de bouleverser le transport et le vol interstellaire, celle-ci est dangereuse. Cela pourrait bien bouleverser la démocratie. » En France, des personnalités politiques de gauche comme Audrey Pulvar ou encore Clémentine Autain ont laissé entendre leur crainte. La députée de la France Insoumise estime que ce rachat est un danger pour la démocratie. L’ancienne candidate à la présidence de la région Ile-de-France sous l’étiquette du Parti Socialiste estime quant à elle que Twitter est désormais un « jouet pour dangereux milliardaire »
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Elon Musk rachète Twitter
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