Obamagate : l’arroseur arrosé ?3 min de lecture

Jeudi 7 mai, le département américain de la Justice a demandé l’abandon du dossier d’accusation contre Michael Flynn, ancien conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale. Coup de théâtre politique, cette affaire, décrite comme un complot du FBI par Donald Trump et ses partisans, apparait de plus en plus comme orchestrée par le camp démocrate, et notamment par …Barack Obama.

Membre actif de la campagne de Donald Trump en 2016, Michael Flynn, ancien lieutenant-général de l’US Army, est nommé conseiller à la sécurité nationale dès janvier 2017 par le nouveau président, Donald Trump. Mais, rapidement il doit démissionner le 13 février 2017, rattrapé par des échanges qu’il eut avec l’ambassadeur russe à Washington, en décembre 2016, lors de la période de transition post-élection. En effet, interrogé par la police fédérale, il avait dissimulé ses contacts et donné des informations incomplètes au vice-président Mike Pence sur ses discussions téléphoniques.
Après une année 2016 où les détracteurs de Donald Trump crient à l’ingérence russe durant l’élection, la déception due à la défaite d’Hilary Clinton ne fait qu’accroître cette volonté de faire tomber Trump. Cet échange secret entre Flynn et l’ambassadeur russe arriva comme du pain béni pour le camp démocrate : ils allaient pouvoir prouver l’ingérence russe.
Interrogé par le FBI ( principal service fédéral de police judiciaire), Michael Flynn plaide coupable, le 1er décembre 2017, d’avoir menti, reconnaissant avoir commis de graves erreurs.
Le 15 janvier 2020, poussé par ses nouveaux avocats et par Donald Trump, Michael Flynn fait volte-face à la surprise générale, et dépose une demande auprès du juge afin de pouvoir retirer son plaider-coupable dans l’enquête portant sur l’ingérence russe durant l’élection présidentielle de 2016. Ses avocats expliquent que les procureurs auraient demandé à Flynn de fournir un faux témoignage. Dans tous les cas, cette stratégie paye puisque le jeudi 7 mai 2020, le département de la justice américaine demandait au juge le retrait du dossier d’accusation, ce qui devrait avoir lieu.

Et là chers lecteurs, vous vous demandez : et Obama dans tout ça ?
L’abandon des poursuites contre Michael Flynn par le ministère de la justice américaine amène à reconnaître que Flynn a été piégé par le FBI, que l’enquête menée contre lui n’était pas fondée, que ses droits ont été bafoués, et que durant toute cette enquête un homme savait mais ne disait rien : Barack Obama. Ce même ministère a récemment déclassifié des documents, confirmant un grand intérêt de l’ex-président pour les enquêtes du FBI à l’encontre de Trump et de Flynn. Mais, dans toute cette histoire, Flynn n’est qu’un détail.

Revenons en arrière : durant l’élection, des accusations d’interférences du Kremlin étaient portées par les médias, s’appuyant sur le hackage du système informatique du parti démocrate par des Russes. Durant cette même période, Christopher Steele, ancien officier de renseignement britannique rédigeait un dossier contenant des allégations d’inconduite, de complot et de coopération entre la campagne présidentielle de Donald Trump et le gouvernement de la Russie lors de l’élection de 2016. Le dossier Steele fut alors pris au sérieux par les démocrates et certains membres du FBI, alors que son origine et son objectif furent rapidement découverts : un dossier basé sur de fausses informations dans le but de déstabiliser Trump. Néanmoins, le FBI poursuivit cette enquête secrète, basée sur un dossier bidon, en connaissance de cause, afin de déstabiliser le candidat puis président Trump. Il est rare que le FBI conduise des opérations d’écoutes sur un candidat à la présidence sans en informer le président en place, en l’occurrence Barack Obama. Des mails échangés au sein du FBI suggèrent qu’Obama était au courant depuis l’été 2016.
En janvier 2017, alors qu’il quitte la Maison Blanche, Obama sait que l’enquête de collusion est bidon mais laisse faire; il connaît également le contenu de la discussion entre Flynn et l’ambassadeur russe mais ne dit rien. Obama aurait laissé comme consigne à son administration de ne pas communiquer à l’administration Trump les informations sur l’enquête russe.

Le 10 mai 2020, critiqué par Obama sur sa gestion de la crise du Covid-19 (à noter que dans la tradition un ex-président ne critique jamais le président en place, ce qui n’a pas dérangé Obama), Donald Trump utilise les réseaux sociaux et lance le Obama Gate (en référence au scandale du Watergate), accusant Obama d’être à l’origine des enquêtes sur l’ingérence russe. En pleine année électorale, il n’est pas étonnant que Donald Trump cherche à discréditer une figure démocrate. Néanmoins, comme vu précédemment, il y a des zones d’ombres conséquentes qui viennent justifier ces accusations.

 

Que retenir de tout ça ?

Depuis le début de son mandat, le président Trump est mis en cause en permanence par le camp démocrate et les médias. Il ne lui est jamais laissé le bénéfice du doute : condamné avant même que la Justice ne se prononce. Et pourtant, le rapport Mueller publié en avril 2019, a démontré la non-culpabilité de Trump dans l’enquête sur l’ingérence russe. Quant à Obama, longtemps présenté comme le gentil président, il se retrouve pour une fois sur le banc de l’accusé.

Vianney VDR.

Article écrit par Auteur Ponctuel

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