Les enjeux de la chasse en France en 20192 min de lecture

La société dans laquelle nous évoluons aujourd’hui est marquée par l’urbanisation expansive et l’hégémonie des métropoles. En marge de ce monde aseptisé, bétonisé et déraciné, les campagnes et la ruralité semblent plus que jamais menacées. Parmi les sujets de tensions entre anciens et nouveaux ruraux, la chasse occupe une place de choix. D’un côté comme de l’autre, ce loisir n’a pas fini de déchaîner les passions.

Un acteur déterminant dans la gestion de la biodiversité

Commençons donc par faire un état des lieux de ce qu’est la chasse, aujourd’hui, en France. Les différentes pratiques cynégétiques regroupent plus de 1,1 millions de licenciés, soit le troisième sport le plus pratiqué après le Football et la pêche. L’ensemble des actions des chasseurs vers la nature et la société avoisine les 2,9 milliards d’euros par an au titre de l’entretien, la préservation et l’aménagement des campagnes françaises. A juste titre, les chasseurs prétendent donc au titre de « premiers écolos de France ». 79% des chasseurs consomment leur viande de gibier qu’ils considèrent plus naturelle et sans ajouts.

Une communion personnelle avec la nature

Pour ma part, je suis né avec un instinct de chasseur. Ma famille pratique la chasse à tir et la chasse à courre depuis de nombreuses générations et j’étais sur le pommeau de la selle de mes parents avant même de savoir marcher. Je pratique le courre du sanglier tous les week-ends dans les forêts. J’éprouve un réel plaisir à me retrouver en forêt avec mon cheval et mes chiens. Il y a dans la chasse, et plus particulièrement dans la Vénerie, une beauté naturelle et hors du temps qui permet de se ressourcer et de s’évader. J’ai fait ma première chasse à cheval à 8 ans, servi mon premier sanglier à 16 et reçu le bouton dès mes 18 ans. La chasse, à mes yeux pourrait se résumer à un moment de communion avec la nature pendant lequel le chasseur est un acteur passionné de la biodiversité.

Une pratique injustement incomprise

Cependant, les différentes pratiques cynégétiques font l’objet d’attaques récurrentes qui se sont accentuées ces derniers temps. En effet, dans un élan anthropomorphiste, la société actuelle se risque à envisager l’animal comme égal de l’homme et ne souhaite plus voir la mort. Idéalisée par Walt Disney, la nature apparaît comme une utopie autogérée ou l’homme n’a plus sa place. C’est sans doute pourquoi la plupart de nos détracteurs vivent en ville, loin des campagnes, ne possèdent pas d’animaux et ne participent pas à la bonne gestion des espaces naturels qu’ils ne voient qu’à travers les parcs jardinés des centres villes. A mes yeux, il est tout à fait possible et recevable de ne pas aimer la chasse, comme on peut ne pas aimer le foot. Mais quand on n’aime pas le foot, on ne cherche pas à l’interdire. Refusant de voir la réalité, bercés par les utopies, par définition irréalisables, et animés par une haine farouche à notre égard, les anti-chasses extrémistes sont désormais parmi les groupes et collectifs les plus surveillés de France pour leur dangerosité.

Thibault Véron de Chambord.

Article écrit par Auteur Ponctuel

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