Athena à la borne, discriminer ou disparaître2 min de lecture

Lorsqu’un auteur est courageux, il peut critiquer les associations antiracistes, le lobby LGBT, les féministes, ou toute autre organisation communautariste. Lorsqu’il s’appelle Thibault Mercier, il les attaque toutes à la fois en s’engageant pour réhabiliter un concept vomi par le Progrès : la discrimination. Il vient de publier « Athéna à la borne » avec le sous-titre explicite : « discriminer ou disparaître ».

 

La peur de la discrimination 

« Nous vivons dans une société où la discrimination est très mal vue » explique-t-il. « Sans bien savoir pourquoi, discriminer quelqu’un est considéré comme négatif, alors qu’en se référant à l’étymologie on découvre que discriminer signifie tout s simplement distinguer une chose d’une autre ». En parallèle de sa profession d’avocat, Thibault Mercier a donc souhaité, en lien avec l’Institut Iliade, s’attaquer à ce qu’il appelle « l’obsession de la discrimination ».

Les conséquences de l’interdiction de discriminer sont nombreuses, toutes plus mauvaises les unes que les autres. 

« 50 ans de politiques d’anti-discrimination en France qui avaient pour but plus d’égalité et d’intégration, ont dans les faits abouti à plus de ségrégation car chacun est désormais incité à se regrouper en de nouvelles catégories de défense d’intérêts catégoriels (au détriment du bien commun) : association de défense des gays (Le Refuge),  des noirs (le CRAN),  des juifs (le CRIF) et même des chrétiens (l’AGRIF)…»

Finalement, le résultat est simplement, comme il l’explique dans son essai, d’affaiblir et de  faire éclater la communauté nationale, au nom des intérêts et des « droits » des différentes communautés minoritaires. 

De plus, il nous explique qu’interdire de discriminer, c’est-à-dire de choisir, « empêche la société de  tendre vers le beau et le vrai ». Selon lui cette obsession de l’anti-discrimination est fortement empreinte de relativisme (tout se vaut) et empêche ainsi toute élévation. « On a par exemple inventé des concepts spécieux comme la grossophobie qui serait un rejet ou une haine des ‘’gros’’ alors qu’il apparaît plutôt  sain pour une société de tendre à la fois vers le beau et la santé et donc d’admettre qu’il vaut mieux être mince qu’en surpoids. »

 

L’importance de la borne

 

Ne pas discriminer c’est également supprimer toutes limites. « Comment ne pas remarquer que de nos jours, toute limite est vue par l’individu comme une insupportable atteinte à sa liberté ? », l’homme se veut  tout-puissant et repousse sans cesse le champ des possibles au nom du « Progrès » et de sa volonté individuelle, avec les conséquences économiques, écologiques et humaines que l’on connaît (culte de la croissance, consommation de masse mettant en danger notre environnement, etc.). 

Athéna, déesse de la guerre et de la sagesse, est à la borne pour rappeler que la limite, qu’elle soit territoriale (frontière), éthique ou politique, ne vient en aucun cas nous asservir mais au contraire nous protéger et nous permettre d’exister.

 

Aux sources du problème : l’individualisme 

 

« Nous vivons aujourd’hui dans des sociétés fortement individualistes, pourtant tout le monde peut se rendre compte des problèmes que cela pose en matière de possibilité de vivre en commun », c’est d’ailleurs une des raisons qui a fait que l’essai a été plutôt bien reçu. 

Aujourd’hui, l’individu est roi et peut faire plier la nation sous sa propre volonté égoïste, mettant alors à mal le pouvoir politique et la culture historique du pays. C’est cet individualisme qui  interdit de fixer des limites aux volontés et égos individuels, et nous empêche de donner une impulsion politique à la communauté nationale (qui s’imposerait à l’ensemble des citoyens). 

Quand on lui demande jusqu’où ira cet individualisme forcené, Thibault Mercier n’est pas très optimiste. Il estime pourtant qu’« en cas de grande crise, les individus n’auront d’autres choix que de se tourner vers ce qui les relie : la famille, la nation, la civilisation seront alors d’un grand secours. Une autre voie envisageable serait de retrouver une véritable volonté politique  qui viendrait fixer des limites à l’expression anarchique des volontés individuelles. »

Paul Guerry

Article écrit par Paul Guerry

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