Que retenir des annonces d’Olivier Véran pour le « Ségur de la santé » ?3 min de lecture

Que retenir des annonces d’Olivier Véran pour le « Ségur de la santé » ?

Après de multiples consultations, le ministre de la santé et des solidarités Olivier Véran a présenté ce mardi matin les propositions clés pour améliorer le fonctionnement et l’organisation du système de soins durement touché par la crise sanitaire du Covid-19 et pour tenter de répondre à l’appel à l’aide des personnels soignants victimes des coupes budgétaires et des coups de rabot du quinquennat Hollande et du début de celui d’Emmanuel Macron. Retrouvez ci-dessous tout ce qu’il y a retenir de ces nouvelles annonces du « Ségur de la santé ».
Une semaine après avoir signé un accord sur les salaires avec les syndicats, le ministre de la santé, Olivier Véran, a révélé ce matin, 33 mesures visant à améliorer le fonctionnement et
l’organisation du système de soins, à l’occasion de la clôture du « Ségur de la santé ».
Cette concertation menée depuis 6 semaines et animée par Nicole Notat, ancienne numéro 1 de la CFDT a été lancée à la suite de la crise sanitaire et vise à de nombreux changements et appelle des réponses rapides : investissements structuraux, mode de gouvernance et répartition territoriale. Du nom de l’avenue où se situe le ministère de la santé le second acte du « Ségur » porte sur les volets non salariaux de la concertation. Pour Olivier Véran il doit être « un accélérateur qui a vocation à engager rapidement les transformations dont notre système de santé a besoin ».
– Création de 4 000 lits « à la demande »
Olivier Véran promet une enveloppe de 50 millions d’euros pour créer 4 000 lits « à la demande » dans les hôpitaux dès l’hiver 2021, permettant de « prévoir l’ouverture ou la réouverture de lits dans les structures selon les besoins » pour que les établissements puissent « s’adapter à la suractivité saisonnière ou épidémique ».
Cette annonce fait suite à une demande fréquente des soignants, rappelant les nombreuses fermetures de lits depuis dix ans. 4 200 lits d’hospitalisation auraient été supprimés en 2018 en France et les 3 042 hôpitaux et cliniques disposent de 395 670 lits à fin 2019.
– Réduction de la part de tarification à l’activité
Concernant l’hôpital public, Olivier Véran insiste sur la nécessité de « mettre
fin » au « mercenariat » de l’intérim médical, « donnant lieu à trop d’abus, trop longtemps » et propose de faire « bloquer par les comptables publics les rémunérations dépassant le
plafond réglementaire » ou encore de permettre aux agences régionales de santé (ARS) de dénoncer ces abus devant les tribunaux administratifs (TA).
Le ministre promet une enveloppe de dotation mise à disposition des établissements
pour « accélérer la réduction de la part de T2A », la très critiquée tarification à l’activité, dans le financement des hôpitaux.
– Développement des téléconsultations

Le ministre veut aussi accélérer le développement des téléconsultations, et pour cela le dispositif mis en place pendant la crise du Covid-19 sera prolongé, et le principe de connaissance préalable du patient avant une téléconsultation sera assoupli.
– Un investissement de 6 milliards d’euros
Annoncé par le premier ministre Jean Castex lors de son discours de politique générale mercredi dernier, l’Etat prévoit d’injecter 6 milliards d’euros dans le système de santé.
Ce sont ainsi 2,1 milliards d’euros qui seront consacrés sur 5 ans à la transformation, la rénovation et l’équipement dans les établissements médico-sociaux, dont les Ehpad qui accueillent les personnes âgées. « Au moins un quart des places en Ehpad pourront être
rénovées, accessibles et conformes à la rénovation énergétique », a décrété Olivier Véran.
Par ailleurs 2,5 milliards d’euros seront orientés sur 5 ans pour permettre « des projets hospitaliers prioritaires et des investissements ville-hôpital », et 1,4 milliard d’euros sera consacré à combler en 3 ans le « retard sur le numérique en santé ».
Une enveloppe conséquente, creusant encore davantage les déficits publics à laquelle il faut ajouter la reprise de la dette hospitalière à hauteur de 13 milliards d’euros, aux 8,1 milliards prévus dans les « accords de Ségur » pour les salaires et les revalorisations de métiers et aux 15 000 embauches promises à l’hôpital.
Malgré ces annonces dont le ministre se garde bien d’expliquer comment elles seront financées, les soignants annoncent vouloir continuer à se mobiliser et manifester à la rentrée de septembre qui sera explosive socialement.
Paul LEBLANC

Article écrit par Auteur Ponctuel

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