Loi bioéthique : vers de nouvelles dériveslecture express

Il y a quelques jours, la Commission spéciale pour la loi bioéthique a adopté la PMA sans père au Sénat. Pire que ça, en plus d’accepter que des enfants naissent orphelins de père, la Commission spéciale a aggravé le texte de loi en introduisant le DPI-A. 

LÉGALISATION DU DPI-A

La Commission spéciale a voté en faveur d’un amendement de la co-rapporteur LR, Corinne Imbert, légalisant les diagnostics préimplantatoires des aneuploïdies (DPI-A). Ces tests permettent de détecter si l’embryon est porteur d’anomalies génétiques avant l’implantation dans l’utérus de la mère. Cette disposition avait pourtant été rejetée à l’Assemblée nationale par Madame Agnès Buzyn, elle-même. 

Dorénavant, avec cet amendement, les embryons porteurs d’anomalies génétiques, et notamment les embryons porteurs de trisomie, ne seront plus implantés dans le ventre de la mère. De nombreux embryons vont alors être supprimés seulement parce qu’ils sont porteurs de handicap.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs, doit-on vous rappeler que toute vie vaut la peine d’être vécue ? 

A la suite du député Philippe Vigier qui appelait à « traquer les embryons porteurs d’anomalies chromosomiques », la commission sénatoriale ouvre la porte à l’eugénisme. Avec cet amendement sur le DPI-A, les sénateurs sont en train d’imposer une norme génétique pour nous dire qui peut ou non vivre. 

Aldous Huxley ne se trompait donc pas en écrivant Le meilleur des mondes, il y a près de 90 ans… Mais désirons-nous vraiment cette société ?

QUELLE SOCIÉTÉ VOULONS-NOUS ?

Cette loi n’est pas si anodine, elle peut avoir des conséquences désastreuses pour l’humanité. Il s’agit de se demander quelle société humaine nous voulons. 

Voulons-nous d’une société qui mente sur la filiation des enfants ? Voulons-nous d’une société qui élimine les personnes porteuses de handicap ? 

Ou au contraire, voulons-nous d’une société qui accepte les différences et reconnait la richesse du handicap ? 

Si le Sénat ne sait pas résister à la folie progressiste du gouvernement, alors c’est à nous, citoyens, de nous mobiliser pour défendre les droits des enfants et des plus fragiles. 

A partir du 21 janvier, le texte sera débattu en séance plénière au Sénat. Nous espérons que les sénateurs feront preuve de bon sens et mettront fin à cette ignominie. 

Article écrit par Clémence de Longraye

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