Tribune : ON NE DISSOUT PAS UNE GÉNÉRATION3 min de lecture

Ce samedi 20 février avait des allures de printemps. Pour la première fois de l’année, le Soleil chauffait dignement le bronze du Lion de Belfort qui trônait sur la place Denfert-Rochereau avec une majesté insensible aux époques et aux humeurs de son peuple. À ses pieds, deux milliers de cœurs braves s’étaient réunis, appelés à défendre une liberté depuis trop de temps travestie par des pourfendeurs qui s’en voudraient les boucliers. Sur cette place, baptisée d’un nom qui tenu Belfort plus de cent jours quand tout le Nord-Est était entre des mains étrangères, des Français de tous horizons, de tous âges, et, n’en déplaise aux antiracistes auto-proclamés, de toutes couleurs, ont affirmé ensemble qu’ils ne plieraient pas. Simplement parce qu’ils aimaient la liberté, simplement parce qu’ils aimaient la France, ils ont tenu à protester contre l’injustifiable dissolution de Génération Identitaire. Une dissolution épurée de toute assise juridique, seulement motivée par de basses œuvres politico-idéologiques en tous points contraires aux valeurs qui ont forgé notre terre.

Quel chagrin ne durent pas éprouver ces journalistes, qui se voyaient déjà décrire toujours moins honnêtement la haine et la violence sensée émaner de l’événement. Ils n’y trouvèrent que l’indéfectible volonté de vivre ensemble si chère à la Nation. Aux cris racistes et néofascistes, on préférât scander « Liberté d’expression », et ovationner Jean Messiha dont le discours puissant ne manqua pas d’écorcher l’argumentaire hypocrite des ambassadeurs de la bonne morale. Pour ne rien arranger, on ne vit ni de voitures incendiées, ni de mobilier urbain dégradé, ni même de blessés à déplorer chez les forces de l’ordre. Décidément, la haine avait des manières bien pacifiques de manifester. Non, la seule perturbation qui vint entacher le rassemblement n’eu même pas le mérite de venir des rassemblés. Enivrés d’idéaux de paix et de tolérance, des militants prétendument antifascistes étaient venus s’insurger contre le droit qu’avaient leurs antagonistes de manifester. Ironie que la Providence réserve aux abêtis, ces défenseurs de la diversité ethnique comptaient, en proportion, bien plus de blancs souchiens dans leurs rangs que les racistes d’en face. Policiers et cordon sanitaire n’en firent guère plus de cas que ne leur accordait leur insignifiance. Tout au plus ne réussirent-ils qu’à saboter le discours du pauvre Jean-Frédéric Poisson, sans doute le moins virulent d’entre tous.

Les orateurs qui se succédaient à la tribune ne s’y trompaient pas. Plus que Génération Identitaire, c’était la fierté d’être français, de le revendiquer, de le défendre, que l’on voulait dissoudre. C’était non des actes qui étaient visés, mais des opinions. Non des criminels, mais des militants. Non la haine de l’autre, mais l’amour de soi. Génération Identitaire a gagné tous les procès que lui ont intenté ses contrevenants. Aucune de ses actions n’est sortie du cadre de la loi. Comment dès lors, justifier cette attaque, sinon par un arbitraire délesté de tout principe républicain, de tout honneur, de toute noblesse, en bref, de tout ce à quoi est assigné l’exercice du pouvoir. Gérald Darmanin, comme son prédécesseur avant lui, prête à l’émotion une vertu supérieure à celle de la loi. La tyrannie de se décrit pas autrement.

De cette tyrannie, les braves qui se sont réunis ce samedi n’en veulent pas. Parmi tous les messages délivrés à l’ombre du Lion de Belfort, celui-là est sans doute le plus important. Car oui, messieurs Macron, Darmanin, Dupond-Moretti, vous pouvez dissoudre Génération Identitaire. Mais jamais vous ne dissoudrez l’identité de cette génération. L’ardeur qui brûle dans les cœurs de la relève nationale ne s’étiolera pas d’une simple décision administrative. Les hommes, leurs idées, leurs inaltérable volontés de vivre demeureront. Mille fois par le passé, ce pays a pu sembler perdu. Mille fois, les preux l’ont reconquis, rebâti, magnifié. Que nous soyons minoritaires en nombre importe peu. À la Révolution, les républicains n’ont pas attendu que le peuple ne veuille la tête du Roi pour la trancher. Pas plus que les bolcheviks n’aient pris soin de convertir la Russie à la folie rouge avant de chasser le tsar. Seule compte notre de volonté de vaincre, de perpétuer l’héritage millénaire de nos pères. Nous sommes les fils de Clovis, de Charlemagne, de Saint-Louis, de Napoléon. Dans nos veines coule un sang qui s’est répandu de Bouvines à Verdun, d’Azincourt à Patay. Sur nos fronts perle une sueur qui a fait de notre terre la plus belle merveille parmi les continents. Ce que beaucoup considèrent comme une longue et lente décadence, nous avons la force d’en faire un simple égarement dans les méandres de l’Histoire. Pour cela, il est toute une jeunesse prête à se battre, et s’il le faut, à mourir au champ de l’honneur en faisant sienne la parole de Charles Gave : « il n’est de combats déshonorants, que si on ne les a pas livrés ».

Antoine Aymon.

 

Article écrit par Tribune

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