Canto, l’application qui fait chanter !3 min de lecture

Lancelot, ancien scout parisien à la base, quitte tout il y a deux ans, vadrouille de la Bourgogne à la Normandie, pour finalement atterrir en Bretagne. Il lance Canto, une application pour toujours avoir la culture du chant français dans sa poche. Rencontre. 

Comment l’idée est-elle née ? 

Lancelot Dubin : Pour la faire courte, c’était il y a longtemps, avec trois amis, dans un gîte en Bretagne ; on commence à bien boire. Eux, c’est des chanteurs, ils avaient l’habitude. On S’est mis à chanter et à un certain moment, il y a eu cette grosse frustration. Je commence à chanter avec le cœur, quelques verres et on oublie les paroles.

Tout cela a entraîné une réflexion sur le sujet. Souvent, on est cinq à chanter autour d’un carnet de chants, voire plus. Ensuite, on pense à mettre tout ça sur un “pdf”, ce serait propre, comme une grosse base de données. La réflexion fait son chemin, et après on imagine une application comme Spotify avec un mode hors ligne.

On part d’une “idée de bourré”, à une réelle base de données ;  d’un univers, on se rapproche de la base de données avec bien plus de thèmes comme le louvetisme, les marins, ceux à boire, et bien d’autres. L’application est juste l’exploitation de cette base de données. C’est pour les ranger les référencer, et enfin, les protéger, presque. 

Concrètement, le projet ? Et pour les droits d’auteur ? 

LD : L’idée s’est faite il y a longtemps mais avec un tas de choses tout n’a commencé qu’il y a six mois ; c’est là que je m’y suis vraiment mis à consacrer plus d’heures. C’est loin d’être simple. Il y a eu trois semaines de développement, ce n’est pas facile; tu n’as pas envie de perdre de l’argent, tu veux optimiser. Tu vis le projet. Pour l’instant, on a plus de 400 chants. Le dessin, le design n’est pas terrible, mais on a les fonctions de base,  c’est propre. On a pris des chants et la plupart sont dans le domaine public, c’est-à dire, qu’ils ont plus de soixante dix ans. Il peut y en avoir quelques uns pour lesquels ce n’est pas le cas. Si jamais, on trouvera un accord ; on ne veut rentrer en conflit avec personne, c’est collaboratif. Sur Facebook, pour l’instant, on a 450 contributeurs qui proposent des chants, et pour les bénévoles qui travaillent à faire grandir la base de données, il n’y en a réellement que cinq, six

Quels projets pour la suite ? 

LD : Déjà toute la V1 a coûté une “fortune”. Je ne fais pas ca pour de l’argent mais il faudrait que les quarante euros par mois du site soient couverts.  Après, pour la V2 ce serait pour faire un mode hors ligne, des favoris, un accès privé où on pourrait constituer un carnet a partir de ses chants. Éventuellement, pourquoi pas un lien ou un partenariat pour en sélectionner quelques uns et en faire un carnet papier, qui arriverait imprimé pour des mariages, par exemple. On pourra avoir des liens multimédias, juste pour avoir l’air de la chanson, passant par un extrait : trente secondes, c’est autorisé, et enfin, proposer des partitions.  On peut penser à une version payante, à 10 euros par exemple, ou ouvrir la possibilité de faire des dons. L’application restera toujours gratuite mais une version payante pourrait naître pour financer la V2. Celle là sortira dans six mois, un an si la V1 est un réel succès. Par succès, j’entends, vers 100 000 téléchargements. 80 % des scouts devraient l’avoir, et quand on regarde tous les mouvements scouts en France, on les fait facilement les 100 000 téléchargements. Tout se fera au bouche à oreille. 

Seulement pour des scouts ?

LD : Non, pas du tout ! Je pense à une rubrique de comptines pour enfants, de chants anglophones, d’autres pays, je suis ouvert. Il s’agit d’avoir une grande synthèse de la culture du chant, en France et ailleurs. Aussi, il ne faut pas se le cacher, par son origine cette application sera de droite, c’est clair, mais si y en a des chants anarchistes, tant mieux, j’en serai ravi !

Culturellement parlant, il y a tout un projet derrière ; ce n’est pas seulement pour répondre à un besoin matériel, donc ? 

LD : En effet, il y a toute une réflexion sur la culture derrière et le chant. De génération en génération, on perd notre héritage commun. Si on transpose cela aux chants, nos grands parents connaissent un certain nombre, ceux-là mêmes divisés par dix en une génération ; aujourd’hui, il ne nous en reste plus tellement grand chose. Aujourd’hui, les gens sont des dépressifs dans une époque de dépressifs, alors autour d’un bon verre de vin blanc, chanter avec ses amis, c’est merveilleux :  c’est de salut public. Le chant c’est bon pour la tête, le cœur et les gens autour de soi !

 

Propos recueillis par Louis Lallement le 21 novembre 2019. 

Article écrit par Louis Lallement

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