Le slip est il français ?2 min de lecture

Créé en 2011, le « Slip français » est une entreprise de prêt-à-porter qui a eu le mérite de faire apparemment passer l’éthique avant la rentabilité en choisissant de produire au pays des mille et une réglementations plutôt qu’en Chine comme la plupart des géants du textile. Avec une communication irréprochable d’ingéniosité, elle a fait passer son plus gros handicap économique – la production en France – en arme marketing ultra efficace : la défense du « made in France ». Le tour est joué et la marque séduit à la fois les bobo qui y voient, à juste titre, une entreprise qui n’utilise pas la main d’oeuvre bon marché des pays émergents et la bourgeoisie classique qui est attirée par le logo de la marque affichant le drapeau tricolore.

Mais récemment, l’enseigne a déçu certains de ses adeptes. En premier lieu en se pliant aux injonctions des « Sleeping Giants », des soldats du net qui font pression sur les entreprises pour qu’elles suppriment leur publicité des sites catalogués à « l’extrême droite » (c’est à dire pas à gauche) dans l’objectif d’assécher financièrement l’expression des opinions mal-pensantes. Le « Slip français » avait alors supprimé ses pubs du site de Valeurs Actuelles. Mauvais présage pour la suite.

Plus récemment, l’entreprise s’est fendu d’un communiqué où elle déclarait vouloir « sanctionner fermement » deux de ses salariés pour des comportements qu’elle qualifie de « racistes et discriminatoires » commis, précisons-le, « en dehors du contexte professionnel ». Les faits ? Des salariés ont fait une soirée à thème sur l’Afrique à l’occasion de laquelle ils se sont teint la peau en noire. C’est ce que les militants de gauche appellent un « black face » et c’est formellement interdit ! Pas par la justice institutionnelle, entendons-nous bien, mais par la leur. Et c’est presque plus grave, parce que cette justice a ses tribunaux – Twitter – sa loi – le prêt-a-penser décolonial et indigéniste (anti-français, anti-occidental et anti-blanc) et ses condamnations : purement aléatoires selon la vulnérabilité du condamné et qui peuvent donc aller du seul lynchage virtuel aux violences physiques en passant par les menaces de mort.

Qu’a fait la direction du Slip Français en condamnant de la sorte ses employés ? Elle a tout simplement violé la présomption d’innocence qui est de mise dans les procédures régulières et a donné à la justice sauvage un pouvoir qui ne lui revient pas. Si la France est le pays des hommes libres et du panache, que reste-t-il de français chez celui qui condamne sans procès en baissant son slip devant les ayatollahs du politiquement correct ? Finalement, en dehors de la production et du logo, que reste-t-il de français chez « le slip français » ?

Article écrit par Stanislas Hubert

L'article vous a plu? Partagez-le! L'Étudiant Libre vit de vos partages.

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur telegram
Telegram
Partager sur reddit
Reddit

Dans la même catégorie:

Du même auteur:

Rejoignez-nous!

Restez informés de notre actualité.

Lassé des newsletter? Optez pour nos notifications!

Partager sur twitter
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Twitter?

Partager sur facebook
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Facebook?

L'Étudiant Libre

Bienvenue sur L'Étudiant libre cher lecteur, c'est votre première visite ici? Lisez notre présentation!

Pourquoi?

Pour partager aux jeunes Français un message incitant à l’engagement et au Bien Commun.

Par qui?

Par des étudiants. Tout le monde peut travailler avec l’Étudiant Libre, il suffit de nous contacter. Vous voulez distribuer ? Vous voulez rédiger des articles ? Écrivez-nous.

Pour qui?

Pour la jeunesse qui ne demande qu’une étincelle pour s’embraser, s’exprimer et s’assumer.

Abonnez-vous

Retrouvez au creux de votre main l’information indépendante! Abonnez-vous pour seulement 3 euros par mois et accédez à toutes nos publications.