L'Étudiant Libre

Je pourrai me dire que ce n’est pas grave car la signalisation me guidera. Il n’en est rien. L’affichage vertical comme l’horizontal est désastreux. Je ne sais jamais si j’ai le droit d’emprunter telle ou telle route. Est-elle piétonne, réservée aux cyclistes, en travaux ?
Crédits : Twitter @Anne_Hidalgo

Aujourd’hui, je rentre chez moi en région parisienne mais je dois impérativement passer par le cœur de Paris – le deuxième arrondissement. Je suis en voiture. Il pleut. Les deux premières heures de trajet sur l’autoroute se passent bien et, quand j’arrive à l’entrée de Paris, j’entre dans l’enfer de l’automobiliste. 

Il y a des deux roues partout : scooters, motos, vélos, trottinettes. Et donc, chaque mètre parcouru me vaut un coup d’œil dans mes rétroviseurs pour éviter l’accident. Pourtant, pour les trottinettes et les vélos, il y a des pistes cyclables. Partout. Elles semblent toujours être vides ou elles sont simplement mal placées ou mal indiquées. Il y en a de plus en plus, avec, par exemple, la rue de Rivoli, devenue pour la moitié piste cyclable, que mon GPS me propose de prendre alors que la mairie de Paris l’a fermée aux automobilistes “normaux”. 

L’usage du GPS est devenu indispensable dans Paris même pour les connaisseurs de la capitale. La multiplication des sens interdits et des voies fermées aux véhicules transforment les itinéraires en parcours du combattant et il faut donc s’aider. Sauf que mon GPS (qui est bien entendu à jour) n’est pas au courant de toutes ces modifications et, assez vite, me voilà perdu dans les seules rues que j’ai le droit d’emprunter. 

Je pourrai me dire que ce n’est pas grave car la signalisation me guidera. Il n’en est rien. L’affichage vertical comme l’horizontal est désastreux. Je ne sais jamais si j’ai le droit d’emprunter telle ou telle route. Est-elle piétonne, réservée aux cyclistes, en travaux ? 

Les travaux ? Il y en a de plus en plus et ils empêchent la circulation et j’en fais encore les frais. Des travaux se doivent d’améliorer la ville : Paris est cependant de plus en plus sale et de plus en plus repoussante. 

Je finis par arriver et je demande à mon entourage si c’est normal qu’un trajet qui devait durer 15 minutes (depuis l’entrée de Paris) m’en prenne en réalité 60. La réponse est unanime : avant Hidalgo, on pouvait rouler dans Paris, maintenant ce n’est plus possible. 

Alors, oui, il faut protéger l’environnement mais, non, la solution n’est pas la suppression de la voiture de manière brutale. Attendons au moins d’avoir un réseau de transports en commun qui fonctionne en Ile-de-France, permettant à ceux ne pouvant pas vivre dans Paris intra muros de rejoindre Paris plus rapidement avec ces transports. Oui, la voiture pollue mais non, il n’y pas encore de solution alternative viable. Que les parisiens arrêtent de prendre l’avion pour aller au bout du monde plutôt que d’imposer la suppression de la voiture alors qu’ils n’en ont souvent pas besoin. 

Il faut refaire de Paris une grande ville. Il faut que les voitures puissent circuler, que les vélos puissent circuler, que les bus puissent circuler en partageant intelligemment la chaussée. Il faut réaménager Paris entièrement plutôt que de réfléchir à chaque rue ou croisement de manière isolée. 

Mme Hidalgo, avant de vouloir être présidente de la république, refaites de Paris un paradis.

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Un trajet en enfer
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