Les étudiants à bout3 min de lecture

Depuis la mi-octobre, le quotidien des étudiants a changé. En effet alors que la majorité des établissements scolaire reste ouvert, les universités  sont fermées et sans aucune perspective de réouverture. Cette situation pousse les étudiants à se renfermer sur eux-mêmes, et pour beaucoup c’est la porte ouverte aux périodes de dépression et d’échec scolaire, qui peuvent même pousser certains au suicide, comme le prouvent les récents et tristes évènements (à Lyon, Saint Etienne…).  

Aujourd’hui nous donnons la parole aux étudiants afin qu’ils puissent s’exprimer sur cette crise et sa gestion. Ils sont à Toulouse, Rouen ou en Vendée et ont décidé de parler aujourd’hui.

1 / Dans quel cursus universitaire êtes vous et dans quelle ville ?

Je suis en Licence 3 de droit à l’université Toulouse 1 Capitole.
Je suis en Licence 2 d’histoire à la Roche Sur Yon.
Je suis en Sciences de l’éducation Licence 3 à Toulouse.
Je suis en école de kinésithérapie à Toulouse.
Je suis en Ecole de commerce à Toulouse.
Je suis étudiant à la Roche-sur-Yon en deuxième années de sciences de la vie.

2 / Comment votre cursus a-t-il était adapté aux modalités de la crise sanitaire ?

  • En septembre nous avons effectué la rentrée en présentiel, puis vers la mi-septembre on est passé en demi-groupe 1 semaine sur deux, puis en octobre nous sommes passés en distanciel complet.
  • Nous sommes en distanciel depuis la mi-octobre.
  • Nous avons seulement des cours à distance depuis la rentrée des vacances scolaires
  • Tous nos cours sont en visio, mais nos TP et TD sont en présentiel à l’école à effectif réduit, et nous ne devons être qu’avec un binôme et éviter de toucher trop d’autres personnes.
  • Tous les cours et les examens se passent en ligne.
  • Concernant les modalités d’adaptations à la crise sanitaire, comme la plupart des étudiants les cours se font en distance sauf pour les travaux pratiques que nous faisons en demi-groupes dans le respect des règles sanitaires.

3/ Cela vous convient-il ?

À cette question tous les étudiants ont répondu non. Pour eux c’est compliqué : « on a vite tendance à décrocher et ne pas suivre les cours ». Les étudiants se retrouvent dans des postions inconfortables, car ils doivent par exemple faire beaucoup de route, ils n’habitent pas tous près de leur l’école. Et tout cela pour « seulement » 2 h de TP dans la semaine. Même si les TP sont très appréciés car c’est pour eux sont les seuls moments où ils peuvent retrouver leurs collègues, seules personnes  qu’ils ont l’occasion de voir dans la semaine.
Pour certains les cours à distance affectent la qualité de l’enseignement et dévalorise leur diplôme.

4/ Comment ressentez-vous personnellement les dernières mesures prises par le gouvernement (couvre-feu avancé, pas de réouverture des université…) ?

Un mot domine le discours des étudiants face à cette question : Inutilité.

« Le couvre-feu avancé je pense que c’est assez inutile et même plutôt embêtant pour tout le monde et surtout ceux qui travaillent jusqu’à tard ». « Je déteste ces nouvelles mesures d’ailleurs je ne les respecte pas, je suis contre et je trouve ça inutile, on nous prive de nos libertés ».

Quant à la non-réouverture des universités c’est un autre mot qui domine : l’injustice. « Pour la réouverture des universités je trouve ça assez injuste car tous les autres établissements scolaires sont ouverts (Ecole, Collège, lycée…) alors qu’il est quand même évident que des jeunes adultes de 20 ans sont plus aptes à faire attention que des enfants de 5 ans, car ils comprennent les enjeux ».

5/ Si vous deviez mettre un mot sur la situation, lequel utiliserez-vous ?

Pour les étudiants cette période est : Problématique, Critique, déprimante, oppressante, angoissante, en roue libre et interminable.

 

Pour le bien-être des étudiants, il est urgent d’agir. À l’heure où un troisième confinement menace d’arriver, il faut faire confiance aux étudiants et ouvrir les facultés. Car c’est un autre fléau qui va bientôt guetter notre société : celui de l’ignorance et de la désillusion de toute une génération qui aura  passé ses études supérieure   derrière un ordinateur. De nombreuses organisations étudiantes organisent des manifestations pour la ré ouverture des facultés, n’hésitez pas à les rejoindre, car le nombre fait la force et nous avons besoin de vous !

 

Merci aux étudiants pour leurs réponses.
Crédit : Radio France – Philippe Paupert

 

Article écrit par Margaux Charice

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