“Loi Coronavirus”: des mesures économiques de criselecture express

Outre les mesures d’aspect institutionnel (report du second tour des municipales, fixation dans le droit commun de l’état d’urgence sanitaire etc…) La “Loi Coronavirus” adoptée dimanche par les parlementaires prévoit des mesures économiques d’urgence. Bien plus que des correctifs passagers, c’est toute l’organisation socio-économique du pays qui pourrait en être transformée.

L’article 7 en particulier opère un véritable bouleversement institutionnel. Il habilite le gouvernement à modifier le droit du travail par ordonnance. Ce dernier peut désormais entre autres:

Étendre l’activité partielle à de nouvelles catégories de travailleurs

Modifier les conditions d’acquisition des jours de repos : les employeurs pourront fixer eux-même les dates de prise de congés payés, les RTT et les jours de repos, disposition s’appliquant également dans la fonction publique. Cette mesure sera toutefois soumise à un accord d’entreprise ou de branche, négocié avec les syndicats.

Fixer des dérogations en terme de durée du temps de travail, de repos hebdomadaire et de repos du dimanche pour les “secteurs particulièrement nécessaires à la vie économique de la nation où à la continuité de la vie économique et sociale.

Modifier les dates et condition de versement des intérêts et des dividendes.

Reporter ou étaler certaines factures (eau, gaz, électricité, loyer…) pour les petites entreprises dont l’activité est affectée par le virus.

Si la ministre du travail Murielle Pénicaud a assuré que ces mesures seront provisoires, les syndicats craignent qu’elles ne survivent à la crise sanitaire. 

De fait, la Banque Centrale Européenne prévoit une importante contraction de l’économie dans l’ensemble de la zone euro. Le budget rectificatif présenté au parlement fait ainsi état d’une croissance à -1% contre +1,9% attendus avant la crise. Pour limiter la casse, le plan de sauvetage français chiffré entre entre 30 et 40 milliards d’euros devra faire exploser le déficit français bien au delà des 3% imposés par les règles de Bruxelles.

Pour faire face à ce défi économique, nul doute que les français devront consentir à des efforts peut être bien plus difficiles que le confinement.

Rémi d’Antoigné

Article écrit par Auteur Ponctuel

L'article vous a plu ? Partagez-le ! L'Étudiant Libre vit de vos partages.

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur telegram
Telegram
Partager sur reddit
Reddit

Dans la même catégorie:

Du même auteur:

Rejoignez-nous!

Restez informés de notre actualité.

Lassé des newsletter? Optez pour nos notifications!

Partager sur twitter
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Twitter?

Partager sur facebook
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Facebook?

Entrez votre mail

et recevez le dernier numéro de l’Etudiant Libre par email !

L'Étudiant Libre

Bienvenue sur L'Étudiant libre cher lecteur, c'est votre première visite ici? Lisez notre présentation!

Pourquoi?

Pour partager aux jeunes Français un message incitant à l’engagement et au Bien Commun.

Par qui?

Par des étudiants. Tout le monde peut travailler avec l’Étudiant Libre, il suffit de nous contacter. Vous voulez distribuer ? Vous voulez rédiger des articles ? Écrivez-nous.

Pour qui?

Pour la jeunesse qui ne demande qu’une étincelle pour s’embraser, s’exprimer et s’assumer.

Abonnez-vous

Retrouvez au creux de votre main l’information indépendante! Abonnez-vous pour seulement 3 euros par mois et accédez à toutes nos publications.