« Zemmour … et s’il se taisait »3 min de lecture

« Zemmour … et s’il se taisait » ? Voici la question existentielle qui passe en boucle dans la tête d’un bon nombre de politiques, de journalistes et de maîtres de la doxa. En effet, depuis son discours assimilant islamisation et occupation allemande à la Convention de la droite organisée par Cercle Audace, Racine d’Avenir et l’Incorrect, Eric Zemmour (re)suscite un mépris considérable.

Du simple journaliste revanchard tel que Jean-Michel Apathie, à la multinationale tartinée de bien pensance telle que Ferrero, la quasi- totalité du corps élitiste livre Eric Zemmour à une tourmente juridique, professionnelle et médiatique. C’est comme ça, Zemmour est sur la sellette. Mais, après tout s’il se taisait ?

Maître Apathie, connu pour son célèbre « Si j’étais président, je raserai le château de Versailles pour que nous n’allions pas là-bas en pèlerinage cultiver la grandeur de la France » , s’est rendu le 5 octobre dernier sur le plateau « apolitique » de C l’hebdo ( France 5). Etonnant ou non,  Eric Zemmour alimenta la verve des intervenants . A la question  «Et s’il se taisait», en parlant de l’essayiste le plus virulent de France, Apathie aurait répondu certainement « la France sera sauve ! ».

En effet, selon lui les médias laissent une place excessive à monsieur Zemmour ( ce qui est compréhensible rappelons que celui-ci fut à l’antenne de RTL, de CNEWS et actuellement de Paris Première). Cette situation, ipso facto, contribuerait  à déverser la haine zemmourienne, et ce sous toutes ses formes ( xénophobie, racisme, homophobie, islamophobie) sur l’ensemble du territoire.

Jean-Michel Apathie montre une lassitude et une incompréhension face à la planque de Dieudonné et, paradoxalement, à la mise en lumière de Zemmour. En effet, les deux ont été condamnés plusieurs fois par la justice; l’un se cache à moitié pour se produire sur scène tandis que l’autre continue d’avoir un écho considérable, si ce n’est suffisant, dans les médias. Dieudonné et Zemmour, finalement c’est le même combat : il faut les ostraciser.

« Les propos que tient Éric Zemmour, ce n’est pas une opinion selon la justice, c’est un acte délictueux. Alors comment expliquer que l’on continue à donner la parole à un délinquant? »  clama  Apathie. Qu’il est judicieux de réduire le journaliste du Figaro à ce rang là alors que le 3 octobre dernier un  vrai « délinquant » islamiste tua trois policiers et un agent administratif montrant finalement la véracité – dans une certaine mesure – du discours brulant de Zemmour.

Après les journalistes, suivent les grands groupes. La marque Nutella, rattachée à la multinationale italienne Ferrero, a fait savoir qu’elle ne passera plus de publicités pour sa célèbre pâte à tartiner avant l’émission quotidienne de Zemmour et Naulleau sur Paris Première. En voici les raisons: «A la vue des récents événements, nous avons demandé à Paris Première d’exclure ce programme de notre liste de diffusion». Cette décision est l’illustration du jeu du chat et de la souris qui eut lieu sur la toile. En effet, c’est l’organisme Sleeping Giants, collectif citoyen de lutte contre le financement du discours de haine, qui a invectivé Ferrero sur twitter «En passant vos pubs sur Paris Première ce mercredi 2 octobre pendant l’émission d’ [Eric] Zemmour, vous le cautionnez et le financez. Est-ce délibéré ?» Indignation persuasive puisque, ayant trop peur de contribuer à la zemmourisation des esprits, Ferrero tomba lui aussi sur le champ de bataille de la bien-pensance.  Selon Le Parisien, trois autres groupes rentrent dans les rangs : la MAIF, Groupama et Monabanq qui, eux aussi, renoncent aux publicités avant l’émission des anciens chroniqueurs de Ruquier. De fait se pose la question de la politisation de la publicité. Eric Weinstein disait « Les conservateurs devraient-ils pouvoir utiliser le réseau routier, acheter un accès Internet et avoir accès au système financier s’ils pouvaient l’utiliser pour soutenir Trump, des programmes sociaux plus modestes et une immigration restreinte ? ». Autrement dit, y aura t-il un jour des routes réservées à ceux qui pensent bien ? Inéluctablement, nous assistons à une politisation – qui conduit à une disparition – du commun, du extra politique.

Contempler les journalistes, les grands groupes et autres se liguer contre un homme qui pense à contre courant, et qui plus est manie une réthorique digne de celle de Bossuet, nous confirme que si Zemmour se taisait alors la liberté d’expression ne serait plus que l’affaire de nos sophistes subversifs. Soulever Charlie pour descendre Zemmour, voici le paradoxe de notre temps.

 

 

 

 

Article écrit par Adélaïde Barba

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