Romain Espino : « la justice a choisi son camp et ce n’est pas celui des Français. »3 min de lecture

Au printemps 2018, des militants de Génération Identitaire avait mené une action au Col de l’Échelle pour dénoncer cette route empruntée par de nombreux migrants clandestins. Cet après-midi, le tribunal correctionnel de Gap a condamné Clément Galant et Romain Espino  à 6 mois de prison ferme, 5 ans de privation des droits civiques. Génération identitaire doit payer une amende de 75 000 euros d’amende. Romain Espino, le porte parole de Génération Identitaire, a répondu à nos questions. 

 

À titre personnel comment vivez-vous cette condamnation? Êtes-vous surpris par cette condamnation ?

 

Surpris, je ne le suis pas vraiment à titre personnel. C’est vrai que cette condamnation est importante par rapport aux faits reprochés, mais on sait depuis le début que ce procès est éminemment politique. On sait aussi quand on est militant identitaire que malheureusement la justice est souvent instrumentalisée et que c’est un risque.

 

On sait aussi quand on est militant identitaire que malheureusement la justice est souvent instrumentalisée

 

Quels étaient les objectifs de l’action ? Sont-ils atteints ?

 

Il y avait trois objectifs : 

  • D’abord, nous voulions attirer l’attention sur le Col de l’Échelle, un lieu de passage pour les clandestins, qui était connu de ceux qui habitent sur place mais moins du reste de la France. Il s’y passait une véritable invasion migratoire qu’on voulait dénoncer. C’est une victoire car on a réussi à le mettre sur le devant de l’actualité. 
  • Ensuite, il y a eu la volonté de montrer aux pouvoirs publics qu’avec un peu de détermination il était possible de contrôler les frontières puisque nous, militants politiques pour la plupart bénévoles, on avait la possibilité d’aller prendre place à cette frontière et de contrôler l’immigration. On voulait donc alerter et ça a été fait puisqu’au lendemain de l’action, la brigade de police aux frontières, qui a pour mission de les surveiller, a été renforcée. Donc c’est encore une victoire.
  • Enfin, il y a eu tout le soutien de la population locale, mais aussi plus largement français ou européen, ainsi qu’un soutien politique puisque des personnalités nous ont soutenus et ont expliqué qu’il était dramatique que les pouvoirs publics ne prennent pas en charge cette question de l’invasion migratoire. 

 

Comment pouvons-nous soutenir Génération Identitaire ?

 

Bien sûr, tous les messages de soutien qu’on reçoit font plaisir. On se dit qu’on le fait pour notre peuple et qu’il est reconnaissant envers nous. C’est quelque chose de très gratifiant. 

La principale arme aujourd’hui, c’est les dons pour payer nos opérations qui coûtent très cher. Ça nous permet aussi de payer les frais de justice, les frais d’avocat. Tout cela est extrêmement coûteux si on veut faire un travail de qualité, si on veut pousser les procédures. Le nerf de la guerre c’est le financement et donc la meilleure façon de nous soutenir est de le faire financièrement. 

 

Que signifie cette condamnation pour le combat contre l’immigration ?

 

Ça signifie que la justice ne respecte pas une impartialité totale, ne fait pas respecter la loi. C’est à dire que normalement on cherche quelle est la règle, si elle a été enfreinte, puis à quel moment, et ensuite quelle condamnation doit être prononcée.

Cette condamnation est éminemment politique. On a des chefs d’inculpation assez  imaginaires. Il n’y a pas de jurisprudence. On a des condamnations maximales pour des choses quasiment insignifiantes au niveau de l’infraction : il n’y a pas eu de violence, tout s’est passé dans le calme.

À titre de comparaison, Jawad Bendaoud, le logeur des terroristes, a récemment pris aussi six mois ferme pour avoir agressé violemment des gardiens de prison. Quand on agresse les représentants de l’ordre on prend six mois de prison et quand on exprime une idée politique on prend aussi six mois. Ça prouve bien qu’il y a deux poids deux mesures, que la justice pour une bonne partie a choisi son camp et que ce n’est pas celui des Français. 

 

Quels sont vos projets pour la suite ? 

 

Nous voulons continuer à entretenir cette communauté militante qu’on a réussi à fonder et conforter cette jeunesse dans l’engagement pour la rendre de plus en plus performante. 

Evidemment, nous allons continuer à mener des opérations pour défendre. On continuera à s’emparer de tous les sujets qui nous semblent importants pour défendre notre peuple et notre identité.

Article écrit par Paul Guerry

L'article vous a plu? Partagez-le! L'Étudiant Libre vit de vos partages.

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur telegram
Telegram
Partager sur reddit
Reddit

Dans la même catégorie:

Du même auteur:

Rejoignez-nous!

Restez informés de notre actualité.

Lassé des newsletter? Optez pour nos notifications!

Partager sur twitter
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Twitter?

Partager sur facebook
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Facebook?

L'Étudiant Libre

Bienvenue sur L'Étudiant libre cher lecteur, c'est votre première visite ici? Lisez notre présentation!

Pourquoi?

Pour partager aux jeunes Français un message incitant à l’engagement et au Bien Commun.

Par qui?

Par des étudiants. Tout le monde peut travailler avec l’Étudiant Libre, il suffit de nous contacter. Vous voulez distribuer ? Vous voulez rédiger des articles ? Écrivez-nous.

Pour qui?

Pour la jeunesse qui ne demande qu’une étincelle pour s’embraser, s’exprimer et s’assumer.

Abonnez-vous

Retrouvez au creux de votre main l’information indépendante! Abonnez-vous pour seulement 3 euros par mois et accédez à toutes nos publications.