Féminicide ou le début de la novlangue2 min de lecture

« Féminicides à qui le tour » 

« Dans quinze féminicides c’est Noël » 

« On ne nait pas femme mais on en meurt ». 

Tous ces slogans étaient criés, brandis et affichés lors de la marche organisée par le mouvement #noustoutes à Paris le samedi 23 Novembre 2019 . 

Depuis , le mot « féminicide » est partout . Il incarne le nouveau combat de ces femmes (et s’il en est peu, quelques hommes également) se revendiquant féministes. Il est désormais la raison ultime de tout meurtre intraconjugal ayant pour victime une femme. Une femme qui ne serait plus uniquement la victime d’un agresseur, mais l’incarnation du ravage du patriarcat. Les agresseurs seraient donc forcément des hommes. Les femmes des victimes. 

« Avec cette marche, nous porterons la voix de celles qui ne peuvent plus parler. Celles qui ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes. Nous n’arrivons plus à compter les cas où les féminicides auraient pu être évités. » peut-on lire dans le texte d’appel à la marche #noustoutes. 

Le féminicide serait donc le meurtre d’une femme par un homme, pour l’unique raison de son sexe. 

Notons tout d’abord que l’équipe chargée de compter le nombre de « féminicides » au sein de l’association #noustoutes se base sur le lien conjugal entre la victime et le suspect sans attendre de verdict judiciaire, se substituant ainsi à la justice française. 

Ce comportement est la suite logique des phénomènes #metoo et #balancetonporc. Une délation publique et une accusation systématique des comportements masculins. En somme, leur vision est binaire et simpliste : les femmes sont tuées parce qu’elles sont femmes. Les hommes sont des « connards » violents et assassins parce qu’ils sont hommes. Et s’ils ne le sont pas tous, ils seraient → sont nombreux et ces lynchages publics sur les réseaux sociaux impactent fortement les consciences collectives. 

Le danger est bien ici de dresser les femmes contre les hommes. Sous couvert d’égalité, on assiste en réalité à un désir profond de ces femmes d’obtenir l’ascendant sur l’homme . 

Frustration ? Peur ? 

Comment espère-t-on réellement aspirer à une société pacifiée dans un tel état d’esprit ? Comment ne pas passer pour de fragiles petits êtres en se posant constamment en victime ? En imposant des quotas n’oublie-t-on pas la notion de mérite, qui seule devrait compter ? La force de la femme ne serait-elle pas plutôt de considérer l’homme comme son complément ? 

Je ne nous considère pas comme toutes victimes. Je ne considère pas tous les hommes comme de potentiels tueurs .Et je ne crois pas qu’un homme tue sa femme parce qu’elle est une femme . 

Il est de nombreux fous, des cons encore plus. 

Un homme qui tue une femme est un assassin. Un lâche. Un meurtrier. Il la tuera parce qu’il est déraisonnable et méritera d’être condamné . Cependant, qu’on ne l’accuse pas du fait de son sexe . Bien des femmes aussi ont tué . 

Les meurtriers n’ont pas de sexe. Les victimes non plus .

Crédit photo: Jeanne Menjoulet

Article écrit par Marie Liesse Chevalier

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