Covid-19 : les mensonges criminels du gouvernement2 min de lecture

Trois jours après le début d’un confinement général fort peu respecté, le gouvernement multiplie les interventions quotidiennes et les effets d’annonce. La guerre et l’état d’urgence sanitaires ont été déclarés contre le Covid-19, qui continue sa mortifère progression dans une Europe désarmée, devenue l’épicentre mondial de la pandémie.

Tout, dans cette crise, témoigne d’une gestion absolument catastrophique du gouvernement. Les mesures annoncées, tardives et pas suffisamment lourdes, ont déjà fait perdre de très précieux jours à notre personnel de santé, exposé plus que personne au danger. Plus grave encore, non contents d’avoir trop tardé à agir, les différents portes paroles de l’exécutif persévèrent dans le déni, sinon dans le mensonge. À chaque fois qu’il s’est retrouvé face à son incapacité à agir, le gouvernement a préféré éviter le sujet ou nier l’efficacité des mesures les plus évidentes.

Dès le début de la crise, alors que personne – sic – ne soupçonnait vraiment l’ampleur du sujet, le gouvernement a refusé de fermer ses frontières, alignant les arguments les plus éculés : «le virus n’a pas de passeport», «gare au repli nationaliste», etc. Encore aujourd’hui, alors que la plupart des pays concernés ont procédé à cette fermeture, les frontières françaises sont toujours ouvertes. Il faudra se contenter des vagues et irréalisables contrôles annoncés par Édouard Philippe hier soir.

On ne peut pas fournir suffisamment de masques à la population ? C’est de la faute des irresponsables qui sortent équipés de masques en tout genre, alors que ces derniers ne sont utiles qu’aux malades et au personnel de santé ! Et tant pis pour le délai d’incubation de quatorze jours, à cause duquel on peut être malade sans le savoir. Tant pis aussi pour les très nombreux porteurs sains, qui peuvent contaminer leurs proches sans être eux-mêmes malades. Tant pis surtout, si ces propos invraisemblables ont été tenus hier soir par Jérôme Salomon, directeur général de la santé.

On ne peut pas tester suffisamment de gens ? Plutôt que d’admettre que nous n’avons pas les moyens techniques et humains pour tester le plus possible, mieux vaut aller raconter à tout le monde que les tests ne sont pas forcément nécessaires, et à réserver aux cas les plus graves. Là encore, tant pis si l’OMS a recommandé, dans la journée de mardi, de généraliser les tests.

Les propos de ce type sont légions, depuis ces dernières semaines. On pourrait aussi citer les déclarations ahurissantes d’Agnès Buzyn, qui a admit avoir eu conscience de la gravité de la situation dès le mois de février. Ce qui ne l’a d’ailleurs pas empêché de littéralement abandonner son poste pour poursuivre de vaines ambitions électorales, mais passons.

Le conseil scientifique l’a annoncé, ni la France, ni l’Espagne, ni même l’Italie n’ont pas encore atteint le pic de contagion. Et ceci alors même que, ces dernières vingt-quatre heures, notre «sœur latine» a déploré 475 morts, et frôle désormais les trois milles victimes. Les prochains mois seront sans aucun doute terribles, et la sortie de crise est encore loin. Mais quand viendront des jours meilleurs, il ne faudra pas oublier l’irresponsabilité criminelle de ceux qui nous gouvernent. Ceux là devront assumer leurs mensonges, et en payer le prix.

Article écrit par Étienne de Solages

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