IVG 14 semaines : une progression écologique, démocratique, solidaire ?3 min de lecture

L’Assemblé s’écharpait à nouveau sur les questions bioéthiques, cette fois en faveur du rallongement de l’IVG à 14 semaines. Il est surtout intéressant de constater que ce projet émane du groupe sécessionniste de LaRem autoproclamé : « Écologie, Démocratie, Solidarité ». 

Le groupe d’humanistes souhaite notamment : 

-rallonger l’IVG à 14 semaines,

-supprimer la clause de conscience des médecins refusant la pratique de l’IVG, 

-abolir la chasse à cour, les spectacles d’animaux sauvages, etc. 

Il convient donc de s’interroger sur les valeurs primaires portées par ce groupe communiant avec le « Progrès » à la lumière de cette proposition de loi. Est-il écologique, démocratique, solidaire ? 

Est-il écologique ? 

Être écologique, c’est se placer en gardien du bon ordre de la Nature, c’est veiller à ce que l’Homme ne la transgresse aucunement et en abuse pas, tant au niveau matériel que philosophique. Être écologique en somme, c’est définir les limites de l’Homme dans son rapport avec la Nature, c’est définir la limite entre l’Homme cultivateur et l’Homme destructeur. 

Mais comment peut-on se prétendre veilleur de la Nature lorsqu’on favorise la suppression de l’être humain en puissance qui se développe dans le ventre de sa mère ? Comment peut-on se prétendre écologique en regardant une femme dans les yeux et prévoir d’écraser un crâne dans son ventre pour en extirper ensuite les parties sanguinolentes ? Comment peut-on vouloir interdire les spectacles d’animaux sauvages lorsqu’en même temps on défend faciliter l’arrêt de développement d’un être vivant en le démembrant ? L’écologiste ne prétend t-il pas défendre la vie, qu’elle soit humaine, animale, ou végétale ? 

Celui qui dépasse les limites que l’Homme doit lui même se définir, transgresse (latin transgressum, aller au delà) et par essence il n’est pas écologique puisque, nous l’avons dit, l’écologie doit définir les limites naturelles indépassables de l’Homme. 

Un écologiste défend les droits naturels et se doit d’être en première ligne lorsqu’on les attaque. Le droit permet deux choses : il protège la Nature et assure la justice. Un droit naturel s’attache par essence à la condition de l’Homme, donc à sa nature. Hors, tout homme fut foetus, et tout foetus n’est-il pas en droit de se développer pour devenir un être humain, puisque sa condition naturelle le prévoit nécessairement ? Le foetus dispose donc d’un droit naturel puisqu’il est un être humain en puissance, et ce droit naturel est de se développer pour devenir l’humain qu’il sera nécessairement. 

En somme, peut-on appeler « droit » ou « écologique » une pratique qui transgresse le droit naturel d’un être humain en puissance, de se développer ? 

Est-il démocratique ?

La démocratie n’est pas seulement la souveraineté de la Nation, c’est aussi l’art de sauvegarder la liberté. Supprimer la clause de conscience est-elle la démocratie ? Avoir une conscience est par essence démocratique. La raison, qui permet la conscience, nous rend libres d’accomplir ce que nous avons choisi et d’en assumer les conséquences. Un homme libre est en droit de refuser d’accomplir ce que sa conscience juge indigne. Supprimer ainsi la conscience est combattre la raison, et donc à terme, écrouler la liberté. Peut-il y avoir démocratie sans liberté ? 

Est-il solidaire ? 

La solidarité est combattre la solitude et la souffrance. La solidarité veille aussi à la santé publique définie par l’OMS comme un « état de bien être physique, mental et social ». Or l’avortement est « toujours un drame et restera un drame » pour citer Simone Veil. D’après les recherches de l’Institut Européen de Bioéthique, l’IVG apporte par dessus un soulagement superficiel, la culpabilité, la colère, et des troubles multiples : physiques, psychologiques et sociologiques (à retrouver ici). Renforcer l’avortement, n’est-ce pas renforcer la solitude et la souffrance, n’est-ce pas étoffer le drame ? Pourquoi ne pas innover, et prévoir grand un plan d’accompagnement de la grossesse puis de l’accouchement, en appuyant pécuniairement la mère, ou en prenant en charge leur enfant ? De telles mesures ne seraient-elles pas solidaires ? 

Est-il artisan du Progrès ? 

Qu’est ce que le progrès, en fin de compte, si ce n’est faire mieux ? La progression est innover pour combler un manque ou améliorer ce qui existe déjà. Rallonger l’accès à une pratique tragique et douloureuse comble t-il un manque ? En quoi renforcer l’accès à une pratique malheureuse est-il une aide réaliste et pertinente face à la détresse des femmes ? Le progrès est aussi un développement matériel ou intellectuel, mais l’IVG casse un développement physique … Peut-on réellement appeler cela progrès, la véritable amélioration ?

Un bilan très décevant donc, pour un groupe qui porte les valeurs de l’amélioration et de l’innovation éthique, mais qui finalement se trompe de route et transgresse jusqu’au coeur de l’Humanité : le développement de la vie.

Article écrit par La Rédaction

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