Les Experts en grève!3 min de lecture

Les Experts en grève, on a perdu le statut de la Police Technique et Scientifique !

2600, c’est le nombre d’hommes et principalement de femmes qui, aujourd’hui en France, se dévouent à la recherche de la Vérité, jours et nuits, par tous les temps et dans les pires conditions physiques et morales. Mais de qui parle-t ’on ici ? Des personnes qui composent un corps de métier placé sous les projecteurs par les séries télévisées du monde entier, mais qui dans la réalité travaillent dans l’ombre et l’anonymat.

Les Policiers Scientifiques.

Laissez-moi deviner… à quoi ressemblent-ils pour vous ? Un médecin légiste en tailleur et jupe crayon, perchée sur 10 cm de talons aiguilles ? Un enquêteur en trench beige avec une pipe à la bouche ?Ni l’un ni l’autre ! Ce sont des humains comme vous et moi, vêtus d’un jean et d’un tee-shirt, sourire aux lèvres, mais qui parfois le soir, rentre chez eux pour brûler et jeter leurs vêtements du jour. Et pour cause, ils ont eu sans doute affaire, durant leur journée de travail, à un cadavre en décomposition, une maison insalubre, un suicide, un viol et tant d’autres faits sordides…Ce n’est pas l’appât du gain, qui a poussé ces Agents de la Police Scientifique à s’engager, mais bien plutôt la vocation. Car si l’on veut gagner de l’argent autant le faire en sécurité dans une banque… Quoique, j’ai peut-être parlé trop vite (attention aux braquages à main armée). Ce qui les motive, c’est l’envie d’aider les victimes et leurs familles, à se remettre d’évènements traumatisants en leur apportant la vérité sur les faits et en permettant à la Justice de punir les auteurs.

C’est leur passion pour la Science, la Recherche, l’Observation, le Sens du Détail, la Justice et bien-sûr la Vérité, qui conduit ses Policiers à travailler nuits et jours au service de leurs concitoyens.

Cependant, leurs conditions de travails sont des plus déplorables. Souvent seuls en présence des délinquants, exposés à l’insalubrité ou bien au danger. Ils effectuent souvent sans protections des constatations sur des lieux de cambriolages où les auteurs sont encore présents, cachés dans les placards ou la cave…Vous pensez à une bonne blague en lisant cela, mais ce sont les réalités du terrain qui fait partie intégrante de ce métier. Et c’est pourquoi les Agents et les Techniciens de la Police Scientifique réclament un statut prenant en compte la pénibilité et la dangerosité de leur travail. Leur statut actuel les définissant comme du personnel sédentaire.

Il y a un an, une première grève a été mise en place, sans aucun résultat. C’est pourquoi depuis le 20 décembre les Policiers Scientifiques se mobilisent pour se faire entendre et obtenir gain de cause (auprès d’un ministre qui fait la sourde oreille !). Leur action se concrétise par la fermeture de services et la grève.Leur travail est indispensable, en effet de nos jours, une enquête sans preuve et donc sans police scientifique est inimaginable !C’est pour cela qu’ils subissent (eux et leur entourage) des pressions de leur hiérarchie, passant au-dessus de leur droit de grève, pour les forcer à accomplir leurs tâches.Mais les Experts sont tenaces et prêt à continuer tant qu’il le faudra !

 

Témoignage :

« Nous sommes 2600. Nous ne travaillons pour personne en particulier : nous recherchons la vérité. Certaines réponses sont déplaisantes, certaines réponses sauvent des vies. Nous sommes confrontés à la mort, à la malveillance, à la violence, de manière directe ou indirecte pour que la Vérité soit apportée aux victimes. Nous travaillons dans le sillon des enquêteurs : sans nous, comme sans eux, cette vérité échapperait bien des fois à la Justice.

Il est temps que nous demandions ce qui nous reviens : la reconnaissance de notre profession et des difficultés auxquelles elle expose. Car notre métier risque d’avoir notre peau ; nous assurons une tâche opérationnelle, en tout temps, y compris de nuit, lorsque le besoin l’impose. Sur le terrain, c’est le pire de l’être humain et ses conséquences qui nous apparaît. En laboratoire, ce sont des fragments de ces vices, encore vivaces, qui nous parviennent. Ces situations sont difficiles pour tous les agents. Nous ne pouvons plus continuer à travailler dans l’ombre et être une vitrine ministérielle. Nous ne sommes pas Horatio ou Abby, notre quotidien est bien différent. Notre ministère de tutelle bafoue notre engagement, sans respect et nous enferme dans un statut aussi mortifère que ce que nous trouvons parfois derrière les portes closes. « Sans la police scientifique, il n’y aurait pas de police moderne » ce sont les mots de notre directeur général. Nous travaillons pour la Vérité. Notre vérité c’est que nous sommes fatigués de passer au second plan. »

Anonyme

Article écrit par Auteur Ponctuel

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