Par Génération ONLR : Tout savoir sur le projet de loi bioéthique en 2 minutes !4 min de lecture

Le Collectif Marchons Enfants appelle de nouveau à manifester ce samedi 10 octobre. Ce mouvement, né en juillet 2019, a été l’organisateur des plus grandes mobilisations depuis 2016, selon le cabinet indépendant Occurence. Mais quelle cause peut bien mobiliser les Français plus que pour leur argent, leur retraite, ou encore l’hôpital public ? C’est le projet de loi bioéthique. Derrière ces mots se cache une série de changements fondamentaux pour notre société. Voici une mise au point de ce que la loi contient, alors qu’elle arrive en deuxième lecture au Sénat

Que contient la loi ?

Lorsqu’un amendement ou un article, est accepté ou refusé à l’identique par l’Assemblée et le Sénat, il l’est définitivement. Ainsi, la PMA post-mortem, la PMA pour les trans’, le DPI-A (dépistage prénatal), et la ROPA (principe selon lequel l’ovule de la mère 1 est fécondé par un donneur, puis inséré dans l’utérus de la mère 2) sont des pratiques qui sont définitivement sorties du projet de loi.

Ce qu’il reste a été rédigé de manière différentes par les deux chambres. Il y a bien sûr, la PMA pour les couples de femmes, et les femmes seules. Le rôle de la médecine est pour la première fois ouvert à un service de confort, avec le remboursement par la sécurité sociale de la PMA sans motif médical, ainsi que l’autoconservation d’embryon sans motif médical pour des PMA ultérieures. Il y a aussi la levée de l’anonymat du donneur à la majorité de l’enfant. Concernant le don de gamètes, un membre d’un couple pourrait donner ses gamètes sans avoir l’accord de son conjoint. Les deux femmes d’un couple pourraient être déclaré « mère » au singulier de l’enfant. L’autorisation de la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules seraient rétroactives, et engloberaient donc les PMA faîtes à l’étranger par le passé. De plus, la conservation des gamètes serait possible en France par des entreprises privées à but lucratif.

Vis à vis de la GPA, la loi permettrait la retranscription de la filiation des parents ayant fait une GPA à l’étranger. C’est un pas dangereux qui facilite cette pratique.

En ce qui concerne la recherche, les scientifiques n’auront plus besoin de faire une demande pour faire des expériences sur des embryons humains, mais une simple déclaration et le délai de ces expériences serait porté de 7 à 14 jours. La différence serait faite entre des cellules souches humaines et des embryons humains, ce qui est non-sens scientifique. La loi autoriserait les embryons transgéniques, c’est-à-dire la modification génétique de ces embryons. Elle autoriserait aussi les embryons chimériques, c’est-à-dire des embryons modifiés avec des embryons animaux, jusqu’à 50%. La création de gamètes artificiels à partir de cellules de peau serait autorisée, et plus encore, la fécondation de ces gamètes artificiels.

LE PROCESSUS EST ENCORE LONG

Nous sommes dans l’attente de la deuxième lecture de la loi au Sénat. Lecture qui a été décalée plusieurs fois. La deuxième lecture à l’Assemblée Nationale a été exceptionnellement aussi tendue que la première. Comme si la loi n’avait pas été encore débattue, plusieurs nouvelles mesures ont été en discussion. On peut attendre la même chose du Sénat. Le Sénat va soit dire non, soit dire oui mais modifiant beaucoup de choses. Il faudrait alors qu’une commission de sept députés et sept sénateurs débattent et se mettent d’accord. S’ils ne réussissent pas, de nouvelles commissions pourront alors avoir lieu. La loi repassera alors en troisième lecture à l’Assemblée et au sénat, et c’est l’Assemblée qui aura le dernier mot. La loi ira alors au conseil constitutionnel, qui se chargera de vérifier qu’elle ne porte pas atteinte à la constitution. Et enfin le président la signera et le gouvernement la mettra en place. Nos espoirs sont : que le Sénat vote non. Ou que le processus tarde au point de sortir du quinquennat Macron, auquel cas, la loi pourrait être abandonné. Car une révision des lois de bioéthique ne mènent pas obligatoirement à une loi. Ainsi le projet pourrait tout à fait être simplement abandonné.

POURQUOI S’OPPOSER À CETTE LOI ?

Cette loi amène de nombreuses conséquences inquiétantes pour la société. Comme la loi du mariage pour tous, cela ne changerait rien à notre quotidien, mais cela modifierait les fondements de notre société qui en sortirait fragilisée. Les conséquences se feront sentir sur le long terme et toucheront tous les citoyens. Par exemple, la filiation est totalement reformée pour permettre à deux mères ou à une mère seule d’être parent(s) de l’enfant. Ainsi, Éric Dupont-Moretti, ministre chargé de cette réforme parle d’ « ancienne filiation » et de « nouvelle filiation ». Les enfants ne seraient plus enfant de leurs parents parce qu’ils les ont engendré, mais parce qu’il les ont élevé. Cela engendra alors une montagne de problèmes à venir. La filiation se rapprochant de plus en plus d’un contrat, qu’est-ce qui empêchera l’enfant de rompre ce dernier ? La PMA sans motif médical chamboule totalement le sens de la médecine, en permettant une prestation de service par un corps médical. De même pour le rôle de la Sécurité Sociale. Ou encore l’arrivée d’entreprises de sperme en France qui ouvrent la voie au commerce de l’être humain. Les facilitations de la GPA qui ouvrent la voie à un commerce international d’enfants et à l’arrivée de l’esclavage en France. La fécondation de gamètes artificielles qui ouvre la voie à un monde de la procréation totalement déconnecté de l’amour et de la nature. Le projet de loi, ni bio, ni éthique, est une construction de toutes pièces avec des défauts à tous les étages. Nous devons nous inquiéter de ces fissures qui menacent les fondations de notre société. Et pour cela, il faut s’opposer à ce projet de loi.

COMMENT S’OPPOSER À CETTE LOI ?

Il faut en parler autour de soi et sensibiliser. En commençant par sa famille et ses proches. On peut participer aux rassemblements de Marchons Enfants pour peser auprès du gouvernement et du parlement. On peut écrire à son sénateur pour lui faire part de notre inquiétude. On peut aussi s’investir dans l’une des 22 associations de Marchons Enfants qui se mobilisent au quotidien. Notamment auprès de la Manif pour Tous, et de Génération ONLR qui organise des actions et des formations pour les jeunes désireux de pouvoir aider dans la défense de la Famille et des Droits de l’Enfant.

Génération ONLR, jeunes de La Manif Pour Tous !

Article écrit par Auteur Ponctuel

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