Tribune : Quand massacre et tolérance vont de pair5 min de lecture

« Une société qui tue ses enfants perd à la fois son âme et son espérance » J.
Lejeune

Lorsque règne la loi du plus fort

J’aimerais m’adresser par la présente, à toutes celles qui ont la ferme conviction
de préserver leurs droits les plus fondamentaux. J’aimerais m’adresser à toutes celles
qui, se défendant, accusent d’autres innocents. J’aimerais m’adresser à toutes celles qui
scandent « mon corps, mon choix », sans saisir l’inadvertance de leurs propos,
l’incohérence de leur slogan. Ainsi, je m’adresse à vous toutes, féministes, mères
dépourvues de toute morale, meurtrières, coupables des plus condamnables et des plus
odieux infanticides. A vous toutes qui avez la lâcheté d’abandonner, consciemment,
chaque jour, vos jeunes enfants à leurs bourreaux. A vous toutes qui pensez, grâce à ces
assassinats, conquérir votre indépendance. A vous toutes, asservies par la bêtise et non
la réflexion, la norme collective et non le bon sens personnel, le « politiquement correct
» et non la liberté.

Nombreuses êtes-vous féministes, qui croyez sauver vos droits en bafouant ceux
des plus démunis. Vous qui espérez faire avancer nos sociétés en sapant ses fondations
et origines. Accordez-moi de dénoncer votre attitude. Permettez-moi de m’exprimer,
tant que cette liberté ne me sera pas retirée.

De nouvelles esclaves modernes au service d’une culture de mort

Vous êtes-vous interrogées sur l’origine du mot « avortement » ? Comment
expliquer qu’on lui retire tout sons sens ? N’est-ce pas du négationnisme que de vider
les mots du poids de leur signification ? Quand ce terme signifie tuer, sciemment, un
enfant indésirable. Il est vrai qu’il est plus facile de parler d’IVG que d’avortement et de
parler d’avortement plutôt que de mort. Se cacher derrière les mots est facile : attitude
lâche (vous voudrez bien me pardonnez le peu de respect que je vous porte). Sincère et
amer constat de jeunes mamans irresponsables, qui s’adonnent au plaisir en répondant
au courant de pensée majoritaire. Affirmez, avec tort, que vous ne tuez pas vos enfants.

Rassurez-vous, puisque voici votre dernière consolation.

Vous ne tuez pas un enfant ? Vous ne tuez qu’un embryon ? Vous ne tuez pas
une personne ? Mais un embryon est un organisme. C’est un être vivant, un être
humain, qui possède un patrimoine génétique humain, unique, comme chacun d’entre
nous, ce qui en fait une personne. Ce n’est encore qu’un amas de cellule, sous sa forme
embryonnaire ? Ne sommes nous pas constitués d’un amas de cellules, évoluant et se
régénérant avec le temps, nous aussi ? Si, en France l’IVG est autorisée jusqu’au 3ème
mois seulement, comment expliquer puisqu’il ne s’agit de « rien », que celle-ci ne soit
pas légalisée jusqu’au terme de la grossesse ? Quelle différence y’a-t-il entre un
embryon et un foetus pour que l’on ne considère plus légitime d’assassiner son enfant
après 12 semaines de grossesse ? Oh, comble de l’ironie, la crise dûe au Covid-19
encourage le Planning familial et d’autres féministes à revendiquer un allongement du
délai d’avortement à 14 semaines. Dois-je vous rappeler que vous aviez décrété qu’il
s’agissait de « quelqu’un » à partir de 12 semaines, devenant foetus ?
Affirmez encore péremptoirement que, s’il est effectivement un être humain
biologiquement parlant, il ne possède pas encore de conscience. Or comment affirmer
cela, dans la mesure où des études ont été menées permettant de prouver que l’embryon
est capable de ressentir la douleur. Comment le justifier quand certaines personnes
naissent accompagnées de lourds handicaps ne leur permettant pas d’être pleinement
conscients du monde qui les entoure, ni d’agir librement ? Ne sont-elles, elles aussi, «
rien » ? Quel beau sens de la tolérance, du respect des plus faibles. Quelle belle preuve
d’amour et de fraternité. Quel engouement pour la différence.

Les seuls hommes ayant été privés de leur liberté, exploités et jamais considérés
comme des personnes dans l’histoire de l’humanité, sont les esclaves. Je crois
mesdames, et vous messieurs qui n’osez que trop rarement vous engager sur ce terrain,
que vous êtes esclaves du « politiquement correct », esclaves d’un mode de pensée.
Formatés par un système éducatif uniforme et presque totalitaire, vous êtes les
nouveaux pantins de nos sociétés. Vous parlez d’ouverture d’esprit quand vous pensez
tous la même chose, vous parlez de tolérance lorsque vous restez indifférents devant la
mort de vos propres enfants !

Mères indignes ou tueuses en série ?

Quelle mère pourrait continuer à vivre sans prendre conscience de toute
l’horreur de ces actes ? Quelle mère pourrait-être assez humaine pour tuer ce qu’elle a
de plus précieux ? Quelle mère pourrait-être assez folle pour croire que ce bien lui
appartient ? Car, votre slogan favoris est bien « my body, my choice ». Ainsi donc ce
petit-être en vous serait totalement vôtre ? Mais comprenez que votre raisonnement est
infondé, que votre pensée est criblée de paradoxes ! Comment s’approprier ce qui n’est
pas vôtre, comment s’approprier un enfant, comme on s’approprie un objet ? Comment
accuser ceux qui battent leurs enfants, quand par votre faute, vous leur avez appris que
ceux-ci leurs appartenaient ? Votre hypocrisie vous guide et provoquera votre chute.
Que penser d’un médecin ayant le droit de refuser de pratiquer un avortement,
de tuer un enfant ? L’objection de conscience ne vous apporte-t-elle pas la preuve
nécessaire et suffisante permettant de caractériser toute l’horreur de cet acte ?
Puisque la campagne anti-avortement est écrasée et dissimulée, n’y voyez vous
pas là une preuve de totalitarisme et d’unité de pensée dans lequel nous vivons ? Parlez
de liberté, je n’y crois pas : ce que je fais là sera fortement réprimé. Parlez de fraternité,
je n’y crois plus. Parlez d’égalité : jamais je ne souhaite m’abaisser à devenir votre
égale. Et cette égalité, n’oubliez pas que vous nous encouragez à la refuser, à croire que
ces vies, que vous supprimez arbitrairement, ne valent pas les nôtres.

Pour que triomphe la Vérité et le Beau

Enfin, puisque l’article 3 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme
de 1948 affirme que « tout individu a droit à la vie…», penchons-nous à présent sur le
cas des enfants handicapés et avortés pour malformation(s), parce que non conformes
aux normes eugéniques que vous fixez. Prenons l’exemple des enfants trisomiques :
96% des embryons détectés atteints de trisomie sont avortés. Ce refus de la différence,
cette résignation quant au manque de considération de l’être humain sous toutes ses
formes, cette peur de l’inconnu et ce manque de courage vis-à-vis de la difficulté, se
rapprochent fortement de l’eugénisme, et par conséquent de l’idéologie nazie.
Développer des critères précis de beauté, ou même de forme d’esprit sont autant
d’arguments permettant de créer l’homme parfait. Toutefois, vous continuez à refuser
cette différence en affirmant paradoxalement que « nous sommes tous différents mais
tous égaux ». Et, pour avoir vécu auprès d’enfants trisomiques, pour en avoir aidé, je
peux vous assurer qu’ils ont un coeur bien plus grand que le vôtre. Je peux vous assurer
qu’ils sont bien moins malheureux que vous, que tout est joie et espérance chez eux.
Je terminerai de façon abrupt, sans transition parce que finir par de jolies
formules serait vous accorder du temps et de l’importance. Permettez-moi simplement
de vous rappeler que je suis fière et heureuse de m’opposer à vous. La majorité de ceux
qui, dans le cours de l’Histoire se sont opposés à l’opinion collective, ont fini par
triompher. Alors je m’oppose de toutes mes forces à la société eugénique, refusant la
différence, incapable d’assumer ses actes, que vous souhaitez voir naître.

Marie G

Article écrit par Auteur Ponctuel

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