Le 27 janvier 1945 à Auschwitz, l’enfer prend fin.2 min de lecture

« Lors de la libération, je n’ai vu personne danser de joie. Au contraire, notre premier acte d’homme
libre fut de pleurer, enfin, pleurer notre famille, mais aussi nos camarades. L’étau du chagrin s’est
refermé sur l’ivresse de la liberté. » C’est ce qu’écrira Ida Grinspan, rescapée d’Auschwitz plusieurs
dizaines d’années après son retour du camp. Entre 1940 et 1945, 1,3 million de personnes sont
déportées par les nazis à Auschwitz, ils ne seront que 200 000 à revenir chez eux.
Il est à peu près 15h, le 27 février 1945 quand l’Armée Rouge s’approche des grilles du camp
d’Auschwitz Birkenau près d’Oświęcim dans le sud de la Pologne. Elle vient de défaire la Wehrmacht
sur les rives de la Vistule, les affrontements ont couté la vie à plus de soixante Soviétiques mais les
troupes Staliniennes en sortent victorieuses.

Derrière les fils barbelés, 7000 prisonniers à la silhouette squelettique attendent leur libération alors
que les soldats soviétiques découvrent avec horreur l’existence des camps d’extermination. Dans leur
fuite, les nazis avaient exécuté ou laissé mourir de faim et d’épuisement plus de 600 détenus, ils
avaient détruit les fours crématoires mais n’avaient pas eu le temps de combler les fosses communes.
Plus ils progressent dans le camp, plus ce que découvrent les jeunes soldats est intenable. Il y a les
centaines de milliers de costumes et de robes empilés les uns sur les autres, les jouets d’enfants, les
cheveux tondus ou encore les dents en or, tout cela soigneusement entreposé dans des baraques.
Derrière les portes de l’infirmerie, ou plutôt d’une salle de torture aux apparences de laboratoire, des
dizaines d’enfants malades, victimes des expériences de Josef Mengele. L’ange de la mort leur a injecté
des virus en tous genres, comme le typhus, d’autres ont été amputé ou laissé pour mort. Les soldats
soviétiques libèrent plus de 200 enfants, Parmi eux, de nombreux jumeaux, les cobayes préférés du
docteur nazi.

Peu de temps après la libération d’Auschwitz, Staline félicite ses hommes, non pas pour la découverte
du camp mais pour la prise d’une commune voisine. Plusieurs soldats filmèrent ce qu’ils découvrirent
cet après-midi de janvier 1945 mais les autorités soviétiques mettront plusieurs années pour partager
ces images avec le reste du monde. Ils omettront aussi d’indiquer que la majorité des prisonniers
étaient juifs, préférant parler d’opposants politiques au nazisme.
Les historiens estiment aujourd’hui que 1,1 million de déportés sont morts à Auschwitz, parmi-eux,
960 000 Juifs, plus de 70 000 Polonais, 21 000 tsiganes, 15 000 prisonniers de guerre soviétiques, plus
de 10 000 autres européens et de nombreux homosexuels et handicapés.

Parmi toutes ces victimes, les parents d’Ida Grinspan, qui après avoir été déportée à 14 ans, passera le
reste de sa vie à témoigner aux jeunes générations de cet enfer sur terre appelé Auschwitz.
Cet article est dédié à cette femme de courage, décédée en septembre 2018, à toutes les victimes de
la barbarie nazie et à tous ceux qui aujourd’hui, œuvrent pour faire perdurer leur mémoire.

Clément Vanheuverswyn

Article écrit par Auteur Ponctuel

L'article vous a plu? Partagez-le! L'Étudiant Libre vit de vos partages.

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur telegram
Telegram
Partager sur reddit
Reddit

Dans la même catégorie:

Du même auteur:

Rejoignez-nous!

Restez informés de notre actualité.

Lassé des newsletter? Optez pour nos notifications!

Partager sur twitter
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Twitter?

Partager sur facebook
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Facebook?

L'Étudiant Libre

Bienvenue sur L'Étudiant libre cher lecteur, c'est votre première visite ici? Lisez notre présentation!

Pourquoi?

Pour partager aux jeunes Français un message incitant à l’engagement et au Bien Commun.

Par qui?

Par des étudiants. Tout le monde peut travailler avec l’Étudiant Libre, il suffit de nous contacter. Vous voulez distribuer ? Vous voulez rédiger des articles ? Écrivez-nous.

Pour qui?

Pour la jeunesse qui ne demande qu’une étincelle pour s’embraser, s’exprimer et s’assumer.

Abonnez-vous

Retrouvez au creux de votre main l’information indépendante! Abonnez-vous pour seulement 3 euros par mois et accédez à toutes nos publications.