Voilée et armée2 min de lecture

 

L’été a son burkini, l’hiver a son hijab, le débat reste le même et la conquête s’amplifie à grandes enjambées. Le 11 octobre dernier, la hache de guerre fût de nouveau déterrée lorsque le président du groupe RN au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté demanda l’expulsion de l’enceinte d’une jeune femme voilée accompagnant une sortie scolaire. Ce fût l’étincelle nécessaire pour lancer une nouvelle offensive contre les maquisards opposés à l’islamisation indolore de notre pays. Le glaive du racisme et le bouclier de l’islamophobie furent ainsi brandis devant ces dissidents osant dénoncer publiquement l’un des nouveaux totalitarismes de notre temps.

 

Symbole d’une unité nationale fracturée, cet évènement soulève plusieurs interrogations. La question du voile est-elle abordée à travers un débat apaisé ou impossible ? Le voile, symbole religieux ou outil de conquête ?

 

Force est de constater que la propagande ne se réinvente pas, outils et méthodes sûrs de leur efficacité restent les mêmes. Demander l’expulsion d’un symbole religieux ostentatoire dans une enceinte de la république au nom du sacro-saint principe de laïcité, serait ainsi devenu un acte honteux réalisé par un odieux raciste, de surcroit encarté au F-haine. Ce bon vieux flingue de la diabolisation semble toujours tirer les meilleurs cartouches pour noyer le débat et tuer un opposant. Pour pimenter une soupe déjà bien relevée et ainsi justifier la présence de cette jeune femme voilée, rien de mieux que de faire tourner en boucle une photo de celle-ci embrassant son enfant après « l’affront » commis par l’élus du Rassemblement National. De fait, la volonté de sentimentaliser ce débat apparait comme une arme redoutable pour discréditer les résistants à l’islam politique.

Ces deux mécanismes, accompagnés de l’indignation sur-jouée de Laurence Ferrari et autres stars du showbiz, facilite la manipulation des esprits et le détournement du sujet pour un débat toujours plus biaisé.

 

 

La laïcité, encadrant religion et pouvoir afin de garantir une barrière étanche entre le deux, semble bien impuissante pour contenir une montée criante de l’islam politique. Originellement, symbole religieux et signe d’une dévotion toute particulière à l’islam, le hijab semble adopter une autre posture loin de ses terres natales. Ce voile, tout comme l’imposition de signes ostensiblement musulmans dans l’espace public (hallal, burkini, prières de rue) ainsi que l’éclatement du nombre de mosquée en France depuis 1970 (x24),  participent, en cohérence avec la charia, à la colonisation bien mal inavouée de notre pays. Il s’agit de modifier petit pas par petit pas un habitus de vie pour transformer en profondeur un héritage culturel.

Un colonisateur impose ses uses et coutumes en terrain conquis afin de s’y établir pour une période indéterminée. Bien que la loi n’interdise pas le port du hijab (ne cachant pas l’intégralité du visage) dans les enceintes publiques ce voile reste un marqueur civilisationnel fort. Signe d’appartenance à la religion et à la culture musulmane, son acceptation dans les lieux publics relève d’une naïveté ou d’une complicité politique favorisant son expansion sur des terres encore étrangères.

Il ne s’agit pas de se faire les garants d’une parfaite laïcité, mais bien de refuser une colonisation politique et culturelle utilisant les failles d’une république impuissante.

Arthur Perrier

Article écrit par Arthur Perrier

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