Cette France qui ne travaille plus2 min de lecture

La CAF et autres allocations et aides sociales

Depuis la crise des « subprimes » en 2008 et surtout depuis le retour de la gauche au pouvoir en 2012, la France fait face à un taux de chômage très élevé, notamment chez les plus jeunes, pour lesquels il avoisine les 20%.

 

Ces chiffres ne sont que la conséquence de la disparition progressive du goût du travail, et ce sur tous les plans. En effet, dès les premières années, les élèves ne sont poussés non plus vers le progrès mais vers « l’ouverture d’esprit », la « diversité », qui sont devenus les nouveaux chevaux de bataille de l’Éducation nationale. L’égalitarisme prôné par les socialistes a entraîné la chute du niveau du brevet des collèges et du baccalauréat, qui ne valent aujourd’hui plus rien, tandis que les bourses au mérite sont condamnées, qualifiées de discriminantes.

 

La formation des professeurs est aussi responsable car on recrute trop souvent sans avoir bien instruit. En clair, on sacrifie l’éducation de la jeunesse et on s’en félicite.

 

Cette démagogie remonte aux événements de mai 68 quand les jeunes étudiants, pourtant privilégiés, ayant grandi dans une situation économique stable et favorable, se permirent de se plaindre et de changer radicalement le système éducatif français. Désormais, l’enfant est roi et le professeur ne peut plus faire preuve d’autorité.

 

Ainsi, les valeurs et les principes français ne sont plus enseignés sous peine d’être traités de conservateur. Dans le monde du travail, les conséquences sont graves. La cohésion et l’émulation qui soudaient les entreprises ont été balayées par cette nouvelle mentalité : en faire le moins possible. Depuis la présidence de Mitterrand, la société favorise ces partisans du moindre effort. Il est évident qu’en ramenant la retraite à soixante ans alors que l’espérance de vie augmentait, en réduisant le temps de travail et en augmentant drastiquement les aides sociales, on n’encourage pas le progrès et la croissance. Dès lors, la France coule, plombée par cet égoïsme qui consiste à ne travailler que pour soi et à délaisser son pays, son identité. Les arrêts maladie pleuvent -de toute manière, ils sont financés par l’employeur- et la relation entre le patron et ses employés s’est dégradée, le premier craignant d’être traîné aux prud’hommes au moindre désaccord.

 

Bien que Nicolas Sarkozy ait tenté de renverser la tendance en proposant de « travailler plus pour gagner plus », sa politique ne fut soutenue que durant quelques mois et le retour à la démagogie fut rapide. Les difficultés économiques que connaît la France sont donc d’abord dues à un changement d’état d’esprit et c’est ce que le gouvernement peine à comprendre. Le mouvement des Gilets Jaunes illustre très bien le problème : nous sommes face à une population nostalgique des Trente Glorieuses mais qui oublie le travail et l’abnégation française qui caractérisaient ces années fastes.

 

Si elle veut se relever, la France doit préférer le goût de l’aventure à l’amour du confort, pour reprendre la célèbre expression de Samuel Ullman. Elle doit sortir de son attitude amorphe en prenant exemple sur les pays émergents dont la population est pleine d’envie et d’espoir. Ne vous endormez pas, la France a plus que jamais besoin d’une jeunesse de feu, patriote et travailleuse.

Article écrit par Gabriel Cavalier

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