Covid-19 et économique: l’insidieux tsunami3 min de lecture

Nous le savons tous, cette crise sanitaire a eu des conséquences irrémédiables sur les commerçants. Malgré les aides gouvernementales, de nombreuses PME et artisans ont fermé boutiques. En plus de ces conséquences malheureuses, il existe un état des lieux bien plus profond et invisible des effets négatifs de la crise. Cette crise nous a appauvri, a accru les inégalités, a bousculé nos modes de fonctionnement, et s’est assis sur des principes démocratiques. Nous allons détailler tout cela sous le prisme de l’économie.

 

Tout d’abord cette crise nous a appauvri: la chute sévère des marchés financiers,  la banqueroute de PME, les OPA qui augmentent, les actionnaires qui ne recevront pas de dividendes. Il est certain que cette absence de croissance est un caillou dans la chaussure de la bonne santé des entreprises et des marchés financiers. Seules les bourses américaines (Dow Jones) et japonaise (Nikkei) ont retrouvé leur niveau d’avant crise. Par ailleurs, les obligations d’états, les OAT (prêts accordés par l’état) n’ont jamais eu un taux aussi négatif. Les banques sont obligées de placer leur argent. Elles ont le choix entre les marchés financiers et les obligations. Le premier étant trop instable, elles ont choisi le second: prêter de l’argent à l’état. La demande est tellement élevée que le taux d’intérêt est négatif: les banques perdent de l’argent à en prêter. Ainsi la France (-0.31%) et l’Allemagne (-0.57%) ont un taux à 10ans négatif, alors que l’Italie (0.6%) et les Etats-Unis (0.6%) ont un taux positif. Il y a donc un appauvrissement général allant du salarié au chômage partiel, au patron de PME qui doit payer ses charges en passant par les banques et l’état: la dette publique atteint 120% du PIB en cette fin d’année.

 

Cependant il y a bien eu des gagnants lors de cette crise et durant cette période, les inégalités se sont intensifiées. Le luxe en premier plan: LVMH est passé de la 3ème entreprise du CAC40 à la 1ère place. Tout comme Hermès, leurs résultats ont été remarquables en partie grâce aux chinois. Les écarts entre la nouvelle économie (technologie, santé) et la vieille économie (banque, énergie) ne s’est jamais autant creusés. Les meilleures hausses du CAC40 sont 2 entreprises du digitales, fraichement entrées au CAC40: Worldline et Teleperformance. Les entreprises qui ont pu fonctionné et être compétitive sont sorties gagnantes de cette crise. Mais ce sont principalement les entreprises de service qui se sont trouvées dans l’embarras.

Cette période a quelque peu modifié les modes de fonctionnement. C’est ainsi que le financement public a été complètement bousculé: l’état se finance davantage par les fameuses obligations (OAT) que par les recettes fiscales (taxes et impôts) pour la première fois. L’état emprunte davantage qu’il reçoit des français. Ceci est lié d’une part à la croissance de la demande d’obligation face à l’instabilité des marchés. Et d’autre part à la suppression de la taxe d’habitation et la baisse de la consommation. Outre ce renversement inédit, le cours de l’or est à son apogée et les bijoutiers n’en sont en rien responsable. En effet, les premiers demandeurs d’or sont d’habitude les joailliers. En 2020 et pour la première fois, ce sont les investisseurs qui forment la première demande d’or. Cette matière d’exception est assez peu volatile et a été transformé en produit d’épargne sûr.

 

La réponse européenne à cette crise a été un plan de relance économique. L’U.E a émis sa première obligation à 10 et 20ans. C’est la première fois qu’elle a cette compétence et c’est communément appelé « l’euro-bond ». L’U.E a proposé 17 milliards à taux négatif et c’est 750 milliards de promesse de prêts qu’elle a reçu. La solidité financière de l’U.E. étant plus forte que celle d’un pays, l’offre est attrayante pour les banques et les entreprises. Cependant cela crée de la concurrence aux obligations souveraines. Et l’U.E est maître de cette argent: c’est pourquoi la Hongrie et la Pologne ont mis leur véto. Ces pays ne veulent pas être soumis à un mécanisme de conditionnement aux financements (c-a-d l’arrêt des fonds en cas de non-respect de l’état de droit au regard de l’U.E) . La commission essaie de passer outres leur véto, à 2 pas de l’acte anti-démocratique.

2020 est une année inédite. C’est l’année des records. Il va nous falloir du temps pour retrouver notre niveau d’avant-crise. Les experts parlent de fin 2022. Il faut dire que la France n’est plus ce moteur économique d’antan. Les prévisions du PIB pour 2021 sont à 6% en France alors que la Chine est à 8.4%, l’Inde à 7%. Nous allons observer avec attention si le changement d’économie observé durant la crise va perdurer ou non. A l’annonce d’un vaccin, Zoom, Instagram et Netflix ont plongé à la bourse. On peut supposer que l’économie qu’on a vécu durant cette période restera en partie épisodique mais ses conséquences sont bien là.

Article écrit par Auteur Ponctuel

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