Talos Europa : notre identité culturelle en péril !3 min de lecture

Aujourd’hui à l’heure de la déconstruction, du combat décolonial, du féminisme intersectionnel et de la tyrannie des minorités, c’est notre modèle de vie qui est en danger.

Ce n’est pas le modèle du vieux blanc cis patriarcal qui est en danger, c’est l’essence même de notre nation, de notre culture et de notre art de vivre.

C’est par la langue, les traditions, les lieux de socialisation, les arts, la mémoire partagée et l’histoire commune que notre identité est garante du bon fonctionnement de notre société. Longtemps attaqué par l’intelligentsia de gauche, le Roman national est ce qui nous a permis de vivre dans une société démocratique pacifiée jusque dans les années 60.

Comment en sommes-nous arrivés à ce point de rupture ?

La Grande Dissolution :

Nous sommes depuis les années 70 dans un processus de dissolution culturel tout droit venu des Etats-Unis. L’Europe meurtrie dans sa chair a su trouver l’aide américaine pour se reconstruire mais ce n’était pas sans en payer un lourd tribut. Simone Weil annonçait déjà en 1943 qu’après l’hitlérisme ce serait l’américanisation de l’Europe puis du monde, le grand péril.

De Gaulle aura lutté jusqu’au bout pour garder l’indépendance de la France face à l’influence des États-Continents.
En vain, le soft power américain était trop puissant. C’est par la télévision, le marketing, la publicité, la musique et la politique que leur ethos et leur mode de consommation allait se répandre sur notre Vieux-Continent.

Notre société enivrée, par l’espoir de jours heureux promis par l’hédonisme de la consommation, s’était jetée dans les bras de l’impérialisme américain.
Ce doux pansement sur les blessures de l’Europe, que fut le modèle de société de consommation des Etats-Unis allait quelques décennies plus tard être le déclencheur de la nécrose.

Par notre empire colonial mourant, c’était notre société française qui allait être métamorphosée par l’immigration d’individus d’une civilisation extra-européenne. Les craintes de De Gaulle à Peyrefitte quant à la potentielle métamorphose de la société française et plus tard les regrets amers de Giscard d’Estaing n’y changeront rien, le processus de dissolution était lancé.

Sur le plan intellectuel, notre société française des années 70/80 avait su repousser une partie des attaques des penseurs de la « French Theory ».

Malheureusement, ses théories floues et alambiquées ont trouvé un terreau fertile au sein des universités américaines. Aujourd’hui, à l’heure des GAFAM, ils ont conquis la pensée des français européens puis des universités de sciences sociales françaises.

Ce n’était plus son modèle économique qui était exporté mais son modèle communautariste qui s’installe sur les cendres de notre capacité d’assimilation. Certains peuvent se réjouir d’une prétendue créolisation de la France mais in fine c’est notre plus grande richesse, le soft power français, qui en pâtit.

Le constat est sans appel, un récent sondage IFOP pour Le Monde révèle un recul de la culture chrétienne en France. Un tiers des français ne connait pas la signification de la Toussaint et seulement un peu moins de la moitié connait celle de Pâques, quant aux moins de 35 ans, moins d’un tiers connait la signification de l’Ascension.

Notre héritage, notre culture et notre lien avec nos ancêtres disparaissent.

Le combat du Siècle :

A l’heure où Netflix tend à diluer les cultures par de multiples œuvres à la limite du révisionnisme historique, il n’est pas surprenant de voir apparaitre dans notre pays des problématiques sociales américaines à seulement quelques semaines d’intervalles. Nous avons tous en tête, les multiples destructions d’œuvres qui ont suivi les événements Black Lives Matter aux États-Unis début 2020. À tel point que des personnalités publiques françaises ont tenté de déboulonner des statues de personnalités historiques qu’ils jugeaient offensantes.

Bien que ces revendications se soient calmées, la destruction de notre héritage perdure.
Victor Hugo écrivait dans la Revue des deux mondes, le 1er Mars 1832 : « Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté, son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde, c’est donc dépasser son droit que de le détruire. » Pensons ici à la chapelle Saint-Joseph de Lille dont la destruction est actée par le ministère de la Culture pour des intérêts économiques, à la révision de l’œuvre d’Agatha Christie sous la pression d’un antiracisme devenu fou ou encore à l’effacement des ballets du Lac des Cygnes et de Casse-Noisette de Tchaïkovski de la programmation de l’Opéra de Paris.

Par la négligence de nos élites, les jeunes français et européens d’aujourd’hui et de demain paient le prix de voir leur civilisation disparaitre.
C’est au nom de nos pères, de l’héritage magnifique qu’ils ont bâti par leur génie, c’est avec leur sueur et leur sang que nous devrons combattre.

Ce combat devra se mener par les idées, les arts et la plume.

Talos Europa

 

* Talos Europa tient une page instagram dans laquelle il promeut la Beauté esthétique de l’Europe

Article écrit par Tribune

L'article vous a plu ? Partagez-le ! L'Étudiant Libre vit de vos partages.

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur telegram
Telegram
Partager sur reddit
Reddit

Dans la même catégorie:

Du même auteur:

Rejoignez-nous!

Restez informés de notre actualité.

Lassé des newsletter? Optez pour nos notifications!

Partager sur twitter
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Twitter?

Partager sur facebook
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Facebook?

Entrez votre mail

et recevez le dernier numéro de l’Etudiant Libre par email !

L'Étudiant Libre

Bienvenue sur L'Étudiant libre cher lecteur, c'est votre première visite ici? Lisez notre présentation!

Pourquoi?

Pour partager aux jeunes Français un message incitant à l’engagement et au Bien Commun.

Par qui?

Par des étudiants. Tout le monde peut travailler avec l’Étudiant Libre, il suffit de nous contacter. Vous voulez distribuer ? Vous voulez rédiger des articles ? Écrivez-nous.

Pour qui?

Pour la jeunesse qui ne demande qu’une étincelle pour s’embraser, s’exprimer et s’assumer.

Abonnez-vous

Retrouvez au creux de votre main l’information indépendante! Abonnez-vous pour seulement 3 euros par mois et accédez à toutes nos publications.