Témoignage : « Je n’ai pas réagi à leurs menaces : ils ne me faisaient pas peur ! »2 min de lecture

Témoignage bouleversant d’une étudiante agressée à la sortie de son établissement scolaire mais qui montre que le courage et le refus de s’abaisser face à ses agresseurs peut parfois nous sauver la vie.

Aux abords d’une école privée prestigieuse à Saint Germain en Laye :

« Il est 17h25 : je sors de l’école et quitte une amie pour me diriger vers le souterrain permettant de traverser la nationale (celui qui se trouve juste après la boulangerie). En y entrant, un groupe de personnes au fond du tunnel attire mon regard, et je ne vois pas les 2 mecs qui se rapprochent de moi d’un pas décidé. L’un d’eux, déjà, jette un : « Hé, hé vide tes poches ! » mais je ne le prends pas au sérieux, m’apprêtant à passer mon chemin, en ne faisant que le regarder dans les yeux. Mais l’autre enchaîne, et tous deux sont déjà assez proches pour me plaquer contre le mur. Le joufflu m’attrape les cheveux et me pointe un faux flingue (une intuition) sur le crâne, l’autre agrippe le rabat de mon blouson en élevant un cutter au-dessus de mon front. À ce moment- là, tout semble clair, ces branleurs de 17-18 ans veulent me faire peur, et mon pognon. Malheureusement pour eux, il est inconcevable pour moi de m’abaisser devant des crevures et, je ne réagis pas à leur menaces… (explication à titre perso’ : ils ne me faisaient pas peur). Ils tentent alors, de me frapper plus ou moins au ventre, mais, selon moi, rien de très violent (de toute manière, je crois que un par un, ils ne dépassent pas mon gabarit…). Enfin je riposte tout de même tant que je peux, avec le peu de techniques que j’ai. Et alors, je ne sais pas si c’est parce que je lui ai fait mal, ou parce qu’il commence à s’énerver, il me donne deux coups au front… avec le cutter.

Malgré le rideau de sang qui m’aveugle déjà, je m’obstine à poursuivre mon chemin et les entraîne vers les marches (je ne sais pas trop comment nous nous étions déjà avancés dans le tunnel). Je commence à monter, eux toujours agrippés, je donne encore un dernier coup de pied où je peux, et là… ils partent. Je ne sais pas comment , je ne sais pas pourquoi, mais ils déguerpissent. Alarmée par le flot rouge qui dégouline de mon front, sur mes mains et jusque sur mes chaussures, je fais encore quelques pas, et m’adresse à une fille de terminale (que je bénis !) qui attend son bus à l’arrêt. Nous rejoint alors le groupe de « racailles » (très gentils) que j’ai mentionné plus haut, affirmant ne pas connaître les gus…

En tout cas, cette histoire prouve que les « agresseurs » d’aujourd’hui ne reculent devant rien, et feront tout pour se rendre supérieurs à leur victime, que ce soit en nombre, en outils ou autre. Ils n’ont en fait aucun principe ! Peut-être alors, seule une réaction à laquelle ils ne s’attendent pas peut les repousser… Du début jusqu’à la fin je n’ai presque soufflé mot, tout en fixant leurs yeux (du moins ceux de celui qui se trouvait en face de moi). Est-ce cela qui les a décontenancés ?… »

Nos pensées à cette courageuse jeune fille et à tous ceux qui ont déjà été victimes d’agressions en tout genre.

Article écrit par Paul-Arthur Robin

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