Serge Federbusch : un fédérateur dans la bataille municipale de Paris2 min de lecture

 Mercredi 21 novembre, on se bouscule pour trouver une place au Café du Pont Neuf. Tous viennent écouter Serge Federbusch – candidat indépendant à la mairie de Paris – et Louis Aliot – député et candidat à la mairie de Perpignan – à propos des élections municipales de mars 2020.

Serge Federbusch est un énarque, ancien conseiller de Bertrand Delanoë à l’urbanisme et au transport, il claque la porte des socialistes. Furieux de leurs magouilles, il rejoint pour les municipales de 2014 l’entrepreneur Charles Beigbeder et ses listes « Paris Libéré ». Dans la perspective des municipales de 2020, il fonde son mouvement, « Aimer Paris », classé divers-droite par les médias.

Alors le voici au centre de la salle tout sourire. Il faut dire que sa candidature incarne selon lui « l’Union des droites » pour Paris comme il est écrit sur ses tracts. Tout le monde en parle, et ici, pour la première fois ou presque il l’a fait. Selon ses militants, tous ceux qui appellent à l’union des droites seraient donc délégitimés s’ils ne s’y associent pas.

En juillet, il avait déjà reçu au même endroit Robert Ménard, maire de Béziers et chantre de l’union des droites. En plus d’Aimer Paris et du mouvement Les Libertés, le candidat Federbusch a reçu l’appuis du Rassemblement National de Marine Le Pen en septembre.

Alors au RN Louis Aliot et Aurélien Legrand – responsable RN de Paris et Conseiller Régional d’Ile-de-France – préfèrent parler de grand rassemblement plutôt que d’union des droites pour ne pas froisser ceux qui ne croient plus en la droite. Louis Aliot renchérit « qu’il est utile de se parler quand on n’est pas d’accord », regrettant que la droite ait « toujours refusé la main tendue ». S’il demeure quelques divergences au niveau national, Federbusch assure qu’au niveau de Paris les petites divergences sont à mettre de côté. A l’échelle municipale, on est 100% d’accord confirme Aurélien Legrand.

Ce dernier enchaîne sur les trahisons de la prétendue opposition LR au Conseil de Paris, qui vote comme la gauche, pour des logements et des subventions en faveur des clandestins par exemple ou pour l’ouverture des salles de shoot. Il faut dire que l’absence d’une réelle opposition, a offert un boulevard à Hidalgo. Pour Federbusch, les trois-quarts des anciens LR rejoindront Griveaux le soir du 15 mars. Bournazel ne fait que du rabattage pour le second tour lance-t-il. Quant à Dati, elle est perdue d’avance comme son parti sur le plan parisien et national selon lui. Mais il n’a rien contre elle. Six ans plutôt ils étaient déjà ensemble dans cette même salle, alors il lui tend la main pour la suite. Se rejoindront-ils pour le second tour ?

Fièrement, Aurélien Legrand arbore le tract d’Aimer Paris : « 12.000 parisiens quittent la ville chaque année. Combien de temps pourrez-vous encore vivre à Paris ? » en pointant les errances d’Hidalgo et les solutions d’Aimer Paris.

Viens maintenant le temps des questions. Un militant d’ « Aimer Paris » prend la parole. Il est d’accord avec les trois priorités de Federbusch concernant la sécurité, la propreté et le logement, mais il en pointe une quatrième, la fierté. « Comment rendre sa fierté à Paris ? Aujourd’hui on a honte des camps de migrants à La Porte-de-la-Chapelle, de la saleté partout, et d’Hidalgo qui dit que c’est la faute des parisiens. On veut pouvoir être de nouveau fière de Paris ». Tout un challenge.

C’est par un scoop que Serge Ferderbusch tient à terminer la soirée : « Comme vous l’apprendrez bientôt par la presse, le parti Chrétien-démocrate de Jean-Frédéric Poisson s’associe à l’initiative d’Union et participera aux listes et à la campagne d’Aimer Paris. » Le public décidément ravit applaudi de plus belle.

Quitte à ne pas pouvoir gagner la ville au vu de la compilation des scores écologistes, macronistes et social-communistes, Serge Federbusch et ses troupes comptent bien jouer les troubles fêtes à l’Hôtel de Ville, contrôler et influencer l’action de la majorité en étant une opposition forte. La campagne ne fait que commencer, Hidalgo et Griveaux ont de belles nuits blanches devant eux…

JOUVE Pierre-Jean

Article écrit par Auteur Ponctuel

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