L'Étudiant Libre

Jean-Luc Mélenchon condamné pour diffamation et injure publique

Ce mardi 11 janvier 2022, Jean-Luc Mélenchon a été condamné pour diffamation et injure publique envers Radio France

Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, actuellement en campagne, n’en n’est pas à son coup d’essai. En effet, il avait déjà été candidat lors de l’élection présidentielle de 2017, et avait d’ailleurs obtenu 19.58% des suffrages au premier tour. À la suite de cette élection, la commission des comptes de campagne (CNCCFP), dont le but est de contrôler les comptes de campagne et de demander en cas de suspicion d’irrégularité, qu’une investigation soit ouverte, avait déposé un signalement pour « surfacturations » à la suite de l’analyse des comptes de campagne de M. Mélenchon. Une enquête préliminaire du parquet de Paris avait été ouverte. M. Mélenchon avait démenti toute surfacturation dans sa campagne, ajoutant même qu’en comparaison avec les autres candidats, c’est sa campagne qui avait coûté le moins cher (10,6 millions d’euros). À la suite de cela, Jean-Luc Mélenchon s’était montré très critique envers les journalistes de Radio France qui avaient enquêté sur ses comptes de campagne, n’hésitant pas à les traiter « d’abrutis », ainsi que de « menteurs ». Une plainte avait alors été déposée par Radio France.

Ce mardi 11 janvier 2022, Jean-Luc Mélenchon a été condamné pour diffamation et injure publique envers Radio France, et se voit condamné à une amende de 500 euros avec sursis ainsi qu’à payer des dommages et intérêts à hauteur de 3 000 euros à Radio France.

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Suite à cette condamnation, c’est une campagne encore plus tendue qui s’annonce, remettant en cause à quelques mois seulement de l’élection présidentielle l’honnêteté des manœuvres politiques et financières du candidat de la France Insoumise, et faisant également éclater au grand jour sa défiance à l’égard de la presse. Cette condamnation apparaît donc comme une victoire pour la liberté de la presse en France et comme une déconvenue significative pour celui qui avait osé dire en 2018 lors des perquisitions liées à cette affaire : « Personne ne me touche, ma personne est sacrée ». Voilà donc la preuve que personne n’est intouchable et que personne n’échappe aux conséquences de ses actes.

Sarah Milamon

Sarah Milamon

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