A mort les bourgeois !2 min de lecture

Le bourgeois n’est pas. Il n’est pas un compte bancaire, pas une catégorie sociale, pas un style vestimentaire, encore moins un nom : il est un état d’esprit. Sa matrice d’action et de décision est ce qu’on pourrait appeler ici le bourgeoisisme moral. Ce phénomène affecte n’importe quel milieu social, indifféremment des niveaux de revenus, des opinions politiques et des croyances religieuses. Ces quelques lignes, au-delà d’un titre vindicatif, ont uniquement pour but de décortiquer cette philosophie pour mieux la contrer. C’est en dénonçant ce bourgeoisisme moral que l’on cernera mieux le bourgeois qui y correspond.

Le bourgeois apparaît comme englouti par son goût du confort et comme ayant troqué un idéal de jeunesse au profit d’une mondialisation asservissante. Le bourgeoisisme moral se caractérise par la volonté d’accroître et de maintenir son espace de confort social, économique et politique au détriment de ses convictions. Cette mentalité autocentrée, résume parfaitement l’inversion des normes où l’intérêt individuel est devenu roi en notre époque. Intérêt et réputation sont les lettres de noblesse du bourgeoisisme moral, préférant ainsi le portefeuille à l’honneur.  Le bourgeoisisme moral tue l’âme pour combler les mains, il enterre le cœur face à la peur. Cette mentalité de feuille morte frappe à droite et à gauche chez les aristos et les prolos, de Paris au Berry préférant ainsi le canapé à la tranchée, la soumission à l’opposition. Il est le hussard du confort ayant mépris et orgueil pour oreiller.

Ce bourgeoisisme plie genou devant les thuriféraires du monde libéral-libertaire non par conviction intime mais par esprit de protection.Du pavillon au château, la mentalité bourgeoise consiste à perdre un esprit critique face aux dérives de notre temps. Cet esprit conformiste prend forme par omission via 40 ans de déconstruction intellectuelle et morale ou par conviction en adoubant le nouveau monde afin d’en être la classe dominante. L’esprit bourgeois n’est pas rebelle, l’esprit bourgeois est docile.

Conservateur, le bourgeois moral plaide pour un entre deux permanent, un compromis de tout instant, afin d’assurer la stabilité d’un ordre politique et institutionnel dont il est économiquement gagnant.

C’est un homme de canapé cramponné à des institutions républicaines qu’il faut sauver face à la fièvre de notre temps. Le bourgeois n’est pas homme de sacrifice mais homme de bénéfice. Brillant aux yeux du monde mais d’une fadeur d’âme sans précédent, il s’est desséché à force de courber l’échine, s’est corrompu pour l’esprit du temps. Les yeux du monde pour arbitre, il ne sait plus prendre l’ennemi à bras le corps et a oublié que seuls les minorités actives font changer le monde. En clair, cette philosophie née au cours des Trente Glorieuses a donné le confort pour mieux assujettir, a rempli le portefeuille pour vider l’esprit, a libéré de l’oppression pour mieux enchaîner les cœurs. Le bourgeois comblé par le système, n’ose en dénoncer les travers par peur d’en perdre les bénéfices. Sa flamme de jeunesse n’est plus qu’une vulgaire photo décorant un vestibule qu’il n’ose regarder. Être bourgeois c’est se conforter dans son rôle d’élite, actif ou passif, d’une mondialisation libérale-libertaire afin d’en conserver les avantages moraux, économiques et sociaux. Le bourgeois fait partie des soixante-huitards repentis, des révolutionnaires convertis à l’ordre par l’argent et le confort.

A l’heure où notre civilisation devient la proie d’un mondialisme et d’un islamisme dévastateurs, le bourgeois n’est pas homme d’opposition, encore moins de première ligne. Homme du temps cette philosophie pousse à la collaboration passive plutôt qu’à la résistance active. Pour servir le Bien Commun, seule une jacquerie des temps modernes renversera le trône bourgeois qui nous gouverne depuis trop longtemps.

                                                                                                                                                Arthur Perrier

Article écrit par Arthur Perrier

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