« Sans la chloroquine il y aurait eu trois fois plus de morts ». Retour sur l’entretien du professeur Didier Raoult3 min de lecture

Dans un entretien exclusif pour BFMTV, Didier Raoult revient sur l’épidémie actuelle  et son implication dans la lutte pour endiguer le virus.
Il revient sur toutes les polémiques autour de lui, et répond clairement à la journaliste : « Les polémiques, clairement je m’en fiche ». Il ne recherche pas l’estime dans les autres.
Il revient sur la chloroquine, premier traitement qui avait été envisagé pour lutter contre le virus et dont il était à l’initiative. En Février, la Chine avait publié deux médicaments qu’elle avait testés sur sa population et qui donnaient des résultats assez satisfaisants, un des deux étant la chloroquine.
Alors, si ce médicament fonctionne pourquoi la France n’en veut pas ? La France manque de créativité mais surtout le modèle technologique est avant tout un modèle économique « Que va-t-on faire des génériques qui ne rapportent plus d’argent, personne ne va payer pour faire ces études ».

Alors, la chloroquine est-elle efficace ?

« Sans ce traitement il y aurait eu trois fois plus de morts ». « C’est un médicament banal, vendu en grande quantité toute l’année sans soucis et là on crie au poison ».  Les rumeurs autour de ce médicament sont pour lui les plus « fantasques » de toute sa carrière. « C’est inouï et incroyable ».  Actuellement le monde est divisé en trois parties, il y a « Le monde des pauvres, des moins riches du Sud qui ont utilisé la chloroquine, ensuite l’hydroxychloroquine, et l’azithromycine, comme on a fait nous, d’une manière massive, et qui ont des taux de mortalité très bas. » Et les autres, pour lui la situation actuelle est spectaculaire, car c’est la première fois où les pays les plus riches ont la plus forte mortalité, « on est les seuls qui n’avons pas traiter ».

La journaliste revient sur les chiffres bas de la Chine par rapport à la France, la réaction du professeur est brève « Je ne pense pas que les Chinois mentent plus que les Français, tout le monde ment ».

« Je ne pense pas que les Chinois mentent plus que les Français, tous le monde ment ».

Le professeur Raoult se considère comme un renégat, sur la question d’un virus créé en laboratoire « Moi je ne crois pas mais je suis un renégat, si on me prouve que c’est vrai, mon Dieu je changerai d’avis et ça ne sera pas la première fois, mais ça ne me paraît pas vraisemblable ».

Malgré les insistances de la journaliste, il se refuse de faire des prédictions sur la fin du virus, mais indique surveiller cela de très près. Même réponse sur la question des vaccins, on ne peut pas savoir, « c’est un pari considérable de faire un vaccin ».

A-t-on amplifié le virus ?

« On a une population qui est vieille, qui est inquiète, qui n’a jamais vécu d’événement et donc qui ne supporte plus le risque ». Pour lui le seuil de tolérance à la peur est relativement bas comparé aux anciennes générations.

« Je ne suis pas du tout seul contre tous, vous rêvez. Vous me prenez pour Robin des Bois »
Le professeur Raoult revient sur la visite du président, il a pu lui montrer la perception des données qu’il possède, et selon lui c’est très bien.  « C’est un homme très intelligent qui a compris, mais la politique c’est très compliqué ». Didier Raoult sait que la décision politique est extrêmement « complexe », « au moins aussi compliquée que comprendre les épidémies ».

 « C’est une maladie dont la contagiosité n’est pas extrême »

Le professeur maintient ses propos, par rapport à une grippe le rapport est moindre. Il rajoute que la mortalité n’est pas extraordinaire non plus.

Une possible seconde vague ?

Pour lui la seconde vague, relève de la fantaisie, de la science-fiction. Les gens fantasment sur la grippe espagnole, or la situation n’est pas comparable, il n’est pas question aujourd’hui de surinfection comme cela a été le cas en Espagne car nous avons des antibiotiques pour ça, « Des infections respiratoires dans lesquelles il y a des secondes vagues, il n’y en a pas. Je ne vois pas pourquoi il y en aurait pour celle-là.

Une « rock star de la science » ?

Le professeur Raoult conclut sur la réputation qui lui est faite sur les réseaux sociaux, souvent associé à un gourou, une rock star de la science, ou encore un savant fou, il répond avec beaucoup d’ironie, « ce qui est bien c’est que ma femme soit contente, la barbe cache les rides ».

Article écrit par Margaux Charice

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