Brexit will be done !2 min de lecture

Selon Le Monde, la veille des élections générales de ce jeudi 12 décembre, “une révocation pure et simple du Brexit paraît peu probable ». C’est le moins qu’on puisse dire. 

Le Parti Conservateur s’est saisi de la Chambre des Communes avec 368 sièges, score inédit depuis Thatcher, et le Labour subit sa pire défaite depuis 1935 (191 sièges). La porte est maintenant grande ouverte pour l’adoption du « final deal » négocié avec Bruxelles. 

Depuis le référendum, l’opposition travailliste et Lib-Dem n’avait jusqu’ici eu de cesse de miner l’avancée du Brexit soit par ambiguïté, soit par franche opposition, sabotant les efforts engagés par Teresa May et poursuivis par Boris Johnson. On martelait à tout va que le Brexit serait une catastrophe économique pour le Royaume-Uni tout entier et aujourd’hui, surprise, peu après le résultat des élections, la livre sterling faisait un bond de 2%. L’indice boursier FTSE-250, représentant l’économie britannique, augmentait, quant à lui, de 4.5%. On est bien loin du déluge prophétisé par les grands prêtres de l’Union Européenne. 

Le référendum avait lui-même été contesté, l’opposition soutenant que le peuple n’avait pas voté en connaissance de cause, que le Parti Conservateur avait menti et, pour changer, que les Russes avaient faussé les élections. Hillary Clinton elle-même, en bonne perdante des élections présidentielles américaines, s’était insurgée contre la supposée ingérence russe qui lui aurait fait perdre son siège au Bureau Ovale. C’est là une habitude constante chez certains dignitaires politiques que celle consistant à dénigrer le suffrage en rabaissant la personne qui l’a exprimé. De même qu’Hillary Clinton traitait les électeurs de Trump comme étant « déplorables », certains élus britanniques, avec une subtilité qui est propre à leur nationalité, ont fait de même avec leur électorat, clamant la « misinformation » ou la « Russian interference », insinuant par la présente que les britanniques n’étaient pas dans la capacité de penser par eux-mêmes et que la victoire du « Leave » ne pouvait être que du fait d’une puissance étrangère hostile (suivez mon regard). 

Lorsque Boris Johnson convoque de nouvelles élections, nous assistons à une seconde victoire pour le Brexit, confirmé à une écrasante majorité. Cependant, là encore on trouve unenouvelle raison à cette « injuste » victoire : c’est la faute du mode de scrutin. On se souvient des pleureuses de Clinton qui avançaient que cette dernière avait gagné le vote populaire mais fut plombée par le vote des Grands Électeurs. Nous retrouvons ces mêmes revendications après les élections générales britanniques sur leur scrutin uninominal à un tour (First-past-the-post). Le Figaro avait pu citer dans ses lignes Alastair Campbell, l’un des cerveaux du mouvement europhile People’s Vote, qui déclarait que « Boris Johnson savait qu’il lui suffirait de plus de 30% des voix pour se maintenir au pouvoir, alors qu’il aurait fallu plus de 50% pour gagner un référendum ». Les arguments n’ont pas changé et ils relatent toujours le même mépris qu’exercent leurs invocateurs envers des institutions démocratiquement fondées. Ils ne semblent toujours pas saisir que c’est ce mépris qu’ils ont envers leurs institutions nationales et leur peuple qui les rend détestables. 

Bref, le Brexit a été voté et confirmé. Une fois de plus, c’est un pied-de-nez magistral qui fut envoyé à l’administration bruxelloise de l’Union Européenne. Entre la Russie, la Hongrie, la Pologne, l’Italie, la Turquie, la Syrie, l’OTAN et maintenant le Royaume-Uni, l’Union Européenne ne parvient pas à se faire respecter et sa situation prend une tournure de bizutage. 

Peut-être serait-il temps de se ressaisir et de considérer une bonne fois pour toute que l’Europe fédérale est une chimère. L’avenir appartient aux nations souveraines. 

Hubert Bretéché 

Article écrit par Auteur Ponctuel

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