Zemmour 2022, « a signé » !2 min de lecture

L’Express et la plume de Camille Vigogne l’avaient prédit, les proches de Zemmour l’ont fait. Il y a quelques semaines, l’hebdomadaire avait révélé dans ses colonnes un projet de création d’une plateforme de soutien à la potentielle candidature du chroniqueur phare de CNews. Après quelques jours d’attente, le site www.jesignepourzemmour.fr vient d’être lancé ce 3 mars, au matin.

Première étape d’une potentielle marche zemmourienne sur le palais de l’Élysée, l’initiative cherche avant tout à sonder, recenser et compter les forces en présence. Bien que comparaison ne soit pas raison, l’idée d’une pétition avant légitimation d’une candidature n’est pas chose nouvelle sur l’échiquier politique. Dès décembre 2020, l’expérimenté Jean-Luc Mélenchon y avait également eu recours pour annoncer ses ambitions présidentielles. Ainsi, pour passer outre les appareils partisans droitiers, les proches de l’admirateur du petit caporal corse tentent de gagner directement l’adhésion du peuple. A un an et demi de l’élection, tout emballement passionnel ne serait pas raisonnable, toute sur-réaction décrédibiliserait la cause. Gardons la tête froide, et tâchons de comprendre d’où vient ce premier signe d’une potentielle campagne zemmourienne.

Bien qu’aujourd’hui purement hypothétique, la candidature Zemmour suscite déjà l’emballement médiatique et politique. A l’heure où les plumes des rédactions grattent encore le papier, Zemmour n’est pas candidat. Ses proches et aides de camp, le maire d’Orange en première ligne, font pour l’instant le travail à sa place, le poussant à sortir du bois pour prendre ennemis et faux-amis à revers. Le lancement du site www.jesignepourzemmour.fr, conçu pour être la caisse de résonance de ces démarches de l’ombre, pourrait, en cas de franc succès, devenir le premier roulement de tambours annonçant l’éclosion des ambitions nationales d’Eric Zemmour. En somme, tout le monde attend que l’auteur du Suicide et du Destin se prononce sur ce qui pourrait être son Avenir français.

Outre les pronostics, certains seraient tentés de voir dans cette initiative le début d’une lutte fratricide au sein d’un même camp, que seule la stratégie divise aujourd’hui. Remettons les choses à plat. Le lancement d’un site n’est en rien une déclaration de guerre à une candidate ayant ardemment, courageusement et longuement œuvré pour la cause nationale. Une pétition n’est pas une scission. Sans fermer les yeux sur les évidentes qualités de Marine Le Pen, il faut néanmoins accepter que le lancement de ce site puisse, dans un futur proche, matérialiser la déception et le rejet d’une tête de pont chargée depuis 10 ans d’incarner la cause nationale et identitaire. Au-delà de ce qui risquerait de devenir un divorce à l’inimitié si la dynamique pétitionnaire se transformait en dynamique populaire, force est de constater que l’existence de cette pétition traduit l’apparition – et le besoin – d’une troisième voie à droite.

Le combat politique, porté depuis toujours par un Rassemblement aujourd’hui d’envergure nationale, est mené différemment – médiatiquement, pour l’heure – par Eric Zemmour. Si les points de fracture idéologique entre le principal parti d’opposition et le général en chef des 800 000 grognards de « Face à l’Info » existent, ils restent minimes. Ainsi, l’un se fait le porte-parole d’un peuple en pleine « droitisation » quand une autre tiédit son discours pour espérer le gouverner. Marine et Zemmour sont à la croisée des chemins et des époques, entre dédiabolisation efficace et éclatement des frontières intellectuelles post-trumpisme.

Signer pour Zemmour, c’est matérialiser, par un autre moyen que les urnes, l’aspect majoritaire et protéiforme du camp national et identitaire dans l’opinion. Tout ce qui permet de représenter et protéger ce camp-là doit être utilisé. L’heure n’est pas encore de savoir qui tirera le premier ni de savoir qui portera le flambeau mais bien de signer pour grossir les rangs du camp national. Sans couteau dans le dos ni embrasement prématuré, mais avec un seul objectif : offrir à la France la meilleure candidature possible, pour éviter le gouffre.

Article écrit par Étienne de Solages

L'article vous a plu ? Partagez-le ! L'Étudiant Libre vit de vos partages.

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur telegram
Telegram
Partager sur reddit
Reddit

Dans la même catégorie:

Du même auteur:

Rejoignez-nous!

Restez informés de notre actualité.

Lassé des newsletter? Optez pour nos notifications!

Partager sur twitter
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Twitter?

Partager sur facebook
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Facebook?

Entrez votre mail

et recevez le dernier numéro de l’Etudiant Libre par email !

L'Étudiant Libre

Bienvenue sur L'Étudiant libre cher lecteur, c'est votre première visite ici? Lisez notre présentation!

Pourquoi?

Pour partager aux jeunes Français un message incitant à l’engagement et au Bien Commun.

Par qui?

Par des étudiants. Tout le monde peut travailler avec l’Étudiant Libre, il suffit de nous contacter. Vous voulez distribuer ? Vous voulez rédiger des articles ? Écrivez-nous.

Pour qui?

Pour la jeunesse qui ne demande qu’une étincelle pour s’embraser, s’exprimer et s’assumer.

Abonnez-vous

Retrouvez au creux de votre main l’information indépendante! Abonnez-vous pour seulement 3 euros par mois et accédez à toutes nos publications.