Tribune de généraux dans Valeurs Actuelles ; Les cris d’orfraies de la gauche du deux poids deux mesures…3 min de lecture

En perte de crédibilité après l’attentat de Rambouillet, la doxa bien-pensante s’est dressée comme un seul homme contre la tribune de généraux à la retraite, publiée dans Valeurs Actuelles le 21 avril. Récit d’une vaste manipulation intellectuelle.

Ils se sont fait les porte-voix de l’honneur, du patriotisme et de l’engagement. Ils n’ont récolté que les quolibets apeurés d’un classe politique perdue dans son incohérence. Les 20 généraux signataires d’une tribune appelant à une réaction d’honneur face au délitement de la France ne s’attendaient sûrement pas à une telle chasse médiatique…

Et pour cause ; quelques heures après la publication de la tribune, les réactions fusent, et fustigent les militaires.Critiques venues principalement de l’aile gauche de l’échiquier politique, sortant de la surprenante léthargie dont elle avait fait preuve le week-end précédent.

Jean-Luc Mélenchon, par exemple, a tweeté son indignationappelant la ministre des Armées Florence Parly « à des sanctions », qualifiant les militaires de « factieux » et pointant une « contradiction avec la loi »… (loi qu’il respecte sireligieusement qu’il a été condamné à trois mois de prison avec sursis en décembre 2019 pour… rébellion et provocation).

Europe Ecologie les Verts, parti peu avare de déclarationspolémiques, appelle à une « action judiciaire contre cette menace de sédition ».  Et Florence Parly elle-même de promettre, sur France Info des « sanctions »… Libération, Benoît Hamon, Fabien Roussel, la liste des vierges effarouchées est loin d’être exhaustive…

Ces donneurs de leçons ont d’abord oublié que pas un seul moment, la possibilité d’un putsch ou l’hypothèse d’un coup d’état militaire, n’était évoquée. Les généraux se contentent de tirer la sonnette d’alarme sur l’éventualité d’une guerre civile dont l’idée n’est pas nouvelle, ni dénuée de fondement.Personne ne s’était insurgé de la sorte quand François Hollande, pourtant peu suspect de sympathie envers les idées conservatrices, affirmait  « Comment peut-on éviter la partition? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire: la partition. » Gérard Collomb, de même, avait martelé cet avertissement « on vit côte à côte, je crains que demain on puisse vivre face-à-face ». Evocation à peine masquée du risque latent d’une guerre civile.

Mais qu’importe, la gauche n’a que faire de la nuance ; il lui est bien plus facile de vitupérer sur une tribune (dont une partie des contempteurs ne l’a probablement pas lue) que de se pencher une seule seconde sur le sombre constat qui y est dressé. Et de fait, elle en est responsable. Responsable du « délitement » qui divise, déconstruit, détruit, ronge de l’intérieur une nation pour qui ces militaires ont, eux, mis leur vie en danger, ce qui leur donne une crédibilité autrement plus importante que ces apparatchiks embourgeoisés et hors sol.

 

Crédibilité qu’a perdue cette gauche, plus prompte à s’émouvoir d’une intervention de militaires dans le débat public, qu’à condamner le terrorisme islamiste, bien plus dangereux que 20 généraux lanceurs d’alerte. Pour preuve :sept tweets vigoureux de Jean-Luc Mélenchon envers la tribune, un seul sur l’attentat de Rambouillet. Mais non, au pays des Insoumis, l’indignation n’est pas sélective… Quid dutweet de ce même Mélenchon en 2018, rappelant que l’insurrection était « un devoir » ?

Décidément, le chef des Insoumis, entre aveuglement idéologique et autocontradiction, remporte la palme de la mauvaise foi.

Décontextualisation, malhonnêteté, mensonge… Tous les moyens sont bons (même la récupération) pour occulter des réalités factuelles trop difficiles à supporter, car allant à l’encontre des dogmes politico-médiatiques. Et ne pas admettre que, quand l’armée même (ou ses membres) sort de son devoir de réserve, c’est que la déliquescence atteint son paroxysme.

Tout cela, la bien-pensance gauchiste l’a méthodiquement appliqué pour disqualifier le fond du propos. Et la gauche, exsangue dans le débat d’idées, a parfaitement compris comment faire oublier ses propres contradictions, en attaquant la dernière institution qui ait encore le sens de l’honneur, du mérite, du sacrifice et du don de soi, toutes ces valeurs désertées par la classe politique depuis des lustres.

Engoncée dans son arrogance, la gauche semble avoir fait sienne de la phrase d’un de ses maîtres à penser, Victor Hugo dans Les Travailleurs de la Mer « L’intolérance des tolérantsexiste, de même que la rage des modérés »…

Article écrit par Tribune

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