Agression antifa à Rennes ! Récit d’un témoin.3 min de lecture

Ce lundi 9 décembre 2019, à 12h30, une “assemblée générale étudiante” était organisée à l’IEP de Rennes. L’objectif était de discuter de la semaine de manifestations sociales, contre la réforme des retraites mais aussi contre la précarité étudiante, et de proposer des actions à mener. Les étudiants de l’Institut souhaitaient ainsi participer à cette réunion pour exprimer leurs points de vue. Parmi eux, de jeunes membres du mouvement royaliste Action Française, que des groupuscules d’extrême gauche ont fiché comme étant “d’extrême droite”.

La semaine dernière, lundi 2 décembre, trois étudiants s’étaient fait expulser d’une précédente assemblée peu après leur entrée, à cause de divergences politiques avec les meneurs de la réunion, alors que celle-ci était théoriquement ouverte à toutes les tendances partisanes.

Cette semaine, certains étudiants, se sachant dans le viseur des censeurs gauchistes, ont décidé de venir pacifiquement accompagnés d’une quinzaine d’amis étudiants. Pour ne pas que cela soit pris pour une tentative de troubler la rencontre, ce groupe s’est divisé en trois afin de participer sereinement à l’assemblée générale sans craindre que des individus violents s’en prennent à leur intégrité physique.

Néanmoins, une nouvelle fois, peu après que les derniers membres du troisième groupe se sont assis dans l’hémicycle, des insultes et menaces sont proférées. Immédiatement, une fille appelle à expulser manu militari les étudiants considérés persona non grata par les groupes d’extrême gauche présents dans la salle. Elle hurle notamment : « Avant de commencer on dégage les fachos […] Entourez-les ! Entourez-les ! ». Une vingtaine d’antifas ont répondu à l’appel, se levant et descendant vers eux, en se préparant à une agression. L’assemblée générale est ainsi interrompue, et l’encerclement du dernier groupe de 5 personnes débute. De nombreux étudiants assis se lèvent et descendent à leur tour, pour suivre un hypothétique affrontement de plus près ou pour s’interposer.

Pendant environ un quart d’heure, les esprits s’échauffent et des étudiants reçoivent des coups. Certains tentent de jouer les médiateurs, sans succès. Acculés vers la sortie et ne souhaitant pas provoquer une bagarre générale, le groupe visé décide de s’en aller avec les personnes à leurs côtés. Cinq personnes sont encore dans l’amphithéâtre. Ayant réussi à se fondre dans la masse, ils ne subissent pas de violences et assistent à la suite des discussions. Ils pourront ainsi entendre avec consternation que les gauchistes souhaitent instaurer à l’entrée des prochaines assemblées un groupement d’une trentaine de personnes permettant de bloquer l’entrée à tous les étudiants n’étant pas de gauche. La fille précédemment citée, toujours prompte à faire entendre sa voix, soutient ce procédé de “filtrage” des entrées et ajoute avec sarcasme que tous les étudiants de droite ainsi que l’ensemble des macronistes devraient être exclus d’office.

Le groupe sorti reste aux abords de l’enceinte de l’Institut afin de rejoindre les autres à l’issue de la réunion. C’est alors qu’à 13h, un témoin marchant dans une rue à proximité croise quelques personnes cagoulées se dirigeant vers l’IEP.

Les antifas dans l’amphithéâtre ont entre-temps appelé et rameuté leurs camarades,probablement de l’Université Rennes 2, où se tenait également une assemblée générale, afin de poursuivre et d’attaquer le groupe attendant dans l’enceinte de l’IEP.

A 13h20, le témoin toujours présent dans la rue, se demandant ce qu’il se passe, croise une douzaine de personnes vêtues en black blocs et prévient le groupe bloqué à l’intérieur.
Les premiers membres de la milice cagoulée apparaissent et tentent de défoncer la porte vitrée. Ils se rendent ensuite compte qu’elle est ouverte et décident de charger. Ils sont armés de gazeuses et de bouteilles en verre, qu’ils s’amusent à lancer. Plusieurs personnes sont blessées.
Pendant ce temps, d’autres miliciens sont arrivés et de nouveaux étaient manifestement prêts à prendre la route.

Le groupe essaie de se mettre à l’abri comme il le peut et rejoint le foyer étudiant. Des étudiants de l’établissement sont alors présents, pour discuter, mais les miliciens d’extrême gauche n’en ont que faire, leur but est le lynchage.

Ils sont une dizaine à pénétrer dans le foyer, jettent des chaises et poursuivent leurs agressions. Le groupe, sous les coups des assaillants, se dirige vers le cloître, grand espace central du bâtiment. S’y trouvent d’autres étudiants de Sciences Po, qui fuient alors la bataille. La traque ne cesse pas et un étudiant est tabassé au sol. 

Les membres du groupe réussissent enfin à sortir de l’enceinte de l’établissement, certains en courant vers l’Université Rennes 1 (qui dispose d’agents de sécurité), d’autres vers le Carrefour City, où ils se réfugient. La police, alertée, arrive vers 13h45. L’assemblée générale de Sciences Po est alors suspendue, et tous les étudiants encore présents sortent à l’extérieur de l’amphithéâtre. Les antifas partis de Rennes 2 dix minutes auparavant ont sûrement préféré faire profil bas en apercevant les forces de l’ordre. 

Des plaintes ont déjà été déposées au commissariat de Rennes, d’autres viendront renforcer le dossier au cours de la semaine. Il faut mettre un terme à ces comportements inacceptables de l’extrême gauche, qui ne doivent plus rester impunis.

 

Article écrit par Auteur Ponctuel

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