Promotion de la pédophilie : l’intellegentsia de gauche n’apprend pas des ses erreurs4 min de lecture

“Chat échaudé craint l’eau froide”, bien que le très bourgeois magazine Le Monde ne soit pas friand du bon sens populaire, il devrait méditer cette sage maxime du XIIème siècle. Alors que Libération était pris dans la tourmente de l’affaire Duhamel, consacrer la une de son magazine début janvier à Hervé Guibert manque de prudence et de discernement.

Ecrivain et photographe, mort à 36 ans en 1991 des suites d’une tentative de suicide,“balise et repère culturel pour les jeunes générations gays” selon Nicolas Wostock, Hervé Guibert n’est certes pas un pédophile comme un Duhamel ou un Matzneff. Toutefois ces écrits se font l’écho de la pédophilie et semblent la promouvoir. Dans l’un des ses livres les plus réputés au titre évocateur, Voyage avec deux enfants (1982), il raconte ainsi son périple au Maroc qu’il a véritablement effectué avec son ami photographe Bernard Faucon et des adolescents de 17 ans. Hervé Guibert, adepte de l’auto-fiction, décide en plus de les rajeunir en des enfants de 12 ans et de se mettre dans la peau d’un pédophile. Quelques temps avant l’écriture de ce livre , une amie lui avait demandé : “ Mais qu’est ce qui pourrait te sauver ?” “Toucher le corps d’un enfant” lui avait-il répondu, phrase terrible qui n’est pas isolée dans l’oeuvre de l’écrivain. Toujours dans Voyage avec deux enfants, il écrit ainsi : “Je me force à jouir en pensant à un enfant.” Il s’agit d’un récit d’auto-fiction : l’affirmation n’en est que plus glaçante. Dans Vous m’avez fait former des fantômes (1987), Hervé Guibert confirme cette fascination morbide et obsessionnelle pour la pédophilie. Le titre donne le ton puisqu’ il reprend une citation célèbre du Marquis de Sade dont les pratiques perverses et sordides envers de très jeunes filles n’étaient pas que littéraires. Dans la première partie de ce livre, des hommes volent des enfants dans des orphelinats, le  séquestrent, les torturent, les violent et les entraînent pour des affrontements sanglants, macabres et putrides.

Décrire l’horreur du mal et sa cruauté est sans aucun doute l’une des fonctions de la littérature. Mais l’oeuvre d’Hervé Guibert est traversée par une étrange complaisance maladive dans ces thématiques. Il revendiquait en effet être l’écrivain du “récit de la souffrance” et du “récit du plaisir”. Mais, à le lire, il semble surtout que le plaisir se retrouve dans la souffrance de l’enfant dans ce roman sadien et sadique, comme en témoigne le désir de l’un des personnages principaux, créer “un monde d’hommes et de garçons qui ne serait jamais occupé que par la fellation et la sodomie.Le Monde euphémise :”Guibert, c’est aussi brutal”.

 

Cette érotisation systématique de l’enfant s’inscrit dans le contexte des années 80, héritières de la libération sexuelle de mai 68.

 

Cette érotisation systématique de l’enfant s’inscrit dans le contexte des années 80, héritières de la libération sexuelle de mai 68. Dans le milieu intellectuel parisien, la pédophilie et la pédérastie sont alors considérées comme l’une des manifestations normales de la liberté sexuelle. La devise libertaire “Il est interdit d’interdire” s’applique à tous les désirs sexuels, y compris ceux envers les enfants. Daniel Cohn Bendit (“Quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique”), Gabriel Matzneff, Olivier Duhamel et Hervé Guibert en sont les apôtres, que ce soit par leur vie, leur oeuvre ou les deux. Obsédés par une lutte contre l’ordre moral et bourgeois, accordant un primat absolu à la littérature sur la vertu, ils ont promu le pire. Et l’intelligentsia, les grands journaux et le gratin de la gauche de l’époque les ont applaudis et acclamés.

Dans les années 80, Libération publiait ainsi des petites annonces pédophiles pour permettre aux adultes de rencontrer des enfants et des adolescents dès 12 ans en clamant qu’il s’agissait de la seule éducation sexuelle qui ait du sens. Exemple : “ Tu as entre 12 et 20 ans […] Viens te libérer sexuellement en douceur avec H. 27 ans bisexuel.” Les pétitions en faveur de la reconnaissance de la pédophilie sont signés par les plus grands intellectuels d’alors : Aragon, Kouchner, Glucksman, Jack Lang, Sartre, Michel Foucaud, Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe Grillet,… Obnubilé par “le droit à”, le Paris intellectuel de ces années considère que sexualiser les enfants en fait partie.

 

Les intellectuels de gauche n’apprennent décidément pas de leurs erreurs et au prochain scandale, ils tomberont encore des nues quand une de leurs idoles chutera du Capitole des Lettres à la roche Tarpéienne de l’infamie. 

 

Le Monde, plutôt que de prendre de la distance avec cette figure controversée, préfère l’idolatrer. Dominique Perrin, le temps d’un article, s’est transformé en thuriféraire. Il n’est pas le seul et convoque dans ses colonnes nombre de personnalités pour célébrer “l’objet de culte” qu’est Guibert selon lui. La description de la vente aux enchères est pour le moins explicite : “L’admiration frise la vénération”, “Il n’y avait pas la sensation de Lourdes mais un peu quand même.” Après avoir fait de tous les curés des pédophiles, la gauche choisit comme prophète un écrivain de la pédophilie. Pour Marie Darrieussecq, Guibert a “le potentiel d’une icône. Peut-être pas à la Rimbaud, mais pas loin.” Il ne suffit pas pour un écrivain d’être homosexuel et de mourir jeune pour être le nouveau Rimbaud. La comparaison est grotesque et malheureuse pour Guibert, contemporain dérisoire face au géant rimbaldien. Le Monde n’est pas le seul à tomber dans l’adulation : Les Inrockuptibles lui ont consacré un numéro, Arte diffusera un documentaire de David Teboul, et Mathieu Lindon, journaliste à Libération , a sorti en janvier Hervelino.

Les intellectuels de gauche n’apprennent décidément pas de leurs erreurs et au prochain scandale, ils tomberont encore des nues quand une de leurs idoles chutera du Capitole des Lettres à la roche Tarpéienne de l’infamie.

Wilhelm Bagaredu

 

 

Crédit image : le magazine du monde – https://www.facebook.com/herveguibert.net/

Article écrit par Auteur Ponctuel

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