L'Étudiant Libre

Nicolas Dupont-Aignan n'est pas en campagne présidentielle mais en campagne législative. Il est en relation avec LR pour conserver sa circonscription de l'Essone, contre le maintient de sa candidature.
Crédits : wikicommons

En dixième position dans les sondages, Nicolas Dupont-Aignan ne semble pas en mesure de rattraper ses concurrents de droite. En effet, depuis la percée de la campagne d’Eric Zemmour, le candidat de Debout la France (DLF) est passé de 6% à 2% d’intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle.

 

Après les démissions de son directeur de la communication (Pierre-Louis Gali), de son attaché de presse (Ella Kelian) en décembre dernier et du départ d’une soixantaine de cadres qui ont formé “L’Avenir français” (satellite du RN) ; la campagne de Nicolas Dupont-Aignan, en manque de parrainages, semble être au point mort. Le candidat de DLF exclut par ailleurs tout ralliement à Marine le Pen et Eric Zemmour. 

 

Ainsi son avenir politique apparaît se cantonner à l’Essonne et à la 8e circonscription dont il est actuellement député. D’après des informations dévoilées par Jules Torres (Valeurs Actuelles) sur Twitter, Dupont-Aignan serait en négociation avec LR afin de garder sa circonscription. En effet, selon le communiqué de presse de la Commission Nationale d’Investiture (CNI) des LR du 17 novembre dernier, le parti de Christian Jacob ne présentera pas de candidats dans la 8e circonscription de l’Essonne, celle de Dupont-Aignan.

 

Également selon les informations Valeurs Actuelles, un cadre LR aurait déclaré que Dupont-Aignan “a passé un accord avec les Républicains. Il maintient sa candidature pour ne pas donner ses deux points à Zemmour, et en échange LR lui laisse sa circonscription de Yerres en ne présentant pas de candidats aux prochaines législatives”. 

 

Le candidat apparaît donc isolé et refuse de défendre les intérêts du camp national en décidant de ne pas se désister ni pour Zemmour ni pour le Pen. L’intérêt personnel de Dupont-Aignan risque de mettre à mal les deux candidatures en laissant la voie libre à Valérie Pécresse, c’est-à-dire en laissant la possibilité à cette dernière de briguer un nouveau mandat de renonciations et de trahisons des valeurs de droite. 

 

Arthur Prevot

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Nicolas Dupont-Aignan, campagne solo
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