L’éolienne, le grand art de vendre du vent !2 min de lecture

Devant les limites effectives de la production énergétique nucléaire, il est apparu que l’éolienne serait une réponse durable au défi énergétique. Si Don Quichotte voyait dans la moindre auberge un château enchanté, le gouvernement voit dans l’éolienne la panacée de notre transition énergétique

La loi de transition énergétique d’août 2015 prévoit de limiter le nucléaire de 50% vers 2025/2030, or le nucléaire représente 48% de la capacité de production d’électricité, mais produit 75% de notre électricité ! La réforme qu’entend poursuivre Emmanuel Macron repose donc sur une transition quasi-complète de la production énergétique, désastreuse autant sur le plan économique que écologique car elle veut reposer sur l’éolienne.

Quatre arguments majeurs sont avancés lors des débats :

-l’éolienne va couvrir durablement la consommation d’électricité ;

-l’éolienne va soigner le climat ;

-l’éolienne va réduire la dépendance énergétique de la France ;

-l’éolienne va remplacer une partie des réacteurs nucléaires pour la sécurité intérieure.

D’abord, la France n’a pas besoin d’un supplément éolien pour couvrir durablement sa consommation d’énergie car elle exporte 11% de sa production électrique, à prix bradé. La production d’une éolienne est « intermittente » et ne peut fonctionner s’il n’y a pas de vent… ni s’il y a trop de vent ! C’est donc une production de basse qualité puisque on ne peut la maîtriser. Au contraire, la production électrique du nucléaire est stable et constante, dite « pilotable », et donc de bonne qualité puisqu’on peut maîtriser sa production en fonction des besoins des consommateurs. De plus, la durée de vie d’une éolienne est de vingt ans en moyenne, alors que le réacteur nucléaire peut être prolongé de vingt ou quarante ans grâce au grand-carénage. Allons demander aux américains ce que leurs 14.000 éoliennes abandonnées ont rapporté.

On reproche aux centrales nucléaires de polluer et qu’il faut soigner le climat… Un champ d’éoliennes n’est-il pas une pollution visuelle ? Le bruit, les ondes, les blocs de béton enfoncés à des mètres de profondeur, les arbres en fer de 150 mètres de haut, les matériaux utilisés, ne sont-ils pas une pollution grave ? Aujourd’hui, la production d’électricité en France ne représente que 3,6% des émissions de CO2 et cela se réduit encore. La légitimité « verte » et climatique ne tient pas.

En outre, un supplément éolien ne réduirait pas vraiment la dépendance énergétique de la France. En effet, le nucléaire est dépendant de l’uranium que l’on trouve dans des régions sûres (Australie, Canada) et les recherches aboutissent sur des « générateurs à très faible consommation ». Mais l’éolienne est fabriquée avec des métaux rares comme le tantale dont la fourniture est très compliquée. Elle est en plus généralement fabriquée par des entreprises étrangères, et installées bien souvent par des travailleurs détachés. Admettons qu’en indépendance énergétique, on fait mieux.

Depuis Fukushima ou Tchernobyl, le risque de l’accident nucléaire civil hante les esprits. La catastrophe japonaise a été causée par un raz-de-marée, ce qui n’arrive jamais en France. D’autre part, l’Autorité de Sûreté Nucléaire est très stricte et vérifie méthodiquement chaque installation. Le risque d’accident est donc extrêmement faible.

L’éolien n’est donc absolument pas une réponse suffisante ni durable aux limites du nucléaire (pollution, réacteurs, déchets nucléaires, … ), c’est même l’effet inverse ! Un retour au bon sens est nécessaire dans nos politiques. Nous n’avons pas encore développé de producteurs énergétiques qui permettent de faire la transition : attendons quelques années et dépensons notre argent dans les recherches plutôt que dans des installations ultra-coûteuses et court-termistes. L’éolien est un grand mythe, appuyé par des lobbies avec lesquels Emmanuel Macron compte s’entendre en affaires. C’est un grand art que de vendre du vent ! Pas plus qu’on ne combat de géants en Espagne on ne résout notre dépendance énergétique en bâtissant des éoliennes : mais après, comment en vouloir à Jupiter de cultiver des mythes ?

 

Guy-Alexandre Le Roux

Article écrit par Guy-Alexandre Le Roux

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