Cap sur la parité dans tous les conseils municipaux en 2026 !4 min de lecture

« Nous sommes convaincues qu’avec une part des femmes dans la population qui s’élève à 52 % et une présence majoritaire de femmes impliquées au sein des associations locales,  la volonté de s’engager est là ».

« Si nous voulons favoriser une démocratie locale réellement représentative de la population et réconcilier les citoyennes et les citoyens avec leurs élus locaux […], il y a urgence à permettre l’avènement de conseils municipaux paritaires à toutes les strates ».

Le réseau Élues locales s’exprimait ainsi dans le magazine hebdomadaire bien connu de nos élus locaux : La Gazette (n°46/2492). 1er réseau national de femmes élues, du Haut Conseil à l’égalité femmes-hommes et des associations d’élues mobilisées sur le sujet, il semblerait que ce site Internet soit d’une influence palpable auprès de nos instances publiques. Il est du moins de notoriété assez importante pour que leur opinion, aussi valide soit-elle, puisse paraître dans les lignes de ce magazine.
Ces deux phrases avancent un argument, classique dans la bouche de nos féministes aguerries, qui est à la fois dangereux pour notre démocratie (qui n’est déjà pas au mieux de sa forme) lorsqu’il parle de représentation proportionnelle des deux sexes et qui flirte avec les limites du mépris lorsqu’il nous avance qu’il y a un scandale à ce qu’il y ait plus de femmes impliquées dans la vie associative qu’il n’y en a dans nos listes municipales.

Prenons d’abord cette fameuse représentation proportionnelle des sexes. Des quotas étant nécessaires pour que ce type de représentation puisse un jour avoir lieu, ce raisonnement apparaît contestable dès lors qu’il remet en cause l’un de piliers fondamentaux de la représentation démocratique locale et, à plus grande échelle, nationale. Le raisonnement de ces dames fait fi de la diversité intellectuelle et politique qui compose notre pays (seule diversité qui, dans ce que nous revendiquons d’être une démocratie, vaille la peine d’être représentée) pour la remplacer par une diversité sexuelle. L’objet même d’une démocratie est de permettre à la diversité des opinions de s’étendre autant que possible. Or, dans le raisonnement qui nous est proposé par ces dames, c’est une vague idée de « représentation de la diversité sexuelle » de la société. Représentation dont -pardonnez-moi l’écart- on se fout éperdument. C’est la diversité politique et intellectuelle qui seule peut justifier sa représentation chez nos élus, ou bien nous tomberons dans ces sociétés communautarisées, sectaires et médiocres qui n’expriment rien d’autre que de petites revendications mesquines et dénuées d’intérêt pour le peuple français.

Nos dames font ici une confusion sur ce qu’est supposée représenter une liste municipale, à savoir l’orientation politique de la municipalité, et non pas l’entre-jambe de ses habitants. Elles se rendent dangereuses pour la démocratie en cherchant à brider l’expression populaire sur des considérations futiles qui n’apportent rien à la Politique avec un grand « P », celle qui vise à orienter efficacement la gestion de la Cité.

Sur cette comparaison qui est faite entre la population féminine présente dans les associations et celle présente sur nos listes municipales, sans doute devrions-nous nous poser les bonnes questions : les femmes ont toutes le droit de vote et toutes peuvent briguer un mandat électoral si tel est leur souhait. Aucune constitution, aucune loi, aucun règlement ou une quelconque ordonnance ne s’y oppose depuis un bon moment. Pourquoi alors ne retrouve-t-on que rarement les femmes dans ces mandats électoraux et pourquoi, aux propres dires de nos féministes en force, sont-elles bien plus engagées dans les instances associatives ?

Personne ne les force à quoi que ce soit et pourtant la situation est ainsi.
Il est possible de trouver une myriade de questions similaires : pourquoi retrouve-t-on plus d’hommes dans les métiers d’ingénieur, de mathématicien, d’informaticien, de militaire, de pompier ou de policier et, de l’autre côté, pourquoi retrouve-t-on plus de femmes dans les milieux des ressources humaines, de l’infirmerie, des services sociaux, de la magistrature ?
Peut-être est-il à considérer que l’homme et la femme sont de nature différente et que, par conséquent ne se dirigent pas nécessairement vers les mêmes centres d’intérêts.
Remarquez cependant que rien ne s’oppose à ce qu’une femme fasse de l’ingénierie, parte s’engager sous les drapeaux ou puisse se porter candidate à une élection. Certaines femmes arborent d’ailleurs certaines de ces dispositions qui les rendent quelque fois différentes de la majorité de leurs consœurs et personne ne trouve rien à y redire. Les mouvements féministes tentent de nous dire que tout cela a pu se faire grâce à leurs combats mais ne nous leurrons pas : Jeanne d’Arc n’a pas attendu le féminisme pour libérer Orléans, Aliénor d’Aquitaine n’a pas attendu le droit de vote pour devenir Reine de France puis d’Angleterre et Margareth Thatcher n’a pas eu besoin de la parité pour être élue Premier Ministre. Certes, le droit de vote et le droit de se présenter candidate à un mandat électoral ne coulent pas de source chez les femmes. Des combats ont eu lieu pour qu’elles puissent y accéder. Mais ces combats, autrefois fondés et parfaitement justifiés, se sont mutés en des revendications mesquines n’apportant que de la division dans un pays qui n’est pas en manque de tensions internes.

Ces dames d’Élues locales dénoncent ainsi le fait que, alors même que nous trouvons beaucoup de femmes engagées dans les associations, peu sont présentes dans les conseils municipaux. Il pourra sans doute être répondu à cette « chouinerie » que les deux engagements sont de nature différente et que les femmes se sentent plus d’affinités avec l’un plutôt qu’avec l’autre. Notez que je ne cherche pas à faire de procès d’intention et c’est pourquoi je n’accuserai pas faussement ces dames. Mais reconnaissons que ce type de revendication a les mêmes parentés que celles des féministes revendiquant un poste de PDG mais restant silencieuses sur la sous-représentation féminine dans le métier d’éboueur. Par-là, on ne peut s’empêcher de vaguement sentir l’odeur nauséabonde du mépris que les féministes exercent régulièrement vis-à-vis de certaines professions.

Ce que veulent ces féministes d’opérette, c’est tout simplement nier cet état de nature qui oriente (mais n’emprisonne pas) l’homme et la femme et restreindre le processus démocratique en faisant parler le sexe plutôt que la voix populaire.

Hubert Bretéché

Article écrit par Auteur Ponctuel

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