Emmanuel Macron ou la force du désordre6 min de lecture

Dans son entretien avec le média en ligne Brut, le chef de l’État a répondu à une jeune femme qui lui posait, à peu près en ces termes, la question suivante « Est-ce qu’on peut être noir ou arabe aujourd’hui en France parce que les policiers, ils nous aiment pas?». Outre la bêtise déconcertante dont fait preuve cette interpellation, sur laquelle il est inutile de s’attarder ; il importe davantage de se pencher sur la réponse du président de la République. Celui- ci lui a rétorqué très exactement « Bien évidemment oui. Parce qu’on est arabe ou noir, on peut être victime de discrimination : au logement, à l’emploi et dans les contrôles. Il y a quelques policiers qui sont comme ça, il y en a d’autres eux- mêmes qui sont arabes, sont noirs et n’ont donc rien à voir avec le racisme […] » Le propos d’Emmanuel Macron soulève de nombreux problèmes qui sont aujourd’hui en grande partie responsables de la véritable soumission à laquelle s’adonne, parfois à contrecœur, parfois inconsciemment, parfois sciemment de plus en plus de Français. Malheureusement, cette servitude volontaire dont font preuve les adeptes de l’islamo-gauchisme, passe, et cela de manière tout à fait paradoxale, de plus en plus inaperçue alors que les manifestations évidentes de ses dérives toutes néfastes pour la société, s’amplifient sans cesse. Si l’influence perpétuellement grandissante des États-Unis depuis 1776 sur la France n’a cessé de croître, il s’avère aujourd’hui qu’elle est plus négative que jamais sur notre société. De nombreuses questions se posent, le racisme est-il un problème que rencontrent uniquement les personnes noires ou arabes, pour reprendre les termes que nous citions plus haut. Pourquoi les forces de l’ordre, voire même tous les corps de métier en uniforme en général, sont aujourd’hui devenus, à tort, les véritables boucs émissaires de notre pays ? Pourquoi l’aberrante idée selon laquelle tous les blancs sont racistes et suprématistes se répand si facilement ? Pourquoi se voile-t-on la face au sujet de l’ensauvagement et de la violence d’une partie sensible de la population ? Comment revenir aux véritables valeurs républicaines, qui ont fait la grandeur passée de notre Nation ?
Cet été, l’évènement de la mort de Georges Floyd aux États-Unis a provoqué un véritable raz-de-marée dans la quasi-totalité du monde, incluant malheureusement la France. Si les agissements du policier responsable du décès de cet individu ne sont que parfaitement condamnable, Une bonne partie du discours du mouvement Black Lives Matter l’est tout autant, particulièrement en France. D’abord, nous avons immédiatement crié au racisme, alors que de nombreux média ont rapidement montré que le véritable problème dans cette affaire était manifestement la santé mentale du policier

puisqu’il avait commis un acte similaire sur un jeune homme blanc américain. Par ailleurs, un parallèle entre la France et les États-Unis s’est très vite développé à propos des violences policières et de leur prétendu racisme général. Mais il faut avoir en mémoire qu’une véritable séparation assumée entre les noirs et les blancs s’est opérée en Amérique jusqu’au 20ème siècle, tandis que ce genre de pratiques ne sont plus de rigueur en France depuis bien plus longtemps. Il ne faut pas oublier non plus que l’esclavage a demeuré bien plus longuement aux États-Unis qu’en France. Elle a commencé à s’abolir en 1794 dans notre pays contre 1863 chez les Américains, ce qui constitue une différenciation majeure entre nos deux pays, que l’on a souvent tendance à vouloir oublier en souhaitant déboulonner les statues de Colbert…
Ainsi, le fameux mouvement BLM s’est rapidement propagé dans l’hexagone avec pour principal objet l’antédiluvienne histoire d’Adama Traoré, affaire nullement comparable avec celle de G. Floyd. Les protagonistes de BLM en France scandaient alors à chaque coin de rue que les forces de l’ordre françaises étaient des monstres racistes et violents. Seulement, ce mouvement s’est très vite décrédibilisé de lui-même de par l’incohérence manifeste de ses propos. Tantôt nous avions des personnes noires qui affirmaient ouvertement ne pas ressentir de discriminations, tantôt des manifestants prenaient à parti des policiers noirs, au prétexte que le fait qu’ils exercent ce métier serait une «trahison» envers le reste de la population noire. Et après cela, des groupuscules d’extrême gauche bien-pensants viennent nous expliquer que la police est raciste ! Le racisme ne vient-il plutôt pas de la personne qui insultait ce policier noir ? Enfin, l’ex-ministre de l’intérieur Christophe Castaner est venu infliger le coup de grâce à la police française lorsqu’il affirmait souhaiter « une suspension systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d’actes ou de propos racistes ». Bien que la très mauvaise réputation de monsieur Castaner n’était plus à prouver depuis un moment (notamment depuis ses sulfureuses sorties nocturnes alors qu’au même moment, des casseurs s’en prenaient à l’Arc de Triomphe), ce discours qu’il a tenu n’a fait que confirmer l’amateurisme et l’absence de bon sens de la Macronie dès qu’il s’agit de traiter de véritables problèmes autres que quelques problématiques bureaucratiques allant toujours vers l’intérêt de certaines personnes… Après ce feuilleton de l’été a commencé à se diffuser l’idée selon laquelle le blanc serait privilégié, les aberrations de gauchistes se sont enchaînées, Science Po a sorti une liste de conseils de lectures autour du privilège blanc, les interventions télévisées de décérébrés indigénistes soutenant cette thèse se sont multipliées, on a voulu déboulonner, taguer, détériorer les statues et symboles de la République française…

Le sujet a toutefois fini par s’effacer de lui-même, notamment avec la nomination de Gérald Darmanin à l’intérieur. Cependant, si le nouveau premier flic de France s’est montré légèrement plus favorable au camp des policiers, le président de la République avec son addiction au « en-même-temps » a très vite repris le flambeau du dénigrement des forces de l’ordre. C’est mi-octobre qu’a été présentée la proposition de loi relative à la sécurité globale. Ce texte de loi prévoit notamment dans son article 24 de punir « le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police». Cette loi, défendue à de nombreuses reprises par Darmanin a suscité un vif émoi chez les gauchistes anti-flics qui ont de nouveau saisi cette opportunité pour descendre manifester dans les rues de Paris chaque samedi. Et comme nous en avions l’habitude avec les gilets jaunes, les antifas, indigénistes et autres déséquilibrés d’extrême gauche en ont profité pour casser, brûler, violenter. Nous avons eu l’occasion de voir d’horribles images de policiers se faisant passer à tabac et même d’un policier en feu. Évidemment, les célébrités qui criaient au scandale pour Michel Zecler, Adama Traoré ou Georges Floyd faisaient preuve d’un terrible silence. Comme toujours, la défense de la non-violence est à sens unique, quand un policier doit user de la force physique pour maîtriser un délinquant, et ce souvent à bon droit, c’est un véritable scandale repris par tous, les réseaux sociaux sont envahis de phrases telles que « Black Lives Matter » etc… Mais quand il s’agit de s’indigner face aux violences faites aux forces de l’ordre, seul quelques véritables républicains patriotes osent afficher publiquement leur soutien.
Il est temps de reconnaître cet ensauvagement de la société dont parlent de plus en plus de figures de la droite à très juste titre. On le voit régulièrement, plus une manifestation ne se termine pas par des heurts, plus un seul quartier de cité en France n’est sûr, à tel point que mêmes les agents de police en ont peur, plus aucune liberté d’expression n’est possible. La France sombre de plus en plus rapidement dans un chaos de médiocrité, de violence d’insécurité et de pensée unique imposée qui n’est pas sans rappeler les régimes totalitaires qui font les heures sombres du XXème siècle. Alors non, les policiers ne sont pas violents, pas racistes, pas plus qu’un coiffeur, qu’un facteur, qu’un menuisier ou qu’un boulanger… Si les forces de l’ordre doivent user de la violence, c’est uniquement en riposte à la dix fois plus intense violente des

malfrats d’aujourd’hui qui n’ont plus aucun scrupule à agresser, violer, tuer, décapiter. Voilà ce qu’aurait dû répondre Emmanuel Macron à la femme qui l’interrogeait chez Brut, un président de la République devrait toujours défendre ses forces de police, d’autant qu’il était bien content de les avoir lors des rassemblements gilets jaunes. Si pour Hobbes, l’homme est un loup pour l’homme, il semblerait plutôt qu’une partie de la population soit aujourd’hui des loups et le reste des agneaux qui se laissent dominer. Soutenons nos forces de l’ordre, qui au même titre que les pompiers, ambulanciers, secouristes, qui sont régulièrement victimes des mêmes violences que les policiers, sont là pour assurer notre sécurité comme le veut l’adage « pro patria vigilant ».

Article écrit par Auteur Ponctuel

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