L’écologisme et l’écologie2 min de lecture

Si les premiers gilets jaunes se sont retrouvés massivement dans la rue suite à une taxe prétendument écologique, il n’y a pas de raison de croire que le français moyen soit foncièrement hostile à l’idée de préserver son environnement, bien au contraire. Ce qui dérange bien de nos compatriotes par contre, c’est l’intuition qu’on essaie de faire passer certaines idéologies nocives grâce à un vernis de discours écologique. Et ils ont raison ! Car à l’intérieur de bien des chevaux de Troie en bois vert se cachent des idées néfastes pour la communauté nationale. Petite liste non-exhaustive :

Si « l’écologisme » aime insister sur le fait que « les pollutions ne s’arrêtent pas aux frontières », ce n’est pas tant pour désapprouver l’existence des premières mais pour déplorer celle des secondes. En effet, un internationalisme insidieux qui relativise voire nie la souveraineté des nations se cache (mal) dans bien des discours écologiques, et l’écologisme oublie que ce dernier est à certains égards la cause de ce qui arrive.

Cet internationalisme ‘écologique’ permet ensuite de prôner implicitement ou explicitement des mesures contraignantes prônées par des ‘experts indépendants’ et appliquées par une forme de gouvernance étatique mondiale qui distribuerait des permis de polluer avec parcimonie selon son bon vouloir. Entre le chaos et ça, le peuple n’a pas le droit de chipoter.

Car l’écologisme permet, et cela nous renvoie à notre introduction, aux élites de mépriser le peuple, que l’on ramènera allègrement à son inertie égoïste. Les « ploucs qui roulent au diesel » refusent de se mettre au changement, aux progrès, et aux nouveaux régimes requis par l’urgence, qu’ils soient alimentaires ou politiques. Quand Di Caprio se permet de nous dire de changer de mode de vie aux Oscars en sortant de son jet privé, la pilule verte a forcément du mal à être avalée par les « sans-dents ».

Pour faire d’une pierre deux coups, l’écologisme permet également de critiquer le conservatisme à travers sa culpabilisation du peuple ringard, et de remettre ainsi debout le cadavre du Progrès. Si le statut quo nous mène à la catastrophe, profitons-en pour tout changer, les mœurs, les traditions, pour nous diriger vers un monde meilleur, tout en oubliant que l’oikophilie (l’amour du chez-soi) si chère à feu Sir Roger Scruton pourrait être un formidable allié.

L’hystérie verte aura paradoxalement permis de rétablir l’idée selon laquelle la société est un contrat liant les vivants à « ceux qui sont à naître », comme disait Edmund Burke. Mais comme le souligne Jean-Pierre le Goff, l’écologisme donne le droit (si cher aux progressistes) d’inverser le cours naturel des communautés humaines en permettant aux jeunes de faire des leçons de morale à leurs ancêtres, ces tueurs de bébés phoques.

Ces animaux sont pour l’écologisme les nouveaux damnés de la terre, ces nobles sauvages innocents et purs par essence. Dame Nature peut être (à nouveau) divinisée, et l’homme devient ce « virus » qu’il conviendrait d’éradiquer afin de préserver la terre. Sauver la planète en exterminant ses valets, vaste programme ! L’idée selon laquelle l’occident serait fondamentalement coupable est reprise de plus belle mais en l’élargissant à l’espèce humaine toute entière. Après le patron contre le prolétariat, l’occidental contre l’Autre, voici l’espèce humaine contre Dame Nature.

Toutes ces visions idéologiques néfastes ne sont pas forcément compatibles entre elles ni tenus par le même type de gens, mais toutes ont en commun d’emprunter la noble cause commune qu’est l’écologie pour imposer un agenda propre. Toutes participent à la méfiance légitime de bien des français envers ces discours verdis que l’on recycle sans modération. Les français veulent pouvoir préserver leur nature et leur culture, l’un ne va d’ailleurs pas sans l’autre, et se voient donc contraints de devoir trier le bon grain de l’ivraie.

Si l’écologisme voulait faire de l’écologie, on aurait peut-être fini par le remarquer.

 

*Image Le Salon Beige

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article écrit par Pierre Valentin

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