Nos études, c’est la vie ! Le confinement, c’est la mort de notre avenir !3 min de lecture

« L’homme est un animal social. » Aristote.

« Incompréhension, Approximation, Soumission. » Voici la nouvelle devise de la République depuis l’entrée de cette pandémie du Covid-19 sur le territoire français.

Le monde d’hier pourrait être un lointain souvenir, une liberté retirée au nom de la sacro-sainte Santé, est une liberté perdue à jamais.

La France ayant comme jumelle aux yeux du monde l’Absurdie, en fermant les facultés, mais en laissant ouvertes les grandes chaînes de magasins tout en sacrifiant les petits, qui eux font rayonner les terroirs français, hélas déjà réduits comme peau de chagrin par la mondialisation sauvage.

Les écoles maternelles, primaires, les collèges et les lycées ouverts ? Pourquoi les étudiants sont-ils sacrifiés ? Car nous n’avons pas besoin d’être gardés par nos parents ! Les classes préparatoires ouvertes, car elles sont des viviers de futurs dirigeants potentiels pour nos élites. Des injustices et des incohérences à répétition qui donnent le vertige aux étudiants.

République ! Qu’as-tu fait des tes promesses de liberté et de démocratie chantées à tes enfants ? L’angoisse monte à la vue des rues vides de tes cités et de tes amphithéâtres déserts. Les lieux de sociabilisation primaires comme secondaires si importants pour un jeune adulte sont amenuisés au profit des plateformes collaboratives et des réseaux sociaux. Tout concourt à donner à la population un sentiment de solitude sociale et de délaissement qui peut avoir des répercussions sur le mental des individus voire même pour les cas les plus graves entraîner une peur de l’extérieur.

Les étudiants ont respecté les mesures sanitaires, se plient à ces contraintes au dépit du bon déroulement de leurs études qui sont leurs biais pour un avenir décent.

Nous dénonçons le manque de cohérence de la politique imposée aux universités. Les universités de la ruralité qui sont loin d’être saturées ont été soumises aux mêmes règles que les universités parisiennes ou lyonnaises. Nos élites doivent faire confiance aux doyens, aux professeurs, aux élèves qui sont assez lucides pour gérer au mieux cette pandémie, avec indépendance en fonction des caractéristiques de chacune d’elles. C’est la méthode du cas par cas et non un autoritarisme délirant qui doit être appliqué.

Nous refusons cette infantilisation qui nous rapproche de l’enfance et nous éloigne petit à petit de la maturité que devrait avoir tout citoyen.

« C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 » n’est-ce pas ? Les larmes de crocodile du président Macron ne changeront rien à cette situation. Les étudiants rebutent le concept de l’Université orwellienne déshumanisée et refusent d’être sacrifiés sur l’autel de la technocratie. Les étudiants refusent l’obtention de diplômes frelatés, refusent la pitié, car ils sont travailleurs, désireux de vrais cours.

La transmission du Savoir déshumanisée n’est plus possible et ne doit pas perdurer dans le temps.

La tête de toute une génération d’étudiants se voit coupée, mais sur le fondement de quels motifs admissibles ?

Quelques chiffres clés à retenir: (Source: Santé France)

– 90% des patients en réanimation ont une comorbidité.

– 81 ans, est l’age moyen des personnes décédés du Covid-19.

– 1/3 des décès ont lieu dans les EHPAD.

– 50% des victimes ont plus de 84 ans.

– 80% des victimes ont plus de 75 ans.

– 99,9% des victimes ont plus de 30 ans.

– 0,1 des victimes ont moins de 20 ans. (28 morts sur 38 000 et ces 28 sont décédés en réalité d’autres pathologies plus graves)

– 80%, est le taux de survie des plus de 90 ans.

– 4 chances sur 5 pour un nonagénaire de s’en sortir.

– 83% des individus en réanimation sont en surpoids.

– 2% des patients décédés ont de moins de 60 ans et sans comorbidité connue.

La santé est devenue un argument d’autorité à notre époque qui est dominée par l’éloge de la faiblesse et philosophiquement, il en devient acceptable de réduire drastiquement les libertés individuelles et d’associations pour cette dernière.

C’est bien en ceci que réside le danger de cette logique, la conduite vers l’affaiblissement d’une génération, d’un peuple entier.

« Amor fati », signifiant « l’amour de la destinée », cette locution latine nous pousse à nous confronter au destin et c’est lorsqu’un individu est confronté à l’altérité qu’il se forge, à l’acmé de sa vie.

La valeur de la vie ne se juge pas à sa durée, à sa conservation, mais à son intensité.

Nos ancêtres nous ont transmis un riche patrimoine construit et développé dans la souffrance créatrice. (les guerres, la lutte contre les maladies, la difficulté du quotidien)

Qu’allons-nous transmettre à nos enfants ? Qu’allons-nous avouer à nos enfants ? Que nous sommes restés dans l’inaction et esclave de la peur toute une vie ? C’est un déshonneur pour nos alleux et un crime contre nos futurs enfants. Terminons avec deux citations, qui je l’espère, amèneront les étudiants à réfléchir sur la situation inédite que nous vivons :

« Créer – voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère. » Friedrich Wilhelm Nietzsche.

« Ce qu’il y a de plus triste chez l’esclave, c’est qu’il ne sait pas qu’il porte des chaînes. » Denis Diderot

L’heure du sursaut des étudiants est-elle venue ?

Jean-Baptiste Batifoulier

Article écrit par Auteur Ponctuel

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