Suivez en direct la conférence de presse d’Édouard Philippe3 min de lecture

Le Premier ministre tient en ce moment une conférence de presse pour rappeler que « la crise sanitaire n’est pas terminée ». En effet, ce n’est pas parce que la situation s’améliore que le danger est écarté.

Le directeur général de la santé a constaté une lente décrue épidémique. 30 610 malades sont toujours hospitalisés (soit 29 de moins qu’hier). Depuis le début de l’épidémie, notre pays a perdu 19 718 membres, dont 395 au cours des dernières 24h. Aujourd’hui, 890 nouvelles personnes ont été hospitalisées.

Édouard Philippe rappelle l’importance du confinement, « respecté par la majorité des Français » selon lui. Les forces de l’ordre ont à ce jour contrôlé 13,5 millions de contrôle, pour constater plus de 800 000 infractions. Le confinement a donc fonctionné selon lui.

S’il a précisé qu’il ne rentrerai pas dans les détails du déconfinement, bien qu’un plan précis soit en train d’être élaboré, le Premier ministre a prévenu que le retour à une vie normale ne s’effectuera « probablement pas avant longtemps ».

À propos des masques, le Premier ministre rappelle que l’objectif du gouvernement était de doter le personnel soignant de masques (FFP2 et chirurgicaux) dès le début de la crise. Le stock début janvier était de 117 millions de masques chirurgicaux, pour une productions hebdomadaire de 4 millions, et une consommation de 5 millions du la même période. Rapidement, puisque « les sources d’approvisionnement se sont taries » Édouard Philippe défend que le gouvernement a immédiatement essayé d’augmenter la production nationale (8 millions aujourd’hui). Toutefois, il reconnait que ce sont les importations qui permettent de faire face aux besoins immenses. Cette semaine par exemple la France a importé 81 millions de masques (pour un besoin hebdomadaire de 45 millions), prenant ainsi pour la première fois un temps d’avance sur les besoins.

Depuis le début de l’épidémie, plus de 160 000 Français ont été rapatriés « parfois dans des conditions extrêmement complexes ».

Olivier Véran reconnait cependant qu’il y a encore souvent des tensions d’approvisionnement pour les masques. Cela est encore pire pour les surblouses, charlottes, gants et tabliers. Il salue également les 800 000 personnes travaillant dans les EHPAD. La suspension des visites est pour le moment assouplie, mais très encadré à partir de demain. Le ministre de la santé a aussi mis en garde contre l’arrêt des soins. De plus en plus de malades arrêtent de se faire soigner, ou de faire dépister de nouvelles maladies, inquiétant les autorités de santé. La consultation a en effet baissé de 60% chez les spécialistes et 40% chez les généralistes.

Mme Florence Ader, infectiologue à Lyon présente les recherches actuelles sur le virus. Si, selon elle, les recherches progressent extrêmement vite, de nombreuses questions subsistent. Les chercheurs ne savent pas pourquoi les hommes sont plus touchés, pourquoi certaines personnes développent une forme grave, si la maladie est vraiment immunisante. Selon elle, il  ne faut pas atténuer les aspects réglementaires de la recherche. Il y a en ce moment plus de 30 études en France, portant sur 1600 patients. Les premiers essais de vaccins sur l’homme commenceront cet été.

Édouard Philippe rappelle que l’impact de la crise sanitaire sera la plus grande récessions dans le monde depuis 1945. La croissance sera sans doute au alentours de -8%. L’activité économique baisse en moyenne de 36% en cette période de confinement. Avec 88% de baisse dans la construction et 43% dans l’industrie. L’objectif est de soutenir les entreprises qui sont fragilisées pour qu’elles repartent à la fin du confinement. Presque un salarié sur deux bénéficie du chômage partiel (soit 9 millions de personnes pour un coût de 24 milliards). L’État a prêté 300 milliards à 130 000 entreprises. Il n’a pas apporté de réponse pour relancer l’économie à l’issue du confinement.

Olivier Véran rappelle que 17 000 places d’hôtel ont été réquisitionnées, que la trêve hivernale a été reconduite, qu’une aide allait être versée pour 4 millions de ménages qui sont allocataire du RSA et de l’ASS et des APL.

Le déconfinement se fera en préservant la santé des Français et assurant la continuité de la vie de la nation. Il faudra veiller à la capacité d’accueil des hôpitaux, et donc limiter au maximum la circulation du virus. Les personnes âgées ne seront pas obligées de rester chez elles plus longtemps que les autres. Nous estimons qu’entre 2 et 6 millions de Français seulement sont entré en contact avec le virus, il n’y a pas encore de traitement efficace, ni de vaccin avant 2021. Il ne reste donc au gouvernement que la prévention, autour des gestes barrières, les tests et l’isolement des porteurs.

L’objectif est d’atteindre 500 000 tests par semaine le 11 mai (contre 150 000 aujourd’hui). Une fois les personnes testées positives, elles seront confinées chez elles ou dans un hôtel selon leur souhait.

Seuls les commerces qui peuvent permettre les gestes barrières pourront ouvrir. L’ouverture des écoles sera progressive. Aujourd’hui, environ 10% des élèves n’ont plus de lien avec leur école. Différentes options sont envisagées, comme l’ouverture de l’école pour la moitié des élèves, une semaine sur deux.

Article écrit par Paul Guerry

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