Le patrimoine une cause nécessaire et actuelle4 min de lecture

Ni Un air résonne en France depuis maintenant quelques années : il est urgent de sauver notre Patrimoine. Diverses personnalités ont décidé de se battre pour cette cause comme par exemple le présentateur Stéphane Bern qui ne cesse de vouloir trouver des solutions pour sauver notre Patrimoine. Des jeunes aussi se rassemblent pour créer des start-ups afin de trouver des fonds pour racheter des châteaux en ruine. C’est le cas de Dartagnan, Adopte un château ou Patrivia qui s’est fait récemment connaitre pour avoir créé un Pass Patrimoine permettant de visiter à volonté des lieux en Belgique et en France. Il y a deux ans de cela c’est le château de la Mothe-Chandenier qui a été racheté par près de 30 000 personnes en provenance de 115 pays du monde avec des parts de 50€. Aujourd’hui ce joyau est préservé pour de longues années.

Mais alors pourquoi devrait-on s’arrêter dans un monde qui avance sur des vieilles pierres, vestiges d’une époque qui n’est plus et nécessitant des sommes pharaoniques à entretenir.
Aujourd’hui des hommes d’appartenance politique contrastées et d’origine sociale diverses se mettent d’accord pour identifier un malaise social, une société qui ne sait plus ni d’où elle ne vient ni où elle va. La preuve en est : une partie de la France considère que son histoire débute en 1789, une autre se bat encore pour faire reconnaitre le génocide des vendéens, épisode de la révolution qui, avouons-le, en 2020 n’a d’impact sur la vie de personne.
Alors nous sommes perdus et la conséquence directe de ce malaise, de cette fracture est que nous n’éduquons plus la nouvelle génération, que nos parlementaires se battent sur des sujets de société relevant presque de l’absurde – voulant par exemple ignorer les origines judéochrétiennes de la France – en bref on ne va nulle part.
Le patrimoine permet peut-être d’améliorer cette situation, et possède de nombreuses vertus qu’il est difficile de lui déposséder. Courte liste :
Il rassemble : le patrimoine sait aujourd’hui toucher chacun, peu importe ses opinions politiques, son origine sociale, son éducation artistique, tout le monde ou presque se dit attaché à son patrimoine. Il rassemble, rapproche et crée de la cohésion autour de sujets allant au-delà de toute polémique.
Il rassure : le patrimoine c’est l’héritage du meilleur de toutes les générations précédentes. Avec le patrimoine on sait d’où l’on vient. Cela nous aide à avoir des racines de manière neutre, au-delà de considérations historiques qui sont souvent source de sujets politiques et qui diviseront plutôt que rassembleront.
Il est encré localement : si le patrimoine rassure c’est aussi parce qu’il est profondément lié à un territoire, il ne bouge pas et des générations entières l’ont toujours connu. C’est le roc inébranlable sur lequel on s’appuie. Dans les villes comme dans les campagnes les plus profondes il a toujours été là et nous devront œuvrer pour qu’il y demeure.
Il est créateur d’emploi : la rénovation d’un édifice – certes onéreuse – permet aujourd’hui d’embaucher et de faire vivre de nombreuses entreprises et foyers jusque dans les coins les plus reculés de notre territoire.
Il permet de transmettre des savoir : dans le patrimoine se transmet une histoire, notre Histoire de France mais aussi l’histoire des Hommes qui ont vécus ici et qui peut être liés à notre histoire personnelle. On apprend comment on vivait auparavant. Et puis la rénovation du patrimoine nécessite des savoirs faires ancestraux magnifiques qui se transmettent grâce à la rénovation d’un édifice historique.
Enfin c’est une forme d’art toute particulière auquel les individus sont souvent très sensibles, on ne contemple pas l’œuvre artistique, on l’habite. Les vertus de l’art et du beau sur l’Homme sont nombreuses et dans l’humilité du beau pur on apprend et on s’élève. Dans la douceur des courbes centenaires d’un édifice notre esprit s’élève.
Ainsi le patrimoine est profondément actuel et s’inscrit dans un cercle vertueux et saint. La question qui se pose dans la préservation de cet héritage est la suivante : comment aujourd’hui en 2020, à l’aube d’une nouvelle décennie, allons-nous préserver notre patrimoine pour mieux le transmettre aux générations futures. Il y a dans ce mouvement quelque chose de très durable : on s’imprègne de nos origines pour savoir d’où l’on vient audelà d’aspects politiques, pour mieux aller de l’avant, ensembles, unis et serein en tentant de ne pas répéter nos erreurs passées.
Alors peut-être qu’essayer de trouver de nouveaux modèles de préservation de notre patrimoine peut sembler absurde à certain, mais dans cette volonté de s’arrêter sur le plus fragile et le plus discret, celui qui ne fait pas de bruit, qui n’a pas sont mot à dire mais qui risque oubli et ruine apprendrons nous un peu en tant qu’Hommes sur nous-mêmes et sur les autres pour mieux avancer.

*Pour aller plus loin*
Nous pourrions essayer de regarder chez nos voisins européens qui partagent pour beaucoup ce problème en commun. Nous pourrions essayer de travailler ensemble et de mettre en commun nos talents. Aujourd’hui le Royaume-Uni par exemple réussi très bien à préserver son patrimoine et à le transmettre avec l’English Héritage et surtout Le National Trust (la bien connue petite feuille de chêne). Quand nous en France sommes dans un état de crise ouverte, eux semblent réussir et notre chauvinisme fait que nous est même pas venu à l’esprit l’idée d’aller voir comment font les autres. Ce n’est pas le loto du patrimoine, cette si belle initiative, qui changera le monde, et ce n’est plus aux contribuables de porter ce poids ci également.
Le pire est que la France au XIXème siècle a été pionnière dans ce domaine avec le commencement de l’inventaire des monuments historiques de Prosper Mérimée. De nombreux monuments ont été sauvés ou reconstruits à cette époque et des personnalités comme Viollet le Duc (à l’origine de la flèche qui n’est aujourd’hui plus de la Cathédrale Notre Dame de Paris) ont beaucoup œuvrés pour le patrimoine.
On voudrait nous faire croire que ce sujet est un casse-tête sans fin, mais les générations précédentes ont bien réussi à nous transmettre cet héritage. L’idée que nous pourrions le laisser à l’abandon aujourd’hui et que nous soyons incapable de prendre les bonnes décisions relève presque de l’absurde. Alors mobilisons-nous.

Baudouin B.

Article écrit par Stanislas Rigault

L'article vous a plu ? Partagez-le ! L'Étudiant Libre vit de vos partages.

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur telegram
Telegram
Partager sur reddit
Reddit

Dans la même catégorie:

Du même auteur:

Rejoignez-nous!

Restez informés de notre actualité.

Lassé des newsletter? Optez pour nos notifications!

Partager sur twitter
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Twitter?

Partager sur facebook
Je partage
Bonjour Lecteur!

Vous alliez partir? Pourquoi ne pas partager votre lecture sur Facebook?

L'Étudiant Libre

Bienvenue sur L'Étudiant libre cher lecteur, c'est votre première visite ici? Lisez notre présentation!

Pourquoi?

Pour partager aux jeunes Français un message incitant à l’engagement et au Bien Commun.

Par qui?

Par des étudiants. Tout le monde peut travailler avec l’Étudiant Libre, il suffit de nous contacter. Vous voulez distribuer ? Vous voulez rédiger des articles ? Écrivez-nous.

Pour qui?

Pour la jeunesse qui ne demande qu’une étincelle pour s’embraser, s’exprimer et s’assumer.

Abonnez-vous

Retrouvez au creux de votre main l’information indépendante! Abonnez-vous pour seulement 3 euros par mois et accédez à toutes nos publications.