Tribune : L’opinion publique est-elle fabriquée ?6 min de lecture

« Un journaliste c’est soit un chômeur soit une pute » (Alain Soral), « La presse et l’imprimerie de sont plus libres en France » (Eric Zemmour). Ces deux citations, distinguées par un niveau de langage différent, révèlent un profond sentiment de méfiance vis-à-vis des médias, principaux instigateurs et relais et de l’opinion publique en France.

Afin de clarifier au maximum le développement qui va suivre, la définition de certains termes s’impose :
-Opinion publique : Il s’agit de l’opinion la plus répandue, la plus communément admise dans une société.
-Doxa : Comparable à l’opinion publique, il s’agit de l’opinion majoritaire au sein du corps social, cependant, la doxa est reçue sans discussion et apparaît comme évidente.
-Bien-pensance : on parle ici d’un avis conformiste, très lié à la doxa.
-Lobby : organisation qui rassemble les intérêts communs à plusieurs groupes et qui défend et promeut ces intérêts aux moyens de pressions sur des décideurs politiques.

Dans une société française de plus en plus mondialisée, et moralement aseptisée, le contrôle de l’opinion publique et la propagation d’une doxa sont une forme de pouvoir quasi absolue qui aux mains de l’élite dirigeante, garantissent l’aliénation du corps électoral et la pérennité d’une idéologie malgré le changement de ses porte-paroles tous les 5 ans.
Si le contrôle de cet opinion publique est capital, alors pouvoir le fabriquer est plus que vital. A présent, en ayant conscience du « Pourquoi ? », intéressons-nous au « Comment ? »

Quels sont les instigateurs de la doxa et quel sort réserve-t-on aux dissidents ?
La doxa dans la France de 2020 est le fruit d’importations culturelles impactantes, cependant bien que majoritairement assimilée, certains refusent de se laisser corrompre, ils sont alors châtiés.

De qui émane la Doxa ?

La doxa est principalement le fruit de l’américanisation du pays et de l’importation de ses névroses avec en tête de file le lobby LGBT, accompagné de son lieutenant : l’antiracisme.

 Le lobby LGBT
La surreprésentation médiatique du lobby LGBTQXW692 constitue une forme de pression sur le public. La télévision, la radio et même la presse écrite se font les relais des découvertes les plus récentes en matière de genres exotiques, se félicitent des avancées sociales pour les droits de cette communauté, et dénoncent avec force les régimes néo-fascistes polonais ou hongrois qui refusent cette idéologie. Mais ces mêmes médias oublient étrangement d’évoquer les pays musulmans si chers à leurs cœurs, où pendant le « Pride Month » les multinationales oublient, sans doute par hasard, d’arborer des logos redessinés aux couleurs LGBT, et, ou les individus surpris en compagnie d’une personne du même sexe sont au minimum sanctionnés de 300 coups de bâtons sur la place du marché.

Les médias véhiculent ainsi le message d’amour (presque) universel du lobby des toilettes non- genrés, contribuant à normaliser des comportement jusqu’alors considérés comme déviants en donnant la paroles à des personnages aux attributs masculins visibles qui ne se sentent pas hommes et qui ne mélangent pas « expression de genre » et « identité de genre ».

Les médias et le lobby ont bien travaillés, il suffit de regarder la culture populaire pour s’en rendre compte. Partout fleurissent les couleurs de la gay pride. Les adolescents et les étudiants se découvrent chaque jours de nouvelles maladies caractéristiques qui les rendent aussi uniques que leurs 1500 followers LGBT-friendly sur twitter. Les grandes maisons de productions hollywoodiennes comme Marvel communiquent régulièrement sur l’orientation sexuelle déviante de tel ou tel personnage, tandis que Disney multiplie grassement pour ses fan les promesses de personnages toujours plus teintés de transidentités.

D’ailleurs à présent, pour certains Oscars on impose des quotas de minorités, et les acteurs changent
calmement de genre à l’instar de Ellen Page devenue Elliott Page.

L’antiracisme
L’idéologie antiraciste a posé ses valises multiculturelles en France avec le mitterrandisme dans les années 80 et 90. Elle s’est développée sur fond d’ethnomasochisme et de culpabilité coloniale, relayée, et surtout normalisée par les médias que nous avons évoqué précédemment. Nourrit par la politique totalement injustifiée consistant à transformer la France en refuge pour l’intégralité de la population terrestre, voire de la galaxie, les fraçais acceptent sans broncher de voir augmenter les impôts pour payer le chahut cosmopolite des populations venu nous enrichir culturellement, ainsi que l’idée de perdre son portable, son portefeuille, ou sa virginité, conséquence de la rencontre avec un astrophysicien en survet’ de Chelsea. Le peuple autochtone, désireux de se faire pardonner la collaboration avec les nazis, la guerre d’Algérie, la colonisation et la traite négrière, intègre tous les jours un peu plus les discours culpabilisants diffusés par Netflix, les médias sous toutes leurs formes ainsi que les réseaux sociaux. Par ailleurs, anesthésié par la doxa, il accepte sans aucune forme de contestation ou de rébellion, de voir signer des accords migratoires suicidaires. Mieux, il participe activement à la normalisation de ce phénomène en votant pour les politiques responsables de cette situation, et se félicite même de pouvoir accueillir chez lui un réfugié afghan mineur. L’importation du phénomène américain Black Lives Matter ainsi que l’écho qu’il trouve en France avec l’affaire du criminel Adama Traoré, participe d’autant plus à la normalisation d’un rapport d’inégalité entre les blancs et les noirs. La ou le mérite et non la race (ou le sexe) devrait déterminer la place de chacun, la peur de faire preuve de racisme et de discrimination pousse les organisations et les institutions à mettre en place de quotas plus racistes que les discriminations qu’ils croient combattre. Ce comportement incohérent est apparu en premier lieu dans la culture populaire avec la multiplication des personnages de couleurs, ainsi qu’avec l’apparition d’un véritable Black-washing de la culture cinématographique. Encore une fois les médias ne sont pas étrangers à la situation, mais les responsables principaux restent les réseaux sociaux, véritables agents d’influences personnalisés logés dans la poche de chacun qui participent toujours un peu plus à la fabrication d’une opinion de synthèse au service d’un marketing à la rentabilité incroyable.

 Qu’arrive t’il à ceux qui la critique ?

Les personnes portant un regard critique ou défiant sur la doxa se voient marginalisées par la société. De plus, en politique, de dresser contre cette idéologie conduit inéluctablement à une mort politique.

 La marginalisation des dissidents

Toute personne qui se montrera critique, voire simplement neutre face à la doxa qui nous est imposée encourt le risque d’être rapidement associé à certaines idéologies du milieu du XXème siècle.
En effet, refuser, ou ne pas accepter dans son intégralité l’opinion majoritaire ramène les bien- pensants aux heures les plus sombres de notre histoire. Dès lors, il devient légitime de se faire insulter de nazi, de cruel esclavagiste, et de dangereux occidental impérialiste.
La peur de devoir se justifier face à de telles accusations, poussera les indécis à multiplier les marques de soumission au camp du bien, tandis que les dissidents seront jetés en pâture sur twitter aux hordes d’hystériques avides de sang fachiste.

Dans la vie réelle, il est possible que votre entourage vous abandonne, et que même vos amis vous tournent le dos. Dans certains cas, les personnes affichées publiquement sur les réseaux pourraient même perdre leur travail sous la pression de rageux particulièrement déterminés auprès de leur employeurs terrorisés à l’idée de voir leur marque ou leur entreprises associés à des propos jugés
intolérants.

Par ailleurs, pour la doxa moderniste et multiculturelle, tout ce qui s’assimile de près ou de loin à une tradition, sera automatiquement tourné en ridicule et décrédibilisé. On parle ici des traditions françaises ou occidentales, les traditions ayant traversé au moins une mer ou plus de 4000 kilomètres étant automatiquement validées et adulées.

L’exemple de la religion catholique illustre parfaitement ce trait idéologique de la doxa. En effet, nombreuses sont les caricatures sur l’Église et les blagues sur les prêtres. D’ailleurs on peut entendre à la radio du service publique financée par les impôts des français que « Jésus est pd ! […] Pourquoi ne l’avoir pas enculé ?». Des propos et des questionnements qui n’auraient certainement jamais été commis à l’encontre d’une certaine minorité qu’il ne faut pas offenser sous peine de perdre la tête. On note d’ailleurs ici tout le paradoxe de l’opinion majoritaire pour qui insulter notre Seigneur de PD ne pose aucun problème, mais pour qui l’utilisation de l’insulte « enculé » doit être banni, car il est homophobe et sexiste de définir comme péjorative une pratique sexuelle incluant un rapport dominant-dominé.

La mort politique

En plus de se voir mis en marge dans les rapports sociaux, les individus désignés comme dissidents signent un arrêt de mort virtuel. En effet, selon le même principe que les licenciements précédemment évoqués, les journaux, radios, ou groupe de télévisions se sépareront des éléments perturbateurs, craignant pour leur réputations ou leur chiffre d’affaire, mais surtout pour le montant de subventions octroyé par l’État comme une friandise pour le docile canidé qui exécute les ordres du maître.
De même, les réseaux sociaux appliquants à présent sans raison justifiée un filtre idéologique sur son contenu, mettront les spectateurs en garde contre la nature haineuse et probablement pleine de fake news des publications des personnages dissidents. Ils iront même jusqu’à les bannir à vie pour ne prendre aucun risque. Un tel procédé est utilisé sur Youtube ou la plateforme enterre délibérément au fond de son algorithme les contenu des créateurs jugés dangereux (contraires à la
doxa).

Cependant certains comme Eric Zemmour, ou comme le Rassemblement national passent en apparence à travers les mailles du filet vengeur de la bien-pensance.
Ce n’est la qu’une illusion trompeuse. En effet, à travers le prétexte de proposer des contenu diversifiés, des opinions variés et des débats mouvementés qui font réagir sur les réseaux sociaux, le système et la doxa réduisent ces personnes au rang d’épouvantails politiques pour toujours ramener la population dans le droit chemin quand l’heure de l’élection sera venu, afin de faire barrage à la haine et de valider automatiquement la victoire de tout candidat faisant face à une dangereuse menace neo-fasciste.
Ainsi la boucle est bouclée et le cycle de la doxa repart pour un tour jusqu’aux prochaines élections.

DU ROSEL DE SAINT GERMAIN Paul

 

Article écrit par Auteur Ponctuel

L'article vous a plu ? Partagez-le ! L'Étudiant Libre vit de vos partages.

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur telegram
Telegram
Partager sur reddit
Reddit

Dans la même catégorie:

Du même auteur:

Rejoignez-nous!

Restez informés de notre actualité.

Lassé des newsletter? Optez pour nos notifications!

Partager sur twitter
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Twitter?

Partager sur facebook
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Facebook?

Entrez votre mail

et recevez le dernier numéro de l’Etudiant Libre par email !

L'Étudiant Libre

Bienvenue sur L'Étudiant libre cher lecteur, c'est votre première visite ici? Lisez notre présentation!

Pourquoi?

Pour partager aux jeunes Français un message incitant à l’engagement et au Bien Commun.

Par qui?

Par des étudiants. Tout le monde peut travailler avec l’Étudiant Libre, il suffit de nous contacter. Vous voulez distribuer ? Vous voulez rédiger des articles ? Écrivez-nous.

Pour qui?

Pour la jeunesse qui ne demande qu’une étincelle pour s’embraser, s’exprimer et s’assumer.

Abonnez-vous

Retrouvez au creux de votre main l’information indépendante! Abonnez-vous pour seulement 3 euros par mois et accédez à toutes nos publications.