L'Étudiant Libre

SOS Chrétiens d’Orient sous le coup d’une enquête pour « complicité de crimes de guerre »

Ce jeudi 17 février, une enquête a été confiée par le parquet de Paris à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH) pour « complicité de crimes de guerre » à l’encontre de l’ONG. De manière plus concrète, le parquet reproche à l’association d’avoir des liens avec des chefs de milices chrétiennes soupçonnées d’avoir commis des « crimes de guerre » lors de la guerre civile syrienne.
Crédit : wikipédia

Les procureurs français cherchent à prouver que l’association a été en lien avec des milices syriennes accusées d’exactions contre les populations civiles. Dans un communiqué transmis à l’AFP, SOS Chrétiens d’Orient nie toute complicité de crimes de guerre. L’ONG rappelle également qu’elle a distribué des vivres et des médicaments aux populations victimes des affrontements et des djihadistes. Elle qui est engagée dans la protection des populations chrétiennes depuis sa fondation en 2013.

Cette enquête a été diligentée à la suite des révélations en décembre 2020 de Médiapart. Ce site Internet, sous couvert de journalisme d’enquête, milite activement contre ses ennemis politiques. Cette enquête ne fait pas exception à la règle : encore une attaque contre une association chrétienne, de droite. On ne soulignera pas l’aveuglement du site face au soutien de certaines associations islamistes à des mouvances proches du terrorisme : encore une leçon de neutralité journalistique. SOS Chrétiens d’Orient dénonce par ailleurs que l’article du 17 février 2022 les concernant charge plus Éric Zemmour, que Médiapart associe à tort à l’ONG, que l’association elle-même : c’est donc encore une fois une attaque politique déguisée en acte de résistance morale. Les plus cyniques d’entre nous diront que le site militant tente de redynamiser l’enquête judiciaire via le tribunal médiatique, alors même que les auditions et les procédures sont au point mort. Avant même les conclusions de l’enquête, l’organisation s’est d’ores et déjà vue condamnée par le Parisien comme étant « d’extrême-droite ». C’est une sentence dont on ne s’affranchit pas.

Encore une fois, la justice suit des révélations politiques contre une association qui s’engage réellement pour les plus démunis. Autre fait troublant, l’ONG déclare qu’aucun de ses membres n’a été auditionné à cette heure et que les seules personnes convoquées par le parquet furent les équipes de Médiapart en automne 2021. L’attaque n’est pas seulement judiciaire, elle se déroule aussi en termes d’image et de réputation. L’association voyant son image se dégrader fortement alors qu’aucune enquête n’a encore conclu à sa responsabilité. Les mauvaises langues dénonceront un militantisme politique du ministère public, nous dirons juste que la justice a une étrange notion de l’équité.

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Thomas Custer

Thomas Custer

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