Patagonie : l’idéal et démesurelecture express

« Ma sévérité amusait énormément son esprit patagon » … « C’est un épanouissement joyeux de cette espèce, la sensation éprouvée en revenant à un état mental que nous avons dépassé par la croissance, que j’éprouvais dans la solitude patagonne. — (William Henry Hudson, Un flâneur en Patagonie, trad. Victor Lona, Payot)

Avoir l’esprit Patagon c’est partager une certaine nostalgie d’un monde qui n’a sans doute jamais existé, c’est agir avec noblesse, c’est faire sienne les quatre vertus patagonnes : mélancolie, tendresse, fierté et ironie. C’est un refus de sombrer avec la modernité où règne l’utilitarisme et le relativisme, c’est garder son âme d’enfant dans la sévérité, c’est au milieu des tempêtes sociétales garder les pieds au sec par la culture de l’humour, du don gratuit et de l’Absolu. C’est jeter un regard différent sur la réalité.

Être Patagon c’est revendiquer une nationalité, dans le sillage de Jean Raspail et de plus de 5000 sujets, non pas à un parti ni à un lobby mais à une confrérie du cœur bien plus puissante. La Patagonie c’est un monde de rêveur ancré dans un monde déshumanisé, où un ministre (car la Patagonie actuelle a bien sûr son gouvernement, ses armées, son modèle économique, ses journaux, etc) est en fait juge, où un consul est en fait amiral, où le le président de tel ou tel chambre est médecin etc. En signe de reconnaissance, pas de signe fourbes et cachés, il faut être visible, les sujets arborent donc fièrement le drapeau bleu, blanc, vert, ici sur le mât des couleurs de la propriété familiale, là sur un autocollant sur le pare-brise de son scooter débridé. Être Patagon, c’est aussi être l’auteur de coup d’éclats revendiqués, c’est conquérir une terre au nom de la Patagonie comme en 1998 avec l’Archipel des Minquiers, c’est capturer un hangar de dirigeable et y instaurer la souveraineté du Roi comme en 2012 dans la Manche. Le Jeu du Roi, ce peut être aussi des actions de moindre envergure, à la hauteur des moyens de chacun : la simplicité et le panache s’allient pour former les coups d’éclats du quotidien. 

Alors éloignez-vous des moralistes qui ne montrent jamais l’exemple sauf quand ils combattent la Vie et traquent la Joie ! Soyez plutôt sérieux à prendre du recul, à aimer avec gratuité et à poursuivre vos rêves ! Demeurez Jeunes et Libres ! Vive le Roi !

 

Benoît Berthelot

Article écrit par Auteur Ponctuel

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