Deux jambes pour mieux résister2 min de lecture

Attaquée, souillée et trop souvent niée l’Église de France n’a pas dit son dernier mot. Dans la tempête des temps modernes, son courage et son ancrage lui permettent de tenir bon face aux vagues incessantes d’actes anti-chrétiens. Coûte que coûte son message demeure, l’évangélisation restant de tradition. Souvent décriée et moquée l’évangélisation reste pourtant fondamentale. Il ne s’agit pas uniquement d’enfiler un sweat vert fluo au logo ridicule et d’aller scander dans les quartiers « Souris Jésus t’aime » ou « Jésus revient », mais bien d’annoncer le message du Christ et faire découvrir la beauté de la tradition de l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. A l’image de sainte Bernadette, notre mission d’évangélisation peut être résumée à travers ses mots « je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire».

Au-delà de ce principe, force est de constater que l’évangélisation prend plusieurs formes témoignant ainsi des rapports de force au sein de l’Église.

Un premier aspect peut être défini comme l’évangélisation externe. Il s’agit pour les cathos de sortir de leur zone de confort économique et social pour aller aux périphéries annoncer et témoigner du Christ. Sûr de leur foi, ils ont le mérite d’aller en « terrain hostile ». Dans une société publicitaire et distrayante il leur faut s’adapter et s’approprier les modes de diffusion contemporains. A eux les flash mob, le porte-à-porte et les soirées louange diffusant l’image d’une Église « sexy » et ouverte permettant ainsi de rameuter une population souvent traumatisée par de vieilles rancunes vis-à-vis de l’institution : les fameux baptisés non pratiquants, les fils prodigues actuels. A l’image du pape François, une frange des catholiques, issue des communautés post-Vatican II, pratique l’évangélisation-râteau. En assurant une large diffusion du message du Christ et de la tradition de l’Église, elle ratisse le plus large possible pour accroître le nombre des fidèles. Ils n’ont pas le monopole des néophytes mais leur évangélisation, sous des formes modernes, les porte volontairement vers nos périphéries sociales et culturelles.

La seconde forme d’évangélisation est interne car il s’agit d’une conversion du cœur chez les pratiquants de toujours. C’est un changement de pratique du fait d’un changement de vie spirituel. L’on parle d’évangélisation car les « habitués » optent pour un approfondissement ou une personnalisation de leur foi. Pour notre génération, ce renouveau spirituel est souvent marqué par un retour en force de ladite tradition dans leur choix du rite dominical. C’est une évangélisation des cathos par les cathos, proposant une pratique plus marquée de symbolique dans un mode déraciné, plus silencieuse dans un monde bruyant, plus austère dans un monde à paillettes. Ce renouveau de la tradition est dû à une évangélisation assurée notamment par la vitalité et la pérennité des pèlerinages de Chartres et des fraternités traditionalistes. Cette traditionalisation n’est pas générale mais reste un mouvement spécifique à une génération défaite des nombreuses fractures subies par l’Église et consciente des enjeux actuels.

L’évangélisation entendue comme étant l’annonce du message du Christ et la (re)découverte de la tradition de l’Église apparaît bel et bien être la meilleure arme pour répondre aux trop nombreuses attaques dont celle-ci fait l’objet. Les deux formes existantes sont les deux jambes d’un corps meurtri par une époque déchristianisée. En réponse aux menaces du temps qui passe, cette génération, dite décomplexée, choisit la tradition comme pilier de résistance.

Arthur Perrier

 

Article écrit par Arthur Perrier

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