Contre la « coronafolie », ils veulent la liberté !3 min de lecture

Contre la « coronafolie », ils veulent la liberté.

Samedi 23 janvier se tenait pour la 12ème fois un rassemblement à Paris et dans plusieurs autres villes de France pour dénoncer la « dictature sanitaire ». Manifestation organisée par Florian Philippot, président des Patriotes. 

« Liberté, liberté, liberté ! » Un slogan entendu à maintes reprises durant la manifestation. À deux pas du ministère des Solidarités et de la Santé était organisé un rassemblement de plusieurs centaines de personnes estimant que les décisions prises par le gouvernement entravent leurs libertés.

Moins de dix minutes avant le début de la manifestation sous les nuages menaçants et le froid d’un mois de janvier, une foule immense est arrivée. Une ambiance de France d’antan était présente, des amis se retrouvaient avec une poignée de main à l’ancienne, des personnes venues seules discutaient avec d’autres de l’état de la France. Pendant que les dernières personnes arrivèrent sur la place Pierre Laroque, de la musique résonnait en arrière-plan avec notamment la chanson de Plastic Bertrand Astérix est là, en référence à la déclaration d’Emmanuel Macron qui avait qualifié les Français de « gaulois réfractaires ».

« Il y a des drames en France et je voudrais que l’on fasse une minute de silence à la mémoire de Rudy Noël, un barman qui a mit fin à ses jours, il était père de trois enfants » à déclaré avec émotion Dominique. Cette minute de silence symbolisait le fait que derrière les morts du Covid-19 il n’y avait pas seulement ceux atteints de la maladie, mais également tous les secteurs d’activité empêchés d’exercer leur travail.

Jeunes et vieux, main dans la main 

La jeunesse n’était pas seulement présente dans les discours mais également présente à la manifestation. « Il y a un malaise étudiant et des conséquences bien réelles à savoir : isolement, décrochage, névrose, solitude, jusqu’aux tentatives de suicide » à déclaré d’une voix forte et ferme Timothé membre de la Cocarde Étudiante. Dans une société de plus en plus individualisée et où les générations ne se comprennent plus, ce rassemblement a prouvé que tout n’était pas perdu.

À trois mètres de moi, deux jeunes filles d’une vingtaine d’années discutaient de l’Europe avec un monsieur de 75 ans. Ils s’accordaient sur le fait que l’Union Européenne détruisait la souveraineté des nations. Les trois protagonistes n’étaient pas forcément d’accord sur le mode d’action, mais cette conversation leur a permis de confronter leur vision du monde.

Cette mixité générationnelle contraste fortement avec les discours sur la jeunesse qui ne s’intéresse pas au sort de leur pays.

« Dans l’Allemagne de 1936, une vieille dame juive est parti en bateau pour rejoindre New York, elle avait 97 ans. Quand elle est arrivée, les journalistes lui ont demandé : pourquoi avez-vous quitté l’Allemagne à 97 ans ? Elle a répondu : il n’y avait pas d’avenir pour moi dans ce pays » à raconté Charles Gave sous les rires du public. Cette anecdote forte de sens souligne la perte de vision des Français. Certains se demandent s’ils pourront retourner travailler, d’autres s’ils pourront reprendre leurs études etc… . Cela met également en lumière la volonté de personnes âgées qui elles aussi veulent retrouver leur vie d’avant malgré certains risques. Car « si on ne profite pas de la vie, elle ne vaut pas la peine d’être vécu ».

L’histoire est un perpétuel recommencement

« Les livres d’histoire sont remplis de dictatures, quand nous les lisons nous nous demandons comment ont-ils pu laisser faire ? Dans quelques dizaines d’années nos successeurs qui liront les livres d’Histoire ; il ne dépend que de nous pour qu’ils ne se disent pas comment ont-ils pu laisser faire. » a dénoncé l’organisateur du rassemblement Florian Philippot sous les applaudissements de la foule.

Le président du mouvement politique les Patriotes a dénoncé dans son discours les mesures prises par un gouvernement de plus en plus « autoritaire ». Il a rappelé ce qui faisait la France, de la gastronomie à la convivialité en passant par la liberté « c’est ce qui fait notre nation ». Le patriotisme et résistance étaient des notions fortement présente ce samedi 23 janvier. Il était impossible de ne pas remarquer tous ces drapeaux français. La Marseillaise fut aussi chantée à trois reprises afin de montrer la « résistance » d’un peuple ne voulant pas se « soumettre à la peur ».

S’il fallait retenir une seule et unique chose du rassemblement contre les restrictions sanitaires, ce serait une citation d’Étienne de La Boétie prononcé par Florian Philippot, « les tyrans ne sont grands que parce que les peuples sont à genoux ». Une partie de la population ne veut pas tomber dans la résignation à chaque annonce du gouvernement. L’annonce d’un troisième reconfinement se fait sentir de plus en plus. À en croire les réactions des manifestants lors de l’évocation de cette nouvelle « assignation à résidence » comme aime le qualifier Florian Philippot, risque de ne pas satisfaire toute la population.

Kevin TANGUY

 

  1. Crédit photo :  LP/Olivier Lejeune

Article écrit par Auteur Ponctuel

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