L'Étudiant Libre

Rouen : Génération.s hausse le thon

Une drôle d’affaire à Rouen n’a pas manqué de bien faire rire le collectif Les Normaux qui nous a partagé la nouvelle. Pour avoir entendu en conseil municipal que Joséphine Baker était une « belle personne », une élue Génération.s a provoqué un scandale parce que le compliment venait d’un homme… Pour madame Slimani, un homme ne peut pas juger le parcours d’une femme !
Laura Slimani, militante Génération.s et élue au conseil municipal de Rouen

Lundi 23 mai dernier se tenait à l’Hôtel de Ville de Rouen le conseil municipal mené par le maire Nicolas Mayer-Rossignol à la couleur politique changeante selon les auditoires et selon les circonstances.

Tout avait si bien commencé et pourtant

Lors du conseil municipal et après une séquence de motions toujours très politiques, les délibérations et les votes s’enchaînent. Mme Laura Slimani, adjointe au maire en charge, notamment, de l’égalité femmes-hommes, présente la délibération n.19 portant sur la nouvelle dénomination de l’école des Sapins, située dans les hauts de Rouen, en école Joséphine Baker. Cette délibération s’inscrit dans la continuité de la féminisation de l’espace public voulue par la majorité rose-vert-rouge. Vous n’aurez sans doute pas oublié la polémique initiée en 2020 par le maire qui souhaitait, dans ce même cadre de féminisation de l’espace public, remplacer la statue de Napoléon, installée devant l’Hôtel de Ville de Rouen depuis 1865, par celle de Gisèle Halimi, un choix téléguidé qui n’avait pas séduit les Rouennais qui ont fait preuve de clairvoyance en infligeant à la majorité un coup de Jarnac mérité.

C’est alors que Franque-Emmanuel Coupard La Droitte, conseiller municipal d’opposition du groupe Au Cœur de Rouen, prend spontanément la parole afin d’exprimer à quel point cette délibération allait donc dans le bon sens de la féminisation de l’espace public rouennais. Il ose même, naïvement sans doute, qualifier Joséphine Baker de « belle personne ». Que n’avait-il pas dit là … Pour s’être permis, en tant qu’homme, un commentaire positif sur le parcours de cette femme hors-norme, M. Coupard La Droitte s’attire immédiatement les foudres de Mme Slimani dont l’esprit étriqué a fait un blocage à peine ces mots prononcés. S’en suit un emballement théâtral et disproportionné de la part de Mme Slimani qui ne dissimule pas sa colère et injurie le groupe d’opposition tout entier.

M. Coupard La Droitte demande donc au maire de « remettre à sa place » Mme Slimani. L’emballement théâtral se transforme dès lors en crise d’énervement qui n’honore pas Mme Slimani et la cantonne d’ailleurs dans le rôle qu’elle se donne. L’expression « remettre à sa place » date pourtant du XVIIe siècle et fait référence au statut et non au sexe comme l’adjointe a bien voulu le comprendre par son prisme biaisé. L’expression consiste en rappeler quelqu’un à son véritable statut, à savoir, sa place, alors que cette personne essaie souvent, par prétention, de se donner de l’importance, ce qui était le cas en l’espèce. Malheureusement, Mme Slimani a vu dans les propos de M. Coupard La Droitte des propos qu’elle seule a jugés sexistes. Même M. Mayer-Rossignol, le Maire s’amuse de cette situation comme on peut le voir sur les rediffusions du conseil municipal, n’y voyant, lui, aucun sexisme et demandant simplement le calme à l’assemblée.

Le conseil municipal de Rouen

Courage, fuyons !

À l’issue de ce conseil municipal quelque peu mouvementé, le maire invite les protagonistes de cet incident à le retrouver dans l’antichambre afin d’apaiser la situation. M. Coupard La Droitte se présente donc au maire, mais Mme Slimani n’a pas jugé utile de participer à cette discussion. Durant cet échange, M. Mayer-Rossignol a exprimé au groupe d’opposition Au Cœur de Rouen son étonnement quant à la réaction disproportionnée et inadaptée de son adjointe. Des propos qu’il n’assumera pas en public puisque le lendemain sur son compte Twitter celui-ci indique apporter son soutien à Mme Slimani ainsi qu’à « toutes les femmes élues de notre République ». Étonnant de voir la dichotomie entre les propos tenus par le maire en privé et ceux tenus en public, pour satisfaire son électorat, sans doute.

Quelques jours après cet incident, Mme Slimani a fait monter la mayonnaise avec son réseau d’obligés d’extrême gauche pour tenter de médiatiser cette histoire banale qui n’en demandait pas tant.

Des femmes bonnes à « s’instruire »

Coupard La Droitte, a été défendu par l’intégralité de son groupe et donc également par les femmes qui le composent. Pour avoir pris la défense de son collègue, Marie Berrubé, la benjamine du conseil municipal et membre elle aussi du groupe Au Cœur de Rouen, a été agressée verbalement par une élue écologiste à la botte de Mme Slimani. En effet, Mme Berrubé tentant, en tant que femme, d’expliquer à l’élue en question qu’il ne s’agissait en rien d’une remarque sexiste s’est vu répondre qu’elle devait aller « s’instruire » comme si une femme ne partageant pas la supercherie de l’idéologie féministe radicale n’était tout simplement pas éduquée.

Franque-Emmanuel Coupard la Droitte

Alors quel est le problème dans toute cette histoire ?

Le problème, c’est qu’à force de baigner dans des milieux parallèles à l’idéologie tout droit importée des États-Unis, Mme Slimani et ses soutiens voient des micro-agressions et du machisme partout. La victimisation et la mauvaise foi sont leur seul cheval de bataille. L’extrême gauche sans repère a donc saisi cette petite occasion pour faire le buzz. En mal de notoriété peut-être ?

Michèle Vast

Michèle Vast

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